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Archive for juin, 2007

Le moment décisif arrive…

28 juin 2007

On arrive au pied de la muraille. Le bras de fer a commencé entre le gouvernement et les différents représentants de l’immobilisme du monde universitaire. Certains syndicats (représentant les étudiants ou les directeurs d’universités, ou les professeurs) commencent à jouer le bloquage, en refusant d’entendre parler de sélection, de prise d’autonomie des universités. La suite nous montrera ce qu’il en est : mais on peut déjà craindre un peu que le projet ne s’amollisse et finisse par perdre de sa force si on évacue les notions qui fâchent (sélection et orientation, concurrence entre les établissements, financement privé de la recherche, évaluation des profs).

Le seul sujet qui ne fâche pas les immobiles : celui des moyens. Et il est vrai que l’université en manque cruellement. Il suffit de lire l’article que Mme Canto-Sperber (directrice de l’ENS de la rue d’ULM) écrivait dans le Figaro il y a peu pour s’en convaincre : il faut plus de moyens, mais cela doit s’accompagner de réformes structurelles ambitieuses pour un système poussiéreux et sclérosé par des batailles de clochers, et des mandarins séculaires. Le California Institute of Technology (le fameux CalTech) dispose, pour un nombre d’étudiants et de profs comparables, d’un budget de fonctionnement 8 fois supérieur à celui de la rue d’Ulm (pourtant un des pôles d’excellence en France, source de prix Nobel et de médailles Fields). Cela montre bien l’ampleur du chemin à parcourir. Et on voudrait le parcourir en restant immobiles ? La négociation a été habile de la part du gouvernement sur le sujet de l’autonomie : comme les immobilistes sont également égalitaristes à tout crin, ils ont préféré accepter une autonomie pour tous les établissements, plutôt que de voir la sacro-sainte égalité entre les établissement disparaitre. Plutôt bouger tous ensemble, plutôt que de créer une différence entre les volontaires et les autres. Pourquoi pas, du moment que ça bouge ! Le refus du mouvement aura été moins fort que celui de l’inégalité et de la concurrence. Je ne sais pas s’il faut s’en réjouir d’un point de vue intellectuel ; espérons qu’au moins cela porte ses fruits et commence à remettre tout ce petit monde en mouvement. Et qu’une fois en mouvement, il comprendra que la concurrence est une nécessité : il importe de l’intégrer dans la construction du système au lieu d’en nier l’existence…C’est le seul moyen d’en limiter les effets néfastes, et de profiter pleinement de ses effets positifs, sources de création de richesse - intellectuelle et matérielle - par l’émulation.

Pauvres Americains et riches Francais

27 juin 2007

Lorsque l’on discute au Café du Commerce, la discussion finit souvent sur une comparaison des USA (ou du Royaume-Uni) et de la France. Et lorsque l’on avance l’argument consistant à dire que les USA sont plus riches que nous, on se voit rétorquer quasi-invariablement l’argument massue : “ils sont plus riches globalement, mais ce sont les riches qui en profitent ! les inégalités là-bas sont énormes ! Ils ont plus de pauvres au final que nous. Quel super système qu’un système qui produit plein de richesses et plein de pauvres !”. A cela il n’y a qu’une réponse : aller regarder les chiffres et la réalité… Une première mise en garde consiste à rappeler qu’inégalité n’est pas synonyme de pauvreté. Une deuxième étape dans la réflexion consiste à préciser que si les inégalités peuvent être choquantes, elles ne sont pas vécues, pensées et compensées de la même manière dans toutes les sociétés. Pour ne pas tout confondre, il est également utile d’aller regarder les comparaisons chiffrées, et d’en retenir les conclusions. Une étude très complète se trouve sur le site de Daniel Martin : j’en rappelle ici les principales conclusions :

