Syndicats : anti-démocrates
19 juillet 2007 | Imprimez cet article |L’annonce de la mise en place éventuelle d’un service minimum dans l’éducation nationale, pourtant logique, et dans la continuité de la politique annoncée par le gouvernement, fait pousser des cris aux syndicats d’enseignants. Il feraient mieux d’aider à proposer des solutions pour sauver l’éducation nationale.
Les syndicats d’enseignants qui hurlent à la mort à propos de la mise en place prochaine d’un service minimum dans la fonction publique oublient un peu vite une chose : les français ont voté pour ce genre de mesures (annoncées, par ailleurs). Le nombre d’élève a diminué depuis 10 ans (pour des raisons démographiques), alors que dans le même temps, le nombre de profs augmentaient. Cherchez l’erreur ! Le nombre d’élèves par enseignant a diminué dans tous les secteurs, sauf au collège où il est resté constant. Par ailleurs, il faut rappeler que l’Education nationale embauche plus d’1 million de personnes. Supprimer 10 000 postes correspond à 1% des effectifs ; c’est donc un ajustement marginal de la masse salariale. Il faut rappeler aussi que en l’absence de RH moderne et adapté, l’éducation nationale ne sait pas exactement combien de personnes elle embauche.
Si les syndicats défendaient autre chose que le piètre monopole de l’éducation nationale, et s’ils étaient plus sensibles à l’intérêt général, ils appeleraient de leur voeux des réformes bien plus profondes de leur maison délabrée : réduction des effectifs, modification du statut des nouveaux embauchés, autonomie des directeurs d’écoles, de collèges et de lycées, redistribution des établissements sur le territoire, modification des programmes scolaires (introduction de l’économie) et des horaires de cours, responsabilisation des familles. J’en passe. J’avais déjà cité une liste de mesures indispensables, préconisée par Anne Coffinier et Marc Gaucherand (respectivement présidente de l’association Créer son école et professeur de philosophie à l’externat Sainte-Marie à Lyon). Ce n’est pas au statut des profs que l’on peut juger de la qualité de l’enseignement, c’est à la réussite des élèves.Ca ne fait pas de mal de la relire, en la comparant avec les pauvres cris des syndicats, campé sur leurs petits ergots ridicules, drapés de leur immobilisme et cachés derrière les privilèges acquis. Ce n’est pas au statut des profs que l’on peut juger de la qualité de l’enseignement, c’est à la réussite des élèves. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il y a un travail urgent et de fond à faire. Tous ensemble ?
Plutôt que de faire machine arrière pour ne pas soi-disant heurter l’opinion (en fait, la petite caste des syndicats et des journalistes, qui se gardent bien de rappeler les faits), le gouvernement serait bien inspiré de rappeler quelques vérités factuelles qui permettent de mieux entrevoir les voies de progrès indispensables pour réformer l’école.


20 juillet 2007 à 14:59
Youhou ! Je suis content d’apprendre qu’il y a trop de profs ! Perso je viens de finir mes années de lycée où nous étions plus de 35 effectifs par classe et là je rentre à l’université où je vous dit même pas combien de profs il y a par étudiants…
Ce genre d’article me fait bien rire car il pue à pleins nez l’opinion personnelle et proclame l’intérêt général. Comme s’il n’y avait qu’une seule manière de réformer : celle des libéraux ! Non mais je rêve ! Vous avez le monopole du changement, du progrès, des réformes…. Vous en arrivez à décrire un Parti Socialiste comme un parti crypto-communiste, dangereux, limite soviétique….
“autonomie des directeurs d’écoles”,
Avec un classement annuel dans L’Express “Le classement des meilleurs établissements en France : la réussite assurée pour vos enfants ?”
“modification des programmes scolaires (introduction de l’économie)”,
Et quels types de cours d’éco souhaites-tu introduire ? L’Economie selon les classiques ? les marxistes ? les libéraux ? les keynésiens ? Ici encore, je ne peux que désapprouver car faire le choix de montrer à des élèves un carré alors que c’est en réalité une face d’un cube m’énerve. On l’a bien vu encore récemment : faire le choix de parler du côté positif de la colonisation (et vous fabriquerez des citoyens fiers de leurs histoires et persuadés de leurs toute bienfaisance à l’égard des autres peuples) ou du côté “négatif” de la colonisation (et vous soulignerez les erreurs du passé, en tirant des conclusions..).
“responsabilisation des familles”,
ou comment bien faire comprendre aux citoyens qu’ils doivent être responsable de tout dans leurs vies… En parler serait un (trop) long débat mais je viens de voir il y a quelques jours de ça, au Zapping (Canal+) les candidats de Secret Story auxquels on demandait qui était le premier ministre de la France (sur 4 interrogés, zéro bonne réponses) et quand avait eu lieu la prise de la Bastille (ne sait pas)… Voilà qui devrait vous touchez, vous fiers des valeurs essentiels de la République que tous devraient parfaitement connaître, dans une France parfaite (sûrement la France d’après ?) et c’est d’ailleurs pour cela que l’on est en train de faire passer une loi pour que les immigrants arrivant en France aient comme condition d’entrée de les connaître…. Hillarant.
Bref je vous pose une question : Doit-on également organiser une chasse aux cons en France pour foutre à la porte ce qui ne savent pas les évènements historiques de la France comme on veux faire la chasse à ceux qui veulent rentrer en France sans les connaître ?
25 juillet 2007 à 14:13
A ma connaissance il y a déjà un service minimum qui se situe au niveau de l’accueil. Les écoles sont ouvertes avec un minimum d’accueil. Que ferait le service minimum ? Faire classe avec 40% ou 50% des effectifs ? Est-ce possible ?
