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Membre de LHC

Archive for février, 2007

Citation du dimanche #13

25 février 2007
Si vous avez un travail où il n’y a pas de complications, vous n’avez pas de travail.Malcom Forbes

A bas la polémique, et vive la controverse !

23 février 2007

Pendant la campagne présidentielle, Yves de Kerdrel (éditorialiste du Figaro et intervenant quotidien sur BFM) et Laurent Mauduit (ex-journaliste économique du Monde et essayiste) croisent le fer, cordialement mais sans concessions. Cela s’intitule “La controverse Kerdrel - Mauduit“. C’est un nom très bien choisi, et qui décrit bien le contenu de ces articles :

CONTROVERSE :

Discussion argumentée, contestation sur une opinion, un problème, un phénomène ou un fait; p. méton. ensemble des éléments divergents ou contradictoires du débat.

Je suis allé voir la définition de la polémique pour saisir la nuance :
POLÉMIQUE :

Discussion, débat, controverse qui traduit de façon violente ou passionnée, et le plus souvent par écrit, des opinions contraires sur toutes espèces de sujets (politique, scientifique, littéraire, religieux, etc.).

La nuance se situe donc dans la violence et la passion : la controverse est au dialogue ce que la polémique est à la dispute. Deux sujets ont déjà été abordés : “Pour ou contre l’ISF et les droits de successions” et “Patrons ‘voyous’ et chefs d’entreprises“. A suivre donc, pour ceux qui veulent élever un peu le niveau du débat, avec de vrais arguments raisonnables de part et d’autre.

Concurrence et rationnalité

21 février 2007

La concurrence n’est pas seulement la seule méthode que nous connaissions pour profiter des connaissances et des talents que peuvent avoir les autres, mais elle est aussi la méthode par laquelle nous avons été amenés à acquérir les connaissances et les talents que nous-mêmes possédons. C’est là ce que ne comprennent pas les gens qui disent que le plaidoyer pour la concurrence repose sur une hypothèse du comportement rationnel de ceux qui y participent. Or le comportement rationnel n’est pas une prémisse de la théorie économique, bien qu’on présente souvent la chose ainsi. La thèse fondamentale de la théorie est au contraire que la concurrence est ce qui oblige les gens à agir rationnellement pour pouvoir subsister.

Friedrich August von Hayek

Ségolène Royal : interventionnisme, démagogie et quelques silences en forme d’aveux

20 février 2007

Hier soir, comme beaucoup de Français j’imagine, j’ai regardé la prestation de Ségolène Royal sur TF1. Si je devais résumer, je dirais qu’elle nous a servi un vaste foutoir de bons sentiments et de promesses sans réelle assise économique. Voyons plus en détail.

Interventionnisme

Ségolène Royal est bien dans la droite ligne des politiciens qui surtout ne veulent pas restreindre le rôle de l’Etat, et ses domaines d’intervention. En voilà trois exemples abordés hier :

  • augmentation du SMIC et des autres salaires par intervention de l’état : les entreprises n’auront bientôt plus qu’à suivre une grille des salaires fournie par le Ministère du Travail : vive la planification !
  • l’annonce de la réquisition des logements inoccupés par l’Etat est une atteinte à la propriété : mais il vrai que nous devons tout mettre en commun pour le bien général : vive le communisme !
  • l’annonce d’empêcher les licenciements dans les entreprises qui font des profits ; les patrons peuvent être plus cool maintenant : l’Etat providence va gérer leur boîte à leur place (il est vrai que l’Etat a depuis longtemps fait ses preuves en tant que gestionnaire et stratège !)
La position du curseur qui définit le rôle que doit prendre l’Etat dans la force de ses interactions avec le marché a été clairement annoncée hier soir : interventionnisme forcené. Il est vrai que c’est ce que les Français voulaient entendre, tant ils sont habitués à systématiquement se tourner vers l’Etat pour chaque problème de la vie.

Démagogie

Si la démagogie est l’art de flatter les gens en leur disant ce qu’ils veulent entendre, et la rouerie l’art d’utiliser l’habilité de la parole jusqu’au mensonge, alors Ségolène Royal est une sacrée démagogue, voire une menteuse. Dire tout et son contraire dans un intervalle de trois minutes, c’est ce qu’elle a fait à plusieurs reprises hier :

  • augmenter le SMIC et diminuer le chômage (voir mon billet précédent)
  • il faut diminuer la dette de l’Etat Français, mais par contre, on ne touche pas aux fonctionnaires !
  • à propos des OGM : il faut faire dela recherche sur les OGM, car ils peuvent apporter beaucoup, en terme de santé et d’environnement, mais José Bové a eu raison de faucher des champs d’OGM (contre ce que la justice vient pourtant de décider)
  • quant au progrès technique, il détruit des emplois, mais il crée des emplois (dans la même phrase!)
N’oublions pas que la cohérence du discours, allant avec une utilisation saine de la raison, comporte le principe de non-contradiction : dois-je en conclure que Ségolène Royal, hier ne s’adressait pas à la raison ?

