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Un grand auteur francais meconnu : Frederic Bastiat

17 avril 2007 | Imprimez cet article |

J’ai découvert il y a peu l’auteur Frédéric Bastiat. C’était un économiste et un pamphlétaire, esprit libre. Sur l’excellent site Bastiat.org, on trouve ses principaux textes (deux ouvrages sont disponibles en intégralité : Ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas et Harmonies économiques) et pas mal de liens vers d’autres ressources.
C’est un auteur lumineux, qui écrit un beau français, simple, direct. Ses textes sont animés par un grand sens pédagogique et sont d’une modernité étonnante. On s’étonne qu’il ne soit pas au programme du collège et du lycée : combien de temps forceront nous les enfants à bouffer du Flaubert à tour de bras, et à rester des incultes économiques ? Mais il vrai qu’un penseur libéral (horreur!) n’a rien à faire au programme d’une démocratie libérale, basé sur l’économie de marché ! Il est inutile de comprendre les rouages du jeu économique, dans le monde actuel.
Pour finir, une petite citation du chapitre sur la concurrence, dans “Harmonies Economiques” :

Et après tout, qu’est-ce que la Concurrence? Est-ce une chose existant et agissant par elle-même comme le choléra? Non, Concurrence, ce n’est qu’absence d’oppression. En ce qui m’intéresse, je veux choisir pour moi-même et ne veux pas qu’un autre choisisse pour moi, malgré moi; voilà tout. Et si quelqu’un prétend substituer son jugement au mien dans les affaires qui me regardent, je demanderai de substituer le mien au sien dans les transactions qui le concernent. Où est la garantie que les choses en iront mieux? Il est évident que la Concurrence, c’est la liberté. Détruire la liberté d’agir, c’est détruire la possibilité et par suite la faculté de choisir, de juger, de comparer; c’est tuer l’intelligence, c’est tuer la pensée, c’est tuer l’homme. De quelque coté qu’ils partent, voilà où aboutissent toujours les réformateurs modernes; pour améliorer la société, ils commencent par anéantir l’individu, sous prétexte que tous les maux en viennent, comme si tous les biens n’en venaient pas aussi.

A lire absolument donc : c’est un régal de limpidité !

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24 commentaires à “Un grand auteur francais meconnu : Frederic Bastiat”

  1. Lomig a dit :

    Moi je te conseille 3 grands économistes pour le prix d’un:
    Michel Husson, dont les textes éclairent très bien les enjeux actuels: hussonet.free.fr

    Pierre Larrouturou, qui a une grande pédagogie pour expliquer les problèmes de chômage: http://www.urgencesociale.fr

    et Frédéric Lordon, qui écrit de très beaux textes sur la régulation du capitalisme:
    http://www.monde-diplomatique......RDON/14458

    Un lomig qui te souhaite de lire des économistes un peu moins agressifs…

  2. LOmiG a dit :

    Salut,
    Merci pour tes liens, je vais aller voir ça…
    C’est marrant de croiser un Lomig ! :wink: Tu trouves que Bastiat est aggressif ? moi pas du tout ! pourquoi tu dis ça ?

  3. Lomig a dit :

    Ma réponse ne sera pas très longue. Il y a des présupposés à mon avis: l’économie n’est pas une science, c’est un ensemble de savoirs, de doctrines qui sont appréhendables politiquement et idéologiquement.
    Ensuite, deuxième présupposé, l’économie en tant que savoir est le lieu de multiples rapports de force.

    Ma réponse, maintenant: sa définition de la concurrence se fonde sur sa bonne foi, et non sur des critères pragmatiques, “réels”. Il dit: c’est l’absence d’oppression (ou la liberté), mais ne le prouve en aucune manière.
    Le reste découle de sa définition: Par conséquent, le jeu de la concurrence serait tout simplement la mise en relation de deux intérêts divergents.
    En faisant de la concurrence la liberté, ou un atut de la liberté, il éradique d’un coup le rapport de forces, la violence symbolique (très forte) à l’oeuvre dans la concurrence, et les aliénations et les amoindrissements de liberté qui en découlent. La concurrence, au lieu d’être vue comme une guerre entre intérêts, où il y aura toujours un vainqueur et un vaincu, est vue comme un lieu où s’éprouve la liberté. Il oublie simplement de dire que les vainqueurs continuent d’éprouver la liberté, mais que les vaincus subissent de multiples pertes de liberté…

  4. LOmiG a dit :

    salut,
    et merci pour ton commentaire !

