Citation du dimanche #20
15 avril 2007 | Imprimez cet article |Des dizaines d’années avant l’apparition des premiers partis communistes et même des premiers théoriciens socialistes, ce sont les libéraux du XIXe siècle qui ont posée, avant tout le monde, ce que l’on appelait alors la “question sociale” et qui y ont répondu en élaborant plusieurs des lois fondatrices du droit social moderne. C’est le libéral François Guizot, ministre du roi Louis-Philippe qui, en 1841, fit voter la première loi destinée à limiter le travail des enfants dans les usines. C’est Frédéric Bastiat, cet économiste de génie que l’on qualifierait aujourd’hui d’ultralibéral forcené ou effréné, c’est lui qui, en 1849, député à l’Assemblée législative intervint, le premier dans notre histoire, pour énoncer et demander que l’on reconnaisse le principe du droit de grève. C’est le libéral Émile Ollivier qui, en 1864, convainquit l’empereur Napoléon III d’abolir le délit de coalition, ouvrant ainsi la voir au syndicalisme futur. C’est le libéral Pierre Waldeck-Rousseau qui, en 1884 (…) fit voter la loi attribuant aux syndicats la personnalité civile.
La Grande parade, p. 48-49, Jean-François Revel


15 avril 2007 à 17:30
Les hommes qui ont ouvert des voies, même si je ne les ai pas toujours partagées, sont pour moi de Gaulle et Mitterand. Qu’en sera-t-il de Sarkozy ou de Royal ?
15 avril 2007 à 17:56
salut philippe,
merci pour ton commentaire !
je t’avoue pour ma part que les héritiers de ces anciens libéraux dont parle Revel, se trouvent partout là où les hommes et les femmes aiment la vérité, et placent le bien commun au-dessus des intérêts particuliers de telle ou telle classe de citoyens…
Un Sarkozy ou un Fillon me paraissent dans cette optique.
J’espère ne jamais voir quelle voies Royal peut ouvrir…
quant à Sarkozy, j’espère pouvoir juger sur pièce de ce qu’il vaut : réponse dans 1 semaine, pour savoir qui sera son adversaire au 2nd TOur…!
a bientôt