En définitive, à niveau de vie comparable, les taux de pauvreté américain, 12.5 %, et français, 11.7 %, sont très voisins. Dans ce domaine aussi, la vérité des chiffres dément les allégations de nos concitoyens antiaméricains qui essaient de nous faire croire que les Américains sont bien plus malheureux que nous. Rappelons-nous que :
  • Le taux de chômage français fin 2006 est de 8.8 %, alors qu’il est de 4.4 % aux Etats-Unis selon le Department of Labor (ministère du travail des Etats-Unis), statistique téléchargée le 30/11/2006 de la page d’accueil http://www.bls.gov/
  • Le niveau de vie moyen est 50 % plus élevé aux Etats-Unis qu’en France.
  • La France reprend l’avantage en matière d’inégalités de revenu disponible, avec un indice de Gini de 0.268 contre environ 0.466 aux Etats-Unis (où les impôts ne changent pas beaucoup cet indice).
Pour bien comprendre pourquoi, malgré ces chiffres éloquents, on entend souvent parler d’une proportion inquiétante de pauvres aux USA, il est bon d’aller lire l’excellent article de Christophe Vincent, “Le seuil de pauvreté, un indicateur qui n’indique rien.” Il faut vraiment lire cet article court, simple à comprendre et direct. Il y redéfinit deux notions importantes : le salaire médian, et le seuil de pauvreté.
  • Le revenu médian : c’est le revenu qui coupe en deux la population (la moitié gagne moins, la moitié gagne plus). A ne pas confondre avec le revenu moyen.
  • Le seuil de pauvreté : il correspond à la moitié du revenu médian
Christophe Vincent montre ensuite, à l’aide d’un exemple limpide, comment le seuil de pauvreté ne permet ni de refléter la réalité de la pauvreté, ni de comparer deux pays. L’exemple est très simple : on considère deux populations, avec deux répartitions de revenus. Extrait :
Supposons qu’aux États-Unis, 30% des habitants aient un revenu compris entre 200 et 300 KF, que 20% aient un revenu compris entre 300 et 600 KF, et que les 50% restants aient un revenu encore supérieur. Le revenu médian pour la population des États-Unis serait alors de 600 KF ( 50% gagnent plus, 50% gagnent moins ). Le « seuil de pauvreté » serait donc de 300 KF (la moitié du revenu médian). Trente pour cent des habitants des États-Unis vivraient en dessous du « seuil de pauvreté »! Mais avec un revenu compris entre 200 et 300 KF, pourrait-on vraiment dire que les États-Unis comptent 30% de pauvres? Supposons maintenant qu’en France, 50% des habitants aient un revenu compris entre 50 et 100 KF, les autres 50% ayant un revenu supérieur. Le revenu médian français serait donc de 100 KF. Le « seuil de pauvreté » serait de 50 KF. Personne en France ne vivrait donc en dessous de ce fameux « seuil de pauvreté »! Pourrait-on dire pour autant que la France ne comporte que des gens riches? Avec ces deux exemples, on voit déjà bien que ce prétendu seuil de pauvreté ne reflète absolument pas la réalité de la pauvreté. Mais en plus, il ne permet absolument aucune comparaison entre les différents pays, le « seuil de pauvreté » de chacun n’étant pas le même. Dans notre exemple, pourrait-on sérieusement soutenir que la situation des Français est plus enviable que celle des Américains? Ce seuil de pauvreté est donc un très mauvais indicateur. On ne peut en tirer aucune conclusion valable. C’est un indicateur… qui n’indique rien du tout. Il ne permet pas de dire si les 19% d’Américains considérés comme pauvres sont réellement pauvres. Il ne permet pas de dire s’il y a trois fois plus de pauvres aux États-Unis qu’en France (ce dont je doute). Ce « seuil de pauvreté » n’a en fait qu’un seul intérêt: c’est un bon épouvantail. Les adversaires du libéralisme de mauvaise foi n’ont donc sans doute pas fini de l’agiter.
Que dire de plus ? Maintenant, si au détour d’une conversation quelqu’un dénonce le système américain à cause de son injustice (rendez-vous compte : 19% de pauvres, ma bonne dame!), vous pourrez lui dire que ce n’est pas si simple, ou mieux, l’envoyer ici pour lire cet article ! ;)

Le modèle : un outil indispensable !