    Que le monde des économistes soit le siège des conflits humains est normal. Mais l’économie, il me semble, se divise en deux partie :

    • l’économie positive, qui est un savoir et une connaissance scientifique
    • l’économie normative, qui est les décisions et les systèmes que l’on met en place par dessus les règles définies par l’économie positive ; là est le lieu des doctrines des conflits, etc…

    Un bon exemple : si tu augmente le smic, tu vas augmenter le chômage.C’est de l’économie positive. Si tu n’augmente pas le Smic du tout, tu es un connard. Mais faire le choix du niveau du Smic, c’est un arbitrage politique et idéologique, et c’est de l’économie normative.
    En ce qui concerne sa définition de la concurrence, j’ai bien précisé qu’il s’agissait d’un extrait : le reste du chapitre explique beaucoup plus en détail son raisonnement ; à toi d’aller lire sa démonstration…
    Le reste de ta remarque est intéressante : mais justement ce que Bastiat montre, dans Harmonies Economiques, c’est que comparer la guerre et l’économie n’est pas juste. Dans la guerre, le plus fort opprime le plus faible, dans le travail et l’échange le plus fort communique de la force au plus faible. Il est faut de parler systématiquement d’éconmie en terme de conflit…
    Il faut lire ce livre en entier…je ne peux que te le conseiller..! a+

  5. Lomig a dit :

    l’économie positive doit se fonder sur des valeurs scientifiques, donc sur des objets qui ne sont pas empreints de jugements de valeur, d’idéologie, etc. Ton exemple sur le SMIC erst idéologique: Augmenter le SMIC, en augmentant le pouvoir d’achat, va faire augmenter la consommation, donc les revenus des entreprises, la demande, et donc créer des emplois. Voilà la vision économique keynésienne! Il n’y a pas de vision neutre. La vision libérale postule pourtant la même chose. seule la vision néolibérale postule le contraire. Et encore: les économies sociales aussi prennent en compte le rôle de l’épargne.
    Ton exemple n’a donc rien de scientifique. S’il l’était, ce serait parce qu’il 1. découle d’équations complexes sur lesquelles tout le monde est d’accord, ce qui n’est pas le cas, et ensuite nous ne nous comportons pas comme les équations prises en compte.
    2. parce qu’il reflète une réalité empirique, qui est ma foi bien plus complexe que ton énoncé, qui est simplement et proprement idéologique, dans le sens où il choisit d’exclure les relances de consommation, qui pourtant, sont visibles à l’oeil nu…

    Quant à ta phrase “Dans la guerre, le plus fort opprime le plus faible, dans le travail et l’échange le plus fort communique de la force au plus faible. Il est faux de parler systématiquement d’éconmie en terme de conflit…” C’est bien ce que je dis: le plus fort opprime le plus faible: 1. en se considérant mutuellement comme un simple produit d’échange marchand, sur un marché. 2. en mettant en concurrence les hommes, les perdants perdent toute leur liberté, puisqu’ils sont sans emploi, puisque la concurrence met les autres dans les emplois qu’ils auraient occupé, parce qu’ils sont précaires, parce qu’ils doivent s’adapter à la concurrence des autres firmes, parce que la concurrence les oppresse, car il y a une très forte pression sur eux, puisque ce sont des produits interchangeables, etc.
    Il me semble que l’économie capitaliste avancée ressemble bien plus à une guerre que ce que l’on dit…
    Elle fait moins de mort, c’est tout, mais la violence est très forte. Le rapport d’oppression est même de plus en plus fort, je te renvoie à Empire de Negri et Hardt, ou au “nouvel esprit du capitalisme” de Boltanski et Chiappello…
    En fait, la phrase de Jaurès sur le libéralisme illustre bien cette vision de la concurrence:”le libéralisme, c’est un renard libre dans un poulailler libre”. En postulant que tous les agents sociaux sont également dotés et qu’ils ont équitablement les moyens, chacun de se sortir de la dépendance économique, on nous fait simplement croire, avec les doctrines morales, que les plus faibles (car l’économie c’est ça: distinguer les rigides des flexibles, les forts des faibles, les productifs de smoins productifs, ceux qui s’adaptent le plus facilement de ceux qui s’adaptent moins) méritent leur sort et les plus forts méritent le leur, sans aucune réflexions ur els forces sociales reproductives…

