Bayrou : mort politique annoncée…!
5 juin 2007Les prévisions de nombre sièges à l’Assemblée Nationale pour le MoDem sont catastrophiques. Certains - dont Bayrou - crient que le système n’est pas bon, puisqu’un candidat qui a eu 18,5 % de voix au 1er tour des présidentielles se retrouvera avec quelques sièges seulement au parlement. Argument factice : son bon score n’est que le reflet du fait qu’une partie de la population ne s’est reconnu ni dans Sarkozy, ni dans Royal. Un score de circonstance, sans adhésion, et purement orchestré par des médias - malheureusement - complaisants avec le politiquement correct.
Bayrou dénonce un système, crie au loup en évoquant la “concentration des pouvoirs”. Pourquoi ne propose-t-il pas des solutions politiques à la place ? Son programme était plus proche de celui de Sarkozy que de celui du PS : et pourtant il s’est positionné comme un candidat de centre gauche (certainement poussé à droite par l’UMP de Sarkozy qui a récupéré une bonne partie de l’électorat centriste). Après avoir refusé de rentrer dans l’UMP, après refusé de se positionner pour le second tour, après avoir crée dans l’urgence un parti politique mort-né au nom presque comique (MoDem, pourquoi pas ADSL ou Internet?), après avoir passé plus de temps à faire des calculs purement électoraux qu’à définir une politique originale et moderne, on retrouve Bayrou là où il s’est lui-même mis : à deux pas de sa mort politique. Il répète à l’envie que son combat c’est le “pluralisme”. Drôle de manière de promouvoir le pluralisme que d’obtenir 4 ou 5 sièges à l’assemblée nationale !