25 juin 2007

Les sciences utilisent un outil de pensée nommé modèle. Qu’est-ce qu’un modèle ? Un modèle est une vue simplifiée du monde : selon la simplicité du modèle, son utilisation diffèrera. Le modèle est le lien entre théorie et pratique. A nous de savoir construire, modifier, échanger des modèles pour savoir penser notre vie, et vivre notre pensée.

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Citation du dimanche #30

24 juin 2007
Un conducteur dangereux, c’est celui qui vous dépasse malgré tous vos efforts pour l’en empêcher… Woody Allen

Le vent du changement…

21 juin 2007

Après avoir reçu le compte-rendu du conseil des ministres, après avoir lu des extraits de l’intervention de Sarkozy auprès des députés UMP, et après avoir vu son interview sur TF1, j’ai eu le sentiment qu’enfin les choses vont bouger ! Ce que je retiens de cette journée énorme, c’est avant tout deux choses :

  • L’extraodinaire force d’action et de volonté de Sarkozy ne faiblit pas : ce qu’il a dit, il va tout faire pour le mettre en oeuvre. Loin du politiquement correct, il est simplement dans l’action. Quel changement dans le discours, dans la manière de faire ! Certains voudront y voir un superprésident, qui prend toute la place (j’ai déjà entendu des commentaires à la radio allant dans ce sens) : cela ne sera que le reflet de leur immobilisme ! En effet, il faut quelqu’un avec une formidable volonté et une énorme énergie pour sortir de 20 ans d’immobilisme !
  • Enfin une approche globale de la réforme ! C’est la seule possible ! comment, en effet, peut-on vouloir changer d’abord le fonctionnement de la Police, sans changer aussi celui de la Justice, et donc également réformer le fonctionnement des prisons ? Comment peut-on vouloir changer le fonctionnement de l’école sans changer aussi les autres filières (apprentissage, université) ? Une société est un ensemble, et les réformes ne peuvent être menées qu’en parallèle : leur réussite dépend de ça ! Une réforme menée seule sans rien changer par ailleurs est vouée à l’échec. Sarkozy et Fillon semblent avoir compris cela, et vouloir l’appliquer. Quel changement à nouveau, dans la méthode, et dans l’efficacité qui va en découler !
Alors voilà, j’étais content hier soir : content et soulagé de voir que Sarkozy va tout faire pour tenir parole, et porter le vent du changement dans tous les secteurs de la société française. De manière pragmatique, mais à nouveau, c’est la seule manière intelligente de réformer…

J’ai noté que dans son discours deux choses importantes : son sens de la justice sociale et du sort des plus démunis, et son sens de l’intérêt général, expression qu’on n’avait pas vu depuis longtemps, ni dans les discours ni dans les faits…! Ceux qui sont pour le changement soutiendront à coup sûr Sarkozy ; c’est déjà ce qu’ils ont fait dans les urnes…

TVA sociale : progrès ou effet de manche ?

20 juin 2007

La polémique fait rage à propos de la TVA dite “sociale”. Au point que la gauche et les journalistes n’ont pas hésité à attribuer le regain de vigueur du PS au deuxième tour des législatives à cette polémique, et au manque de clarté dans les explications du gouvernement. Il est nécessaire, pour se faire une idée, de décrire ce qu’est la TVA sociale, et d’essayer, en s’appuyant sur diverses analyses, d’en décrire le mécanisme et les effets - négatifs ou positifs - anticipés. Suite à notre discussion de Café du Commerce, Digiboy a commencé le travail, et je le poursuis ici. Les piliers de comptoir sont capables de lire, et de réfléchir un peu aussi. Lire la suite »

Discussion de Café du Commerce

19 juin 2007

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A : je dois avouer que j’étais content de voir que Juppé s’est fait sortir, même s’il semble compétent. Il a un air de dédain et de supériorité assez énervant…ils ont perdu le plus compétent !