  6. brigitte a dit :

    Bonjour
    je suis moi aussi une grande admiratrice de Bastiat qui est injustement méconnu en France -Je trouve ces démonstrations lumineuses - On perçoit dans son discours un esprit très logique et d’une grande honneteté ( les 2 vont ensemble je pense)
    Il ne faut pas oublier qu’il s’est battu contre le colonialisme et pour la liberté syndicale ( dont les socialistes de l’époque ne voulaient pas …)
    Et son texte dans lequel il montre comment la prise en charge par l’Etat de l’approvisionnement d’une grande ville aboutirait forcément au désastre est positivement prémonitoire car on y retrouve une parfaite description des désordres observés dans les régimes communistes ..
    Je suis d’accord avec toi sur l’inculture économique des Français en général mais en revanche je pense que Flaufert, Stendhal et Proust ont toute leur place - d’ailleurs ils ne sont quasi plus étudiés et je le regrette . en tous cas l’abandon de la littérature ne s’est pas fait au profit de l’économie

    On peut certes critiquer le libéralisme qui ne se présente pas comme un système parfait mais comme le plus efficace économiquement et j’attends toujours la preuve qu’il ne l’est pas - D’ailleurs je constate que les très nombreuses personnes qui le critiquent sont bien incapables de proposer autre chose comme système économique - ( mis à part les vielles lunes communistes bien sur …)

  7. LOmiG a dit :

    salut Brigitte,
    et merci beaucoup pour ton commentaire. Je crois qu’on est d’accord sur le fond : ça fait plaisir de voir qu’on n’est pas seul. Le libéralisme n’est certainement pas parfait, mais ce n’est pas vraiment un système je trouve…simplement une manière de dire : brider la liberté individuelle pour autre chose qu’assurer la sécurité des personnes et des biens, c’est toujours commettre une erreur. ON est loin de penser ça en France en 2007. J’ai bon espoir que ça change avec Sarkozy. Nous verrons…

  8. Chaté a dit :

    Opposer Flaubert à Bastiat n’est pas une très bonne idée !!!
    « Dans trois ans tous les Français peuvent savoir lire. Croyez-vous que nous en serons plus avancés ? Imaginez au contraire que, dans chaque commune, il y ait un bourgeois, un seul, ayant lu Bastiat, et que ce bourgeois-là soit respecté, les choses changeraient ! » Flaubert à George Sand, 7 octobre 1871

  9. LOmiG a dit :

    salut Chaté,
    et merci pour ton commentaire, et pour la citation !
    oui tu as raison, au vu de la phrase de Flaubert…!
    en fait, j’avais pris cet exmple parce que j’ai un souvenir affreux de Flaubert - “un coeur simple” - qui était chiant à mourir, et j’aurais préféré qu’on me fasse découvrir Bastiat ! :grin: Visiblement Flaubert aurait été d’accord ! :mrgreen:

  10. Hans-Christian Karlsborn a dit :

    Salut
    I´m from Sweden and have recently discovered Frederic Bastiat(tranlated into swedish).. He is a fenomenal writer and pedagouge! I think a renaissance is around the corner for his ideas and writings.
    I hope you forgive me for writing in english here on this french blog but my written french is terrible!

