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Membre de LHC

Archive for octobre, 2007

Trop d’ouverture conduit à la démagogie ?

10 octobre 2007

Je voulais écrire un petit truc sur l’histoire de taxation des stocks options ; ça m’avait fait réagir quand j’ai entendu ça à la radio, en rentrant du boulot. Et puis, Yves de Kerdrel a écrit, beaucoup mieux que moi, ce que je voulais en dire, alors je vous donne un extrait de son excellent article :

Mais Philippe Séguin, dont Henri Guaino est très proche, et qui, de temps en temps, a peur qu’on l’oublie dans sa belle robe d’hermine et dans son bureau de la Rue Cambon où les bûches crépitent dans la cheminée Empire, a profité d’un constat dramatique sur les comptes sociaux pour rappeler que si les stock-options étaient soumises aux charges sociales, ce seraient 3 milliards d’euros supplémentaires qui viendraient éponger le déficit de la Sécu.
Ce débat est très intéressant dans le fond et dans la forme. Et le fait que l’idée ait tout de suite été retenue par le chef de l’État, grâce au relais d’Henri Guaino, montre à quel point notre classe politique est dans un état pathétique. Sur le fond, cela signifie quoi ? Cela veut dire que s’il n’y avait pas de dérapage des comptes sociaux, on n’irait pas chercher des recettes de poche. Mais le plan Douste-Blazy est un tel échec qu’il le faut bien. Alors vers qui se tourne-t-on ? Non pas vers ceux qui abusent des dépenses maladie (326 millions d’euros au profit des immigrés clandestins par exemple) mais vers ceux qui créent de la richesse, puisque leur régime fiscal est assez complexe pour évoquer une remise à plat et qu’il est plus commode de parler en France d’égalitarisme que du contraire. Ce qui est en soi une déformation terrifiante de l’esprit, et une nouvelle forme de « la trahison des clercs ». Dans la mesure où ceux qui tiennent ce raisonnement savent qu’ils sont dans l’erreur, mais le font uniquement pour flatter l’opinion. Il faut appeler un chat un chat et cela s’appelle clairement le retour de l’idéologie, aux dépens du pragmatisme.

Ce que j’en retiens : c’est que si pendant toute la campagne on a accusé - à tort - Sarkozy d’être un démagogue, au motif qu’il parlait au peuple, il ne faudrait pas qu’il tombe dans l’excès consistant à vouloir flatter vraiment tout le monde - à tort-, c’est-à-dire à jouer le jeu des cons anti-capitalistes et anti-patrons.

6 questions à … François Mitterrand !

9 octobre 2007

François MitterandOn continue la série d’interview de la blogosphère politique française ! Aujourd’hui, j’ai le plaisir de vous présenter les réponses de … François Mitterrand, dont le blog s’intitule Le Blog Mitterrand.2007. Non, rassurez-vous, Mitterrand n’est pas ressuscité ! Si vous voulez savoir le pourquoi du comment de ce pseudo, lisez l’interview ! Vous retrouverez les autres interviews dans la catégorie “interview” de ce blog.
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Un an !

9 octobre 2007

BougieUn an ! Cela fait un an que j’ai commencé l’aventure du blog. Pour fêter ça, j’ai parcouru les 6 premiers billets que j’ai écris (au mois d’octobre 2006). En vous remerciant, vous, les lecteurs, d’avoir participé par le biais de vos commentaires, tout au long de l’année qui vient de passer !

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Citation du dimanche #45

7 octobre 2007

Les militants islamistes n’ignorent pas que l’islam est incompatible avec les principes de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. Ils se sont réunis à Paris en 1981 pour rédiger une Déclaration Islamique des Droits de l’Homme qui occulte toutes les libertés qui contredisent la loi islamique. Plus préoccupant encore est le fait que sous la pression des États musulmans, l’article 18 de la Déclaration des Nations-Unies a été révisé en novembre 1981. La liberté de religion et le droit de changer de religion ont été supprimés et seul le droit d’avoir une religion fut conservé.

Ibn Warraq (Pourquoi je ne suis pas musulman / 1999)

6 questions à Damoclès, de “Damoclès”

5 octobre 2007

Damocles : penseur ?On continue la série d’interview de la blogosphère politique française ! Aujourd’hui, j’ai le plaisir de vous présenter les réponses de Damoclès dont le blog s’intitule . Ce blog est celui d’un homme plein de raison, de goût pour le débat et l’argumentation politique. A lire ! Vous retrouverez les autres interviews dans la catégorie “interview” de ce blog.
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Alain Boyer : à propos de la théorie politique de Karl Popper

4 octobre 2007

Après le texte de Popper sur les fondements du libéralisme, je vous présente aujourd’hui le commentaire qu’en faisait Alain Boyer, dans le hors-série du Point consacré à la pensée libérale. J’aime ce glissement de la pensée entre la démarche scientifique et son énorme efficacité pour appréhender le monde, et la démarche de la politique libérale basée sur la croyance en la possibilité d’un progrès, fruit de la “délibération publique contradictoire”. Je vous laisse apprécier.