B : euh…compétent ok, mais il y en a d’autres, des personnes compétentes tout de même, dans le gouvernement !

A : ah bon ? qui ?

B : eh bien, Bertrand, Fillon sont compétents, je trouve. Kouchner et Hirsch sont compétents, non ?

A : mouais…ils ne doivent pas être à l’aise Kouchner et Hirsch, avec leurs convictions. C’est incroyable, j’ai entendu Jouyet (secrétaire d’état aux affaires européennes, ex-proche de Hollande) à la radio, il était devenu plus à droite que les gens de l’UMP, comment on peut changer de convictions comme cela ?

B : tu crois que leurs convictions sont si éloignées que cela, au PS et à l’UMP ? il veulent la même chose, ce sont les moyens pour y arriver qui font débat !

A : non, tu ne peux pas dire ça ! ils ne veulent pas la même chose ! leurs programmes n’ont rien à voir ! Ce ne sont pas les mêmes programmes, tout de même ! Le coup des heures supp’ non rémunérées, la TVA sociale, ce sont bien des politiques de droite, et on sait bien ce que ça va faire !

B : ah bon ? qu’est ce que ça va faire ?

A : c’est un cadeau aux plus favorisés !

B : mais, moi, il me semble bien que j’ai lu des articles d’économistes qui pensaient que c’était une bonne chose l’augmentation de la TVA !

A : où tu l’as lu ? dans le Figaro ?

B : oui, mais …

A : c’est toujours pareil ! dans le Figaro, c’est toujours le même son de cloche ! C’est la voix de l’UMP !

B : pas d’accord. Les gens qui écrivent une tribune sont libres de leurs propos, tout de même…! que ce soit au Figaro, dans Libération ou dans le Monde, non ?

A : mais non ! ceux qui écrivent dans Libération sont de gauche, et ceux qui écrivent au Figaro sont de droite, c’est bien connu !

B : ah bon, ok. Tu as raison ! bravo. Et que fais tu des gens qui écrivent dans tous ces journaux alternativement ? ils sont à la fois soutien du PS et de l’UMP, alors ?

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B : revenons sur la TVA : à côté des économistes et politiciens qui vont essayer de convaincre dans un sens où dans l’autre, on a tout de même l’exemple de l’Allemagne qui montre que c’est possible !

A : mais ça n’a rien à voir ! L’Allemagne n’a rien à voir avec la France…! C’est toujours les mêmes arguments ! si tu augmentes la TVA, tu vas forcément diminuer la consommation, donc la croissance.

B : L’exemple Allemand montre l’inverse. L’Allemagne n’est peut être pas la France, mais les consommateurs allemands ne sont tout de même pas si différents des consommateurs français, et la structure de la société n’est pas non plus si différente…Quand même : la TVA sociale, son but c’est de faire basculer une partie de la fiscalité du travail et de l’investissement sur la consommation, en partant du principe qu’on ne peut pas faire fuire la consommation, tandis qu’on peut faire fuire l’investissement. Et les résultats sont là : ceux qui prédisaient une baisse de la consommation en Allemagne ont eu tort ! la consommation n’a pas chuté, et le résultat c’est qu’on a assisté à un renforcement de la croissance en Allemange, et donc à une hausse globale du niveau de vie, pour faire vite….

A : oui, alors ça, justement c’est pas sûr non plus, qu’une augmentation de croissance profite à tout le monde !

B : inégalement, c’est sûr, mais à tout le monde, c’est sûr aussi, non ?

A : enfin, ce qui est sûr c’est que ceux qui montrent du doigt le gouvernement pour la TVA sont des cons : c’était écrit dans le programme, ce n’est pas une surprise ! Il suffit de savoir lire entre les lignes !

B : on est bien d’accord ! et même pas entre les lignes…!

A : c’est pour ça que je n’ai pas voté pour Sarkozy, pour ce genre de cadeaux aux plus riches…!

B : on verra, non ? on ne peut pas juger des résultats d’une politique avant qu’elle ait été mise en oeuvre, si ?