  11. LOmiG a dit :

    hi Hans-Christian,
    thank you for your comment !
    I agree with you : he’s a great writer, and pedagouge…Well, i think his ideas are not so forgotten : i read somewhere that Reagan was found of his writings and ideas. In France, it will take a little more time !
    I forgive you for writing in english : i’m glad that you left a comment, and i apologize for my bad english..! Don’t hesitate to comment again if you can read posts in french…:)
    regards,

  12. Dimitri a dit :

    Hello !
    Voici un blog bien interessant. Et faire connaitre Bastiat en France est une excellente idée.
    Libéral, tendance libertarienne, convaincu, je vous suis parfaitement. L’échange avec votre premier interlocuteur aurait pu etre interessant. Malheureusement il ne fait que ressortir des arguments complétement éculés.
    Comme souvent, ceux qui se disent anti-libéraux, ne savent meme pas ce qu’ils combattent ! C’est assez dramatique d’ailleurs parce qu’on pourrait avoir une discussion enrichissante. Au lieu de quoi on est obligé de repartir systématiquement à la base (respect des droits de chacun, droit de propriété, échange …)
    Bon lui c’est pareil. D’abord, il n’a pas encore compris que le libéralisme N’EST PAS une idéologie. Ensuite je doute fort qu’il ait lu ne serait-ce-qu’un seul auteur libéral. On peut lui en conseillé plein, et qui sont parfaitement abordables.

    Je termine ce post déjà assez long (mais il y a tant à écrire !) que son exemple du SMIC avec la pseudo démo qui suit est assez ridicule. N’importe quel étudiant en premiere année d’éco sait ça ! S’il suffisait d’augmenter le SMIC pour réduire et supprimer le chomage, on n’a qu’à le fixé à 3000€ !

    Le SMIC, comme toute intervention de l’Etat en économie, a ses “effets pervers”. Je me tiens à son entiere disposition pour lui faire la démo !

    Continuez bien ! Bon courage !

  13. LOmiG a dit :

    salut Dimitri,
    merci beaucoup pour ton commentaire…!
    C’est vrai que souvent les anti-libéraux ont en tête une caricature, et critiquent quelque chose qu’ils ne connaissent que très mal (j’ai découvert pour ma part le courant de pensée libéral relativement récemment)…: raison de plus pour essayer d’en diffuser certaines grandes idées.
    D’accord avec toi sur le SMIC : c’est la conclusion que j’ai utilisé (et j’avais pris le même montant!) lors d’un article plus récent.…!
    à bientôt j’espère, et merci encore !

  14. Loulou a dit :

    “D’abord, il n’a pas encore compris que le libéralisme N’EST PAS une idéologie. Ensuite je doute fort qu’il ait lu ne serait-ce-qu’un seul auteur libéral. On peut lui en conseillé plein, et qui sont parfaitement abordables.”

    J’ai lu des bouquins de libéraux. peut-être un peu vieillots, mais je connais mes classiques! De Smith en passant par Ricardo et Hayek (ah ah ah!!!), jusqu’à Amartya Sen, qui a enfin compris un truc à l’économie… c’est bien un des rares à inclure dans ses réflexions des valeurs fondamentales…

    Le libéralisme est une idéologie. Autant que le socialisme. Le libéralisme, serait la vérité? C’est de l’extrêmisme! Imaginez que je tienne le discours inverse: Besancenot, quand il parle de l’économie et de ses lois a raison, et ne fait que dire la vérité. Qui pourrait me contredire?
    J’attends ta démonstration sur le SMIC tellement t’es ridicule. Sans l’intervention de l’Etat, le smic serait tellement bas, que les valeurs de base comme le respect des droits de l’homme dont tu te fais le héraut (as-tu lu un auteur libéral??? défends-t-il d’autres valeurs que la liberté dans l’échange, l’appropriation légitimée et la sûreté de sa personne et ses biens??? Parle-t-il aussi d’égalité, de dignité humaine??? Non, JA-MAIS, ou bien l’égalité, est la chance qu’ont les pauvres de spéculer en bourse et de dormir sous les ponts, à l’égal des riches… Quant à la dignité, c’est celle de ne pas réclamer d’argent quand on en manque, et de ne surtout pas le faire de manière ostentatoire… Circulez y’a rien à voir…)

    Tant qu’à faire. Puisque je me casse le cul à lire des articles de vos libéraux, pourquoi pas en faire de même avec les auteurs cités dnas le premier article, et celui-là par exemple:
    http://hussonet.free.fr/16basala.pdf

    et pour vous faire prendre un peu de recul:
    http://hussonet.free.fr/apories.pdf

    Allez, ciao…

  15. LOmiG a dit :

    Besancenot, quand il parle de l’économie et de ses lois a raison, et ne fait que dire la vérité. Qui pourrait me contredire?