Ce qui est intéressant dans la démarche du gouvernement c’est de vouloir instaurer le service minimum là où ont dit que ça gêne le plus et par conséquent là où l’adhésion est maximum dans le 70% des français sont pour mais seulement 40% les prennent réellement.
Cependant d’autres secteurs seraient intéressés par un service minimum et là les gens seront moins pour. Car cela voudra dire que le jour où ils devront faire grève (contre une délocalisation par exemple, licenciements, conditions de travail en dégradation, augmentation de salaire).
Au passage, peu de monde a remarqué une phrase disant que les jours de grêve ne seront pas payés. Manière pernicieuse de dire que cela était le cas avant, ce qui ne l’est pas.
Le vrai problème avec les syndicats c’est qu’il ne représentent pas assez de monde. Un taux de syndicalisation plus fort serait un bon signe pour notre pays et le meilleur moyen d’éviter des grèves, qui ne sont au final que la matéliarisation la plus définitive d’un manque de dialogue entre patrons et salariés.
28 juillet 2007 à 20:48
Tu as l’air bien énervé, et qui plus est bien placé pour parler de ce sujet. J’ai alors quelques questions pour faire avancer le débat.
L’éducation nationale est-elle à reformer, quelles sont ses points forts, quelles sont ses lacunes, que propose tu pour faire évoluer les choses si nécessaire.
C’est facile de crier sur les idées de changements, mais quelles sont tes alternatives.
merci
Simon
30 juillet 2007 à 17:28
Oui c’est vrai que le problème majeur me semble aussi la représentativité des syndicats.
3 août 2007 à 13:59
Ah les vacances, c’est bien…
Mais bon, les syndicats sont anti-démocrates. D’accord.
Et le parlement? On y voté une loi pour interdire le droit de grêve avec 96 voix pour (c’est pas beaucoup) et 22 contre (22 c’est vraiment pas beaucoup). 96 contre 22. Sur 577. Pourquoi a-t-on voté aux législatives??? Pour que 96 députés sur 577 fassent passer une loi pour dire à certains de bien etre la au boulot.
Lomig, j’attends un billet, “Le parlement est anti-démocratique”. (apres ton retour de vacances, c’est pas pressé).
Enfin, il paraît que les députés vont s’imposer un service minimum avec relevé des absences. Ils pourront plus partir en vacances quand ils veulent, dommage car les vacances c’est bien…
3 août 2007 à 16:14
salut jacques,
bon est d’accord pour les syndicats, c’est déjà pas mal. Je ne vois pas trop comment le parlement peut etre antidémocratique en votant des lois : c’est son boulot. sur le nombre de présents je suis assez partant pour “forcer” les députés a etre la : il ne semble pas qu’on s’achemine par là. on verra. en meme temps c’est le jeu de la démocratie : si tu votes pour un député qui ne fait pas son job, à toi de ne plus voter pour lui la prochaine fois.
En ce qui concerne le billet sur le parlement, le mieux est que tu l’écrives et que tu me l’envois : le blog est ouvert aux contributeurs qui le souhaitent….c’est avec plaisir qui je publierai dessus ton article !
à bientot !
3 août 2007 à 16:38
Salut peau-rouge, et merci pour ton commentaire.
A l’ecole, avant de rentrer dans les débats entre differentes écoles ou doctrines économiques je pense qu’on pourrait simplement commencer par enseigner simplement l’économie de base (positive ou relevant du savoir) et qui permettrait justement aux citoyens de suivre les débats avec un bagage minimum. Non ?
3 août 2007 à 16:40
Ok. C’est vite fait.
Le parlement ne sert à rien, les députés ne servent à rien, ils ne représentent pas le peuple, les lois qu’ils votent (souvent peu nombreux) viennent de plus haut et peuvent etre révoquées par la rue. Il faut donc fermer le parlement. Le président élu et ses conseillers ou son gouvernement se chargeront des lois.
Simple.
4 août 2007 à 11:07
Salut jacques,
quel sens de la mesure ! Ton avis me parait un peu excessif : s’il est vrai que la parlement a perdu de son utilité, et qu’il est très choquant de voir des lois révoquées par la rue, il me semble qu’il reste tout de même un contre-pouvoir indispensable et malgré ce que tu dis, représentatif du peuple (respectes mon vote). La réforme est préférable à la révolution.
4 août 2007 à 19:01
Salut Lomig,
Je ne pense pas comme toi que le parlement est un contre-pouvoir. C’est un pouvoir sans contre pouvoir.
Ensuite bien sur que je respecte ton vote. Mais peut etre qu’a cause des règles électorales, c’est ton vote qui ne respecte pas celui des autres. Car ton vote (ou juste un vote pour un parti qui a eu beaucoup de députés) vaut plus que celui pour un parti peu représenté, et meme d’un parti a plusieurs millions de voix sans députés. Ca fait qu’une voix vaut plus qu’une autre.
Sinon, la réforme ou plutot les reformes sont préférable à une bonne revolution, j’suis ok avec ca.
Bon samedi soir et vas y molo pendant l’apero, sinon la citation du dimanche ne sera pas tres serieuse!
8 août 2007 à 18:02
Le plus simple serait de fermer la rue, comme ça les parlementaires ne pourraient plus aller au troquet, et ils resteraient à voter des lois.
27 août 2007 à 15:11
salut Marc,
merci pour ce commentaire plein de bon sens
à bientôt !
24 décembre 2007 à 10:49
En attendant de futurs post des participant(e)s, je vous souhaites à tous et à toutes de passer de joyeuses fêtes, de manger du bon porc et de boire du bon vin,ainsi que de faire des cadeaux à vos enfants.