A : mais si ! on sait ce que ça va faire, cette politique ! enfin !

B : tout n’est pas à court terme ! C’est dans 6 mois, 1 an, 2 ans qu’on verra les fruits de cette politique : c’est le jeu de la démocratie. Si au bout de 5 ans on n’est pas d’accord, ou pas satisfait avec les résultats, on sanctionnera par le vote !

A : mouais….mais ce sera peut-être trop tard ! On ne pourra peut-être plus faire machine arrière…

B : mais moi, je pense qu’ils vont faire du vrai boulot, et c’est maintenant que ça commence : les élections sont terminées, ils ont une vrai majorité, on va voir ce qu’ils font…Ayons l’ouverture d’esprit de juger d’après les résultats, et pas sur des procès d’intentions !

A : je doute…

B : enfin, quand même, on voit bien le changement par rapport à Chirac : on sent bien qu’il y un esprit, une volonté d’action, de résultats, qui n’ont rien à voir avec l’autre c……

A : il y a surtout une différence dans la communication, dans le marketing…

B : Allons ! dès à présent, on voit bien que, justement, ce n’est pas du marketing. Chirac n’aurait pas parlé de TVA sociale avant le second tour, il se serait touché le zizi en parlant de diversité, de fracture sociale et autres sujets éminements polémiques…peu importe, nous verrons ce qu’ils vont faire, et comment ils vont le faire : c’est pour ça qu’ils sont là !

A : oui, nous verrons.

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C’était la discussion d’hier midi (dans les grandes lignes) entre un collègue (A) et moi (B).

Législatives : tout le monde au boulot !

18 juin 2007

Résultats un peu moins marqués que ne le prévoyaient les sondeurs et les journalistes : pas de quoi casser trois pattes à un canard. A entendre parler les socialistes, hier soir, on avait presque l’impression que ce résultat était une victoire de la gauche ! Rien de surprenant dans la bouche de ceux qui brassent du vent, et se réfugient dans les postures de donneurs de leçons, au lieu de proposer une alternative politique concrète. Marielle de Sarnez (MoDem) était même franchement désagréable et aggressive pour quelqu’un dont le parti compte 4 membres à l’assemblée. Heureusement, Xavier Bertrand était là pour remettre à leur place Delanöe et Fabius, en leur expliquant qu’un opposition forte se caractérise avant tout par des propositions, et qu’ils n’avaient fait, pendant les campagnes, fait que critiquer les idées de Sarkozy. Lui (Bertrand) parle concrètement, de sujets qu’il a visiblement travaillé, et sans faux-semblants. On pouvait attendre (puisque le débat portait à ce moment là sur la fameuse augmentation de TVA) des propositions des socialistes pour prouver à Bertrand qu’il avait tort : rien n’est venu. Faut-il en déduire qu’il a raison ? Deux mots pour finir :

  • Il y a une catégorie de personnes qui devraient se remettre en cause au moins aussi profondément que les socialistes, ce sont les journalistes : le niveau des questions hier soir étaient réellement pitoyable (on avait l’impression qu’ils demandaient aux membres du gouvernement pourquoi ils avaient perdu l’élection), et ce matin, la Une du figaro sur les législatives (où je pensais trouver un joli camembert pour illustrer ce billet) s’ouvrait sur l’annonce officielle de la séparation Hollande / Royal ! Qu’est ce qu’on en a à foutre, franchement ?
  • Pour ceux qui se reconnaissent plus dans le pragmatisme et la franchise de Bertrand que dans les postures insupportables et moralisatrices de Fabius, je recommande la lecture de l’interview de Fillon (qui date déjà un peu) qui m’avait rassuré sur la volonté de réformer du gouvernement
Les résultats de l’élection législatives sont donc bien : au boulot tout le monde ! Le gouvernement et la majorité (qui sont déjà au boulot) pour faire ce qu’ils ont dit, la gauche pour se remettre en cause en profondeur (sur l’économie de marché, sur la place de l’Etat) et les journalistes pour améliorer leur niveau général frisant la nullité !