    Moi. tu veux vraiment ? il ne connait pas les lois économiques de base. Il nous assène des convictions passéistes et douteuses, dans un but même pas caché d’immobilisme au mieux, de presque guerre civile / révolution au pire.

  16. LOmiG a dit :

    en tout cas merci de vouloir me faire prendre du recul…je crois que c’est ce que je vais faire !

  17. Loulou a dit :

    “Moi. tu veux vraiment ? il ne connait pas les lois économiques de base. ”

    Soit, j’attends les arguments, sur les “lois économiques de base”, qui pourraient contredire le “révolutionnaire” (depuis le temps que la LCR ne revendique plus la révolution, il serait temps de relire les programmes. Besancenot n’est pas Krivine)

  18. LOmiG a dit :

    Besancenot, quand il propose dans son programme d’interdire les licenciements, se place dans la plus parfaite ignorance des mécanismes économiques, et du monde économique. Le licenciement est indispensable aux entreprises pour s’adapter aux évolutions du monde. Si une boite embauche 100 personnes pour bosser sur un nouveau produit, et que ça foire, elle pourra en recaser certains, mais pas tous. Elle doit donc en licencier certains. C’est la condition de sa survie, la plupart du temps. Qu’il y ait des cas de licenciements abusifs, personne ne le nie ; mais ça n’est pas une raison pour proposer l’extrême inverse comme le fait Besancenot. C’est une raison accepter que certains licenciements sont nécessaires et font partie des règles du jeu, et réfléchir sur les meilleurs moyens, collectivement, pour accompagner et former et recaser ceux qui se retrouvent sans emploi. Interdire le licenciement est, oui, une connerie économique.
    Le facteur révolutionnaire n’a rien de révolutionnaire, je te l’accorde. Je me demande même ce qu’il a… à part le soutien des médias complaisants pour des idéologies du passé.

  19. Lomig a dit :

    Pour une fois, je suis bien d’accord avec toi. C’est une des tares du systèmes Besancenot.

    quant à l’idéologie du passé, tu me rappelleras à quel siècle vivait adam Smith… et tu regardes à quel siècle a vécu Trotsky…
    Dire qu’une idéologie vient du passé, c’est évident, mais ça ne veut pas dire qu’elles n’ont aucun intérêt pour le présent ou l’avenir, que ce soit le libéralisme ou l’économie sociale et solidaire. Ce n’est qu’un choix politique qui permet de faire un tri entre ces idéologies… Tu as choisi une idéologie libérale, moi non… pour moi le libéralisme c’est le passé (et les médias sont tous formatés pour penser de cette manière, “sarkocompatibles” comme on dit), et l’économie sociale et solidaire, c’est l’avenir…

  20. LOmiG a dit :

    salut,
    merci pour ton commentaire!
    quand je dis “idéologie du passé”, je ne veux pas dire “venant du passé” ce qui ne serait pas un argument contre, je veux dire “tournée vers le passé, vers un monde qui n’existe pas ou plus”…tu fais bien de me le faire préciser…!
    Je n’ai pas choisi une idéologie libérale : je réfléchis sur le monde qui m’entoure, et il me semble que - contrairement à ce que tu dis - en France la pensée libérale est toujours caricaturée par ses adversaires. Tourné vers l’avenir, pour moi, ça veut dire tourné vers le progrès, vers une paix mondiale rendue possible par l’accroissement global du niveau de vie. C’est ce que je sens en route !
    à bientôt !

  21. lomig a dit :

    Il y a un problème, alors! Pourquoi défendre Sarkozy (pendant la campagne), si tu es libéral? Pardon, je change de manière de poser la question: Pourquoi dans les pays occidentaux, les plus libéraux sont les plus conservateurs, les plus tournés vers le passé, vers la violence (l’exploitation, la réification, l’aliénation, mais aussi la guerre, la peine de mort; etc.), et vers la régression???

