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Citation du dimanche #33

15 juillet 2007 | Imprimez cet article | Envoyez cet article

L’économie ne doit pas être reléguée dans les salles de classe et les bureaux de statistique, et ne doit pas être abandonnée aux cercles ésotériques. C’est la philosophie de l’action et de la vie humaine, et elle concerne tout et tout le monde. C’est le nerf de la civilisation et de l’existence humaine de l’homme.

Ludwig Von Mises
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4 commentaires à “Citation du dimanche #33”

  1. Frenchmat a dit :

    Oui, l’économie est bien trop abstraite, théorique. La théorie “néo”-libérale notamment qui repose sur des postulats rejetant l’Humain dans tout ce qu’il a de social, d’irrationnel et d’hétérogène.

    Voilà en quoi, à mon avis, elle est par définition inhumaine.

  2. LOmiG a dit :

    salut ! merci pour ton commentaire ! je ne sais pas si l’économie est trop abstraite. J’imagine assez bien qu’elle utilise pour aller confronter ses modèles à la réalité, un formalisme mathématique relativement complexe. Mais ça c’est plus lié à son statut de science qu’à un aspect trop théorique. C’est comme si on faisait le reproche à la physique quantique d’être trop abstraite. Il est évident que certains aspects de l’être humain ne sont pas pris en compte par l’économie : comment pourrait-elle tout expliquer ? J’ai deux questions : qu’entend tu par théorie néo-libérale..? Qu’entend-tu par hétérogène à propos de l’humain ?

  3. Frenchmat a dit :

    Justement, ces modèles mathématiques ne sont que trop peu confrontés à la réalité ! Les économistes libéraux se sont mis il y a longtemps à résumer la psychologie du consommateur en une courbe de demande. Ils partent pour cela du principe de “concurrence pure et parfaite”, une situation de marché pur qui est un idéal (pour eux) mais impossible à atteindre et totalement abstrait. Pourquoi ? Parce qu’il repose sur des postulats simplificateurs et totalement irréalistes : le nombre d’offreurs est très importants (pas de monopoles ni même d’oligopoles), tous les produits sont exactement identiques et le consommateur possède absolument toute l’information et est capable de la traiter de manière rationnelle pour faire la meilleure décision d’achat.

    Ils ont oublié qu’il y a des critères bien plus nombreux et bien plus complexes qui entrent dans l’acte d’achat, et que chaque être humains est différent (hétérogène). Mais c’est tellement plus simple de faire des calculs et de tracer des courbes. Ils ont fait ça parce qu’à l’époque, ils voulaient que l’économie soit considérée comme science, pour avoir une plus grande reconnaissance et une certaine légitimité pour influencer les grands décisionnaires de l’Etat. Ca a commencé avec Adam Smith et ça a été perpétué avec Milton Friedman pour devenir la doctrine économique dominante.

    A partir du moment où on se base sur des simplifications réductrices et des caricatures pour prétendre détenir la vérité à des fins politiques, ce n’est plus de la science mais de l’idéologie.

    Keynes, lui, me paraît plus fin dans ses raisonnements, plus novateur et n’en oublie pas l’humain pour autant. Si la physique quantique ou les mathématiques sont abstraites, ça ne me pose pas de problème, mais l’économie est censée parler de la société et donc ne doit pas oublier la (les) nature(s) des hommes et des femmes qui la compose.

  4. LOmiG a dit :

    salut, 1) je pense qu’il ne faut pas généraliser. qu’il y ait des économistes un peu enfermés dans un dogme, dans des équations ou dans une paresse intellectuelle, cela me parait assez normal ; c’est la même chose ailleurs. les humains sont comme ça. Maintenant, il y aussi plein d’économistes qui étudient et expliquent la société humaine sans ces travers. 2) les postulats sont forcément simplificateurs : il s’agit d’un modèle ! qui dit modèle, dit simplification !. Le tout est d’adapter le niveau de simplification à ce qu’on veut étudier. Le champ d’activité de l’économie n’est pas d’étudier les hommes dans leur complexité psychologique, mais d’étudier les échanges de bien et de service, en situation de rareté, et non pas de forte quantité d’offre, comme tu sembles le penser. 3) je ne connais pas assez bien Keynes ou Smith pour parler de la finesse de leurs raisonnements…L’économie a besoin de finesse, et j’aurais tendance à dire que ces deux là en avaient. Le principal problème de l’économie est - à mon avis - que certains veulent faire croire que l’on peut en tirer une politique dans tous ses détails. L’économie n’est pas de la politique, et justement c’est une science. J’essyerais de rentre plus en détail là-dessus à la rentrée (articles & interviews…) à bientôt !

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