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15 juin 2007 | Imprimez cet article |Alors que Sanofi-Aventis
s’est vu refuser son nouveau médicament (l’Acomplia, ou Zimulti aux USA) contre l’obésité par la Food&Drug Admnistration aux USA, le jeu économique est rude pour le groupe pharmaceutique. Visiblement, cet échec va lui faire perdre son avance sur ses concurents américains (Pfizer notamment). Le médicament en question semble avoir des effets secondaires psychiques importants (pensées suicidaires..).
Alors que l’obésité progresse (aux USA comme en France), on en vient donc à inventer des médicaments contre l’obésité. Plutôt que de prévenir l’obésité, par la nutrition, par la sensibilisation aux comportements addictifs que la nourriture peut provoquer, par la pratique régulière d’un exercice corporel, on va fabriquer des pillules pour aider les obèses à maigrir. Je ne connais pas les mécanismes exacts de ce médicament mais, visiblement il bloque des récepteurs spécifiques présents dans le cerveau, les tissus adipeux et le foie, et le médicament joue donc sur le métabolisme du glucose et des lipides, c’est-à-dire sur la façon dont le corps utilise ou stocke les sucres et le graisses, et sur la sensation de satiété.
On va donc pouvoir bouffer comme des gorets, car une pillule magique viendra modifier la manière dont notre corps va stocker tout ça. Bouffons du sucre et de la graisse !
Et puis les effets secondaires semblent liés à une augmentation des pensées suicidaires chez les utilisateurs. Mais ça ne change pas grand chose : l’obésité n’est-elle pas une forme de suicide à la bouffe, comme la cigarette peut l’être avec la nicotine et les goudrons. Dormons tranquilles, la pharmacie veille sur notre bien-être ! Ne perdons pas trop de temps à réflechir au mal-vivre qui cause l’obésité, puisque nous saurons bientôt en soigner les symptômes.


15 juin 2007 à 12:20
Salit Lomig, encore un article interessant et surtout pertinent. Je suis de ton avis que l’éducation est la source de tout. L’alimentation est une priorité et surtout, elle n’est pas un jeu. Jeanne a de la chance, tu es un bon papa
15 juin 2007 à 13:01
Je suis en accord avec cette ironie.
J’ai toujours préféré la prévention et l’attaque des problèmes à leurs racines plutôt qu’à leurs conséquences, par des procédés artificiels… ou une répression aveugle par exemple.
15 juin 2007 à 13:40
salut Digiboy,
merci pour ton commentaire !
Quand on arrive sur l’obésité, c’est clair que l’alimentation n’a plus rien d’un jeu ou d’un plaisir : ça devient comme une drogue j’ai l’impression.
Je ne sais pas si Jeanne a de la chance, mais moi j’en ai en tout cas…!
15 juin 2007 à 13:42
salut Frenchmat,
et merci pour ton commentaire…!
oui, prévention. La prévention est un côté de la médaille, la répression l’autre. La répression peut -malheureusement- être utile.
En tout cas, l’incitation à des comportements néfastes est une belle connerie. Comment se motiver pour manger moins, si on sait qu’un pillule magique va nous permettre de sortir de l’obésité…?
a bientôt !
16 juin 2007 à 14:17
C’est vrai que ca va etre dur de motiver tout le monde de manger sain avec cette pillule… Moi, j’adorerais l’avoir pour manger comme dix. Ca marche aussi avec la picole???
Jacques
16 juin 2007 à 14:41
avec la picole, c’est plus simple le corps s’arrête tout seul (ça dépend, remarques…il me semble me rappeler que le tien ne s’arrête jamais…)
à bientôt !
19 juin 2007 à 8:09
C’est bête comme chou cet article sur l’obésité : ne sait-on toujours pas que l’obésité est en soi un syndrome dont quasi personne ne peut sortir ?
Bouger une masse de 100 ou 130 kg est bien plus difficile que bouger une masse de 50 kg : c’est la première des raisons rationnelles pour lesquelles l’obèse a tendance à bouger de moins en moins et donc à dépenser de moins en moins. En second l’augmentation régulière du poids tient à des facteurs physiques qui dépassent la simple volonté et pour lesquels la médecine ne comprend pas grand chose, notamment par ex un subit besoin de sucre irrepressible par ex que les gens confondent avec la goinfrerie.
Il n’existe quasi aucun obèse qui reprenne un poids normal à partir d’un certain âge. Par contre il existe des fumeurs qui s’arrênt de fumer, et des alcooliques qui s’arrêtent de boire.
19 juin 2007 à 8:46
salut Gurdine,
merci beaucoup pour ton commentaire !
je ne suis pas médecin : je ne suis pas sûr de savoir ce que tu entend pas “syndrome dont on ne peut pas sortir…”!
En médecine, un syndrome est un “Ensemble de signes, de symptômes, de modifications morphologiques, fonctionnelles ou biochimiques de l’organisme, d’apparence parfois disparate mais formant une entité reconnaissable qui, sans présager obligatoirement des causes de ces manifestations, permettent d’orienter le diagnostic.”
Dire que l’obésité est un syndrome, ne présage donc pas des causes de sa manifestation.
Par ailleurs, il ne me semble pas avoir dit dans mon billet que la simple volonté suffisait pour sortir de l’obésité. Pas plus d’ailleurs qu’elle ne suffit pour sortir des drogues (même si certains y arrivent seuls).
Mon analogie n’était peut-être pas bonne ; c’est possible. Ce que je voulais souligner était la sensation étrange causée par ce remède médicamenteux considéré comme satisfaisant !
Un obèse mange-t-il trop ? Vaut-il mieux manger beaucoup et prendre des cachetons pour arréter, ou prévenir la chose plus tôt (très tôt) par l’éducation nutritionnelle (des parents souvent) et la pratique du sport ? c’était ça ma question ! Je plaint les obèses ; et je le plains encore plus si le seul moyen qu’ils trouvent pour s’en sortir est de bouffer des pillules anti-obésité.
à bientôt !
19 juin 2007 à 15:11
c’est une évidence : mieux vaut prévenir que guérir, c’est pas moi qui l’ai inventé