    Pourquoi la pensée libérale est la plus ancrée dans l’élitisme ploutocratique au grand dam de l’intérêt général?( regarde le paquet fiscal, c’est net)

    Mais attends: Pourquoi un mec qui se prétend libéral, qui fait sa campagne sur le même triptyque que Pétain, qui exhume des lois qui datent du second empire, qui utilise un discours colonialiste emprunté au XIXe, un discours sur le mérite qui est celui de Jules Ferry, et qui applique des politiques fondées sur une rationalité tout droit sortie du biologisme du même siècle trouve-t-il autant de crédit auprès de gens qui disent se tourner vers “l’avenir”, le “progrès”???

    Pourquoi ce même homme revient sur les acquis dont nous sommes le plus fiers, comme le droit à la santé? Pourquoi revenir sur des acquis judiciaires comme le droit à un procès juste? Pourquoi revenir aux méthodes pétainistes des rafles contre “les autres”?
    Je ne saisis pas quel est le “progrès” chez notre président libéral. Vraiment.

    A cela, ajoutons que l’amélioration de notre niveau de vie se fait au dépens de celui des populations du sud (mais aussi du quart-monde), que nous exploitons laaaargement, et que nous maintenons, grâce à nos instances internationales libérales, la tête sous l’eau. Ce discours hypocrite que tu tiens est j’espère l’oeuvre de la jeunesse.

    A mon avis, “l’accroissement global du niveau de vie” passe d’abord par l’accroissement des droits pour TOUS, logement, santé, emploi, sécurité, liberté d’expression, etc., et non pas par leur rétrécissement qui ne les rend possibles, par conséquent, que pour les populations “ploutocrates” qui ont les moyens pour bénéficier de ces droits.

    Maintenant, tu vas pouvoir m’expliquer en quoi, quand les libéraux se tournent vers les passés les moins glorieux que nous ayions connus, il valent mieux que les membres de gauche qui se servent du passé dont nous sommes le plus fiers, sécurité sociale, droits de 3e catégorie, dits droits sociaux, droit à la santé, droit au logement, etc. pour fonder les droits du futur, pour des citoyens libres, égaux et solidaires. Car, les libéraux l’ont oublié, c’est la devise de notre pays…

  22. LOmiG a dit :

    salut lomig
    clarifions quelques points :
    1) tu me demandes pourquoi j’ai voté pour Sarkozy si je suis libéral (sous entendu, il ne l’est pas). Puis dans la suite de ton message, tu l’appelles notre “président libéral”. Un peu contradictoire, non ? Personnellement, j’ai voté pour lui parce que c’était le plus libéral, et que Fillon également. Je ne sais pas si Sarkozy se définirait comme libéral ; et son interventionnisme assez marqué me fait penser qu’il ne l’est pas. Peu importe les étiquettes.
    2) ton propos est un peu excessif : “les méthodes pétainistes de rafles contre “les autres”.” euh…tu t’emportes un peu, et je ne sais même pas de quoi tu parles…
    3) Les libéraux (pour ce que j’en connais) se reconnaissent dans la devise de notre pays. Je ne sais pas pourquoi tu veux mettre du conflit là où il n’y en a pas. Le libéralisme est une philosophie du DROIT. Je ne vois donc pas en quoi c’est contradictoire avec un contrôle du marché par l’Etat ; le tout est de savoir quelle dose est nécessaire. En France, il suffit que quelqu’un dise “il faut un peu moins d’Etat, là ou là”, et il se fait traiter d’ultra-libéral, d’exégète du grand capital, et je ne sais quelle autre sornette. Un peu de calme.
    à bientôt !

  23. Jérôme Lacroix a dit :

    Je suis en train de lire un tout nouveau livre sur Bastiat, ça s’intitule “Lire Bastiat” par Robert Leroux. Un livre très intéressant, complet et solidement documenté.

  24. LOmiG a dit :

    salut Jérôme Lacroix,
    merci pour ton commentaire, et pour la référence.
    N’oublies pas d’aller faire un tour sur Bastiat.org, il y a plusieurs ouvrages complets de F. Bastiat à lire en ligne…
    à bientôt !

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