Quelques silences en forme d’aveux

Certains sujets importants n’ont pas été abordés, et qu’ils aient donné lieu à des questions ne change pas grand-chose :

  • la pérennité du système de retraite a fait l’objet de la première question et Ségolène Royal, au lieu de répondre sur le fond de la question (l’âge des départs à la retraite) a préféré botter en touche et parler du montant des petites retraites
  • un intervenant, étudiant en chimie, a évoqué les émeutes de l’hiver 2005 : là encore, silence sur ces évènements graves et sur leurs causes
  • en enfin le clou du spectacle : personne n’a abordé les 35 heures ! Ségolène Royal, selon moi, avait pourtant le devoir de clarifier sa position sur ce point précis…
Ca fait franchement froid dans le dos !

Profondeur des vues journalistiques

Pour finir, il faut décerner la palme du ridicule à PPDA, dont le rôle est pourtant bien passif dans ce type rendez-vous : les seules interventions qu’il a faite pour rappeler des questions posées, et que Mme Royal avait oublié portaient sur … les 35 heures ? les banlieues ? l’inégalité de traitement homme/femme au travail ? le coût de la main d’œuvre ? NON ! PPDA est intervenu pour relancer sur deux points essentiels de la campagne présidentielle, et cruciaux pour l’avenir de la France :

  • le remaniement en cours de l’équipe de Ségolène Royal, mais sur les gens, hein ?
  • est-ce que M. Hollande aura un poste et si oui, lequel ?
Merci pour ces interventions de journaliste “peopolitique”, on s’en serait passé, et j’aurais pour ma part préféré qu’il relance Mme Royal sur les émeutes… Pour finir sur une note d’humour, le monsieur qui a posé la question concernant le futur poste de Hollande en cas de victoire de Royal, l’a tourné de la sorte – vous me direz que j’ai l’esprit mal tourné, et c’est peut être vrai! - :

Quelle sera la position de M. Hollande? :mrgreen:

Posée à la femme de l’intéressé, c’est une question qui ne manque pas de piquant ; ça m’a bien fait marrer. Il n’y a que les propos de Ségolène qui auraient pu être aussi drôles, s’ils n’avaient pas été aussi pathétiques.

L’esprit de l’athéisme

18 février 2007

Couverture du livre paru chez Albin MichelJe viens de terminer “L’esprit de l’athéisme“, de Comte-Sponville. C’est Max qui me l’avait offert Noël. Super cadeau ! C’est un livre court, dense et plein de raison, comme d’habitude avec Comte-Sponville. Lire la suite »

Citation du dimanche #12

18 février 2007
Ne pas prévoir, c’est déjà gémir. Léonard de Vinci

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Un brin fragile de courage…

16 février 2007

L’autre jour, notre promenade nous a fait passer dans une petite rue, entre l’avenue du Maine et le boulevard du général Leclerc. Nous avons doublé un vieil homme qui marchait aidé de deux cannes, avec une lenteur incroyable. Ses jambes semblaient à peine le porter, et le mouvement de ses pieds - incontrôlés, fragiles - qui se soulevaient et s’abaissaient comme des membres morts montrait bien la nécessité des béquilles.

En le doublant, j’ai tourné la tête et j’ai aperçu son visage : un beau visage, pas aussi vieux que son handicap le laissait penser, et tourné légèrement vers le sol avec comme un air d’extrême concentration, comme si tout son être était absorbé par l’effort de la marche. Ca m’a mis une bouffée d’émotion en pleine tête, qui revient dès que j’y repense, et me submerge jusqu’à m’en mettre les larmes aux yeux… Je suis certainement trop sensible ! Alors, j’essaye de la dire, cette émotion. Je ne sais pas si c’était de la compassion ; l’émotion est venue en pensant que c’était admirable de faire l’effort d’aller prendre l’air alors qu’on a autant de mal à marcher, et ensuite en pensant à son retour chez lui : vit-il seul ? Est-ce que quelqu’un l’attend ? Je crois que la vague d’émotion que j’ai ressentie est venue de la combinaison de ces deux pensées : la peine qu’il puisse être solitaire en plus d’être handicapé, et l’admiration pour son courage. Car il s’agit bien de courage, et c’est ce qui se lisait sur son visage : sa marche lente, solitaire, difficile, absurde - comme chacune de nos vies - ressemblait tout de même bien aux efforts incessants et nobles d’un coeur humain qui se bat.

J’aurais voulu prendre un café avec lui, et le connaitre, savoir s’il est heureux…et puis le temps de ressentir tout ça, de l’échanger avec ma femme, nous étions déjà cent mètres devant lui : c’était trop tard. Et puis, l’émotion était passée…

Il ne lira jamais ce texte. Mais je veux quand même lui exprimer mon émotion et mon admiration.

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De droite ou de gauche ?

16 février 2007

Toujours sur l’excellent “Ami du laissez-faire” , un test sympa (rubrique “articles”, tout en haut !) pour répondre à la question : où vous situez-vous sur l’échiquier politique ? Je l’ai fait (ça prend 1/4 heure), et voilà mon résultat (point bleu) :

Je me retrouve entre les sociaux-démocrates et les libéraux, plutôt proche des libéraux : c’est exactement ce que j’aurais dis au “feeling”…! Ça marche plutôt pas mal. Et pour vous ? N’hésitez pas à laisser votre résultat en commentaire…Bon test !