Karl Popper (Vienne, 1902 – Londres, 1994) est avant tout un philosophe des sciences, connu pour sa réponse à la question de la démarcation entre la science empirique et les autres discours, à savoir la “falsifiabilité“, le fait qu’une théorie qui prétend parler du monde doit en principe pouvoir être infirmée par l’expérience : nous devons laisser à la Nature la possibilité de répondre “non” aux propositions que nous faisons pour la décrire dans ses mécanismes les plus cachés. Le débat contradictoire et la méthode des hypothèses multiples est au centre de cette conception, qui voit dans la “coopération amicalement hostile des savants” le nerf indispensable du progrès des connaissances. Le pluralisme et la liberté de discussion critique occupent la même place au sein de la théorie politique de Popper, centrée sur l’idée de “société ouverte”, où les traditions et les institutions peuvent être remises en cause et améliorées au nom de normes morales, comme la liberté et la justice. Ce type de société apparaît avec la démocratie athénienne, mais elle est surtout le produit de la “tradition libérale” et de la “tradition rationaliste critique”, auxquelles se rattache Popper, tout en n’ignorant pas certaines des bases morales de la critique socialiste du système libéral, que l’Etat peut aider à réformer dans le sens de la promotion de la justice, en ne prenant pas la route dangereuse de l’utopie, mais en tâchant de lutter pas à pas contre toutes les formes de malheur évitable, et en ne sous estimant jamais l’importance des conséquences inattendues souvent “perverses” de son action, sur laquelle il doit pouvoir revenir à la suite d’un débat public ouvert et sans dogmes. Le libéral croit en la possibilité, mais non en la nécessité, du progrès, dans le cadre institutionnel de la démocratie représentative et délibérative, où les dirigeants peuvent être remplacés sans violence. Il ne s’agit pas de “faire le bonheur” des citoyens, projet paternaliste liberticide, mais de créer un environnement institutionnel tel que l’on puisse peu à peu améliorer les conditions d’existence des plus mal lotis, tout en ne sacrifiant pas les libertés individuelles, en particulier la liberté d’expression critique et pluraliste. Aucune autorité n’étant infaillible, c’est par la délibération publique contradictoire sur les problèmes sociaux que l’on peut espérer avancer. Tout ce dont nous avons besoin pour cela, c’est d’être prêt à apprendre de l’autre par la discussion rationnelle. Et la discussion sera d’autant plus féconde que la variété des points de vue sera grande. “Si la tour de Babel n’avait pas existé, nous aurions dû l’inventer”. Le libéral ne rêve pas d’un consensus parfait de l’opinion, il souhaite seulement la “fertilisation mutuelle” des opinions par leur confrontation. Mais aucun problème ne peut être résolu à la satisfaction générale, et nous ne devons pas le regretter. Il faut promouvoir la tradition du “gouvernement par la discussion”, l’habitude d’écouter les points de vue divergents, le développement d’un “sens de la justice et la capacité d’accepter des compromis”. Sur la tard, Popper a reconnu que même si l’Etat minimal était un bon idéal (il faut se méfier de toute bureaucratie), une certaine dose de “paternalisme” était compatible avec cet idéal.

Alain BOYER
Popper : La Société ouverte et ses ennemis (1ère éd. anglaise 1945; trad. abrégée, Seuil, 1979); Conjectures et Réfutations (1ère éd. anglaise 1963; trad. Payot, 1985); Etat paternaliste ou Etat minimal (1ère éd. allemande 1988; trad. Editions de l’Aire, 1997
Beaudoin J. : K. Popper, PUF, 1989
Boyer A. : Introduction à la lecture de K. Popper, PENS, 1994

La liberté met les voiles ?

3 octobre 2007

femme voiléeDeux femmes voilées à qui l’on refuse l’accès à un gîte, une propriétaire viscéralement attaché à l’émancipation des femmes. Voilà l’affaire qui est jugée au tribunal d’Epinal en ce moment. “Fanny” a-t-elle eu raison d’exiger que le voile soit retiré dans les parties communes ? Horia Demiati a-t-elle raison de porter l’affaire devant les tribunaux pour défendre sa “liberté” ? Pas facile de se faire une idée : voici quelques élements de réflexions. J’aimerais avoir votre avis sur la question !

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6 questions à … RoseNoire de “Incandescences”

3 octobre 2007

RoseNoireOn continue la série d’interview de la blogosphère politique française ! Aujourd’hui, j’ai le plaisir de vous présenter les réponses de Pascale, alias RoseNoire, dont le blog s’intitule Incandescences. Enfin une femme dans la liste des blogueurs politiques ! Et ses réponses confirment que nous aurions besoin de plus de femmes, et de plus de libéraux dans la vie politique ! Vous retrouverez les autres interviews dans la catégorie “interview” de ce blog.

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