6 questions à Pascal, de “Poliblog”
20 novembre 2007 | Imprimez cet article |On continue la série d’interview de la blogosphère politique française ! Vous pensiez que c’était fini ? Que j’allais baisser les bras. Pas du tout ! Aujourd’hui, j’ai le plaisir de vous présenter les réponses de Pascal, dont le blog s’intitule Poliblog. Vous retrouverez les autres interviews dans la catégorie “interview” de ce blog.
Peux-tu faire un historique rapide de ton blog ?
Le Poliblog Indépendant existe depuis le 30 janvier 2007. Après de nombreuses interrogations sur le “ton” et le type de contenus qu’il convenait de proposer, j’ai fini par privilégier la formule d’un blog qui traîte essentiellement de l’actualité politique nationale et de la façon dont je la perçois : les réalisations des politiques en place, de gauche comme de droite, ne relevant même pas de l’anecdote, je m’intéresse surtout au “comportement” souvent scandaleux des politiques, à la crétinerie avec laquelle ils font quotidiennement la preuve de leur stupidité, et à la conception que certains semblent réellement se faire du rôle de la politique, à savoir, le plus souvent, un job comme n’importe quel autre mais qui permet à des ratés et à des tordus dépourvus de toute qualité de se la péter monstrueusement… Avec un record de 1.293 pages vues le 3 mai 2007 et une moyenne quotidienne de 457 pages vues au cours des six dernières semaines (sans publicité particulière, s’il vous plaît !), il me semble aujourd’hui que “ma” vision de la politique en général n’est pas fondamentalement différente de celle de nombreux autres citoyen(ne)s.
Pourquoi blogues-tu ?
Au départ, j’ai créé mon blog pour pousser de petits “coups de gueule” personnels, inspirés par la nullité et le je m’en foutisme de politicards que je rends personnellement et collectivement responsables de la majorité des problèmes dont les Français souffrent dans leur propre pays, les politiques (ou devrais-je parler de cancrelas) m’insupportant de plus en plus….
Comment te positionnerais-tu sur l’échiquier politique ?
Tout dépend du sujet dont on parle : que l’on parle de questions sociales ou de questions économiques, je ne me sens vraiment représenté politiquement par aucun parti ou courant de pensée actuel, mais d’autres n’auraient aucune difficulté à me ranger dans une case. Ainsi, selon la question abordée, un observateur extérieur pourrait tout aussi bien être tenté de me classer à droite, puis à gauche, ensuite à l’extrême-droite, avant de me rattacher peut-être à l’extrême-gauche, voire à l’anarchisme (où l’on m’a rangé plus d’une fois dans les commentaires du blog…). Pour tout dire et pour reprendre le mot utilisé dans la question, je ne vois pas l’intérêt de me “positionner” sur ce que je ne considère du reste pas comme un “échiquier”, la politique n’étant pas un jeu pour moi, mais plutôt un outil qui devrait constamment être mis au service exclusif du peuple (or ce n’est jamais le cas dans la réalité). Cela explique probablement que j’évite toujours de parler du sujet en société. Je reconnais à d’autres le droit élémentaire d’avoir des convictions qui peuvent être fondamentalement différentes des miennes, ce qui ne m’empêche pas de défendre mes propres convictions, qui sont surtout morales, dans un endroit où je peux le faire plus librement qu’en discutant avec des gens qui lorsqu’on parle de politique sont souvent enclins à hausser rapidement le ton. Bref, je roule pour moi et je n’ai aucun scrupule à le dire, dans la mesure où si j’avais été élu à la place de Nicolas Sarkozy, la France ne serait certainement pas dans l’état de délabrement extrême dans lequel elle se trouve aujourd’hui.
Quel est ton avis sur les réformes mises en oeuvre par Sarkozy et le gouvernement Fillon ?
Nicolas Sarkozy et le gouvernement Fillon ne mettent aucune réforme en oeuvre. Sur la quasi-totalité des sujets, le premier défend des conceptions néandertaliennes et exige du second qu’il conduise une caricature de “politique” allant dans le sens “ordonné”. : aussi bien sur le plan social que sur le plan économique, et à l’inverse de nombreux analystes qui vivent grassement des inepties qu’ils déversent en flot continu, je ne vois absolument aucun “projet” de société dans les objectifs poursuivis actuellement par Nicolas Sarkozy (le mot d’”objectifs” me paraissant lui-même outrancier pour qualifier le semblant de politique authentiquement délirante conduite par Sarkozy…). Je pourrais écrire des semaines entières sur le sujet… Disons que sur le sujet de la relance de la croissance, pour ne citer que celui-ci, je ne vois pas comment un président qui a réussi l’exploit de faire descendre sa propre fonction dans le caniveau en moins de six mois compte s’y prendre pour relancer la “machine France” sans d’abord tout faire pour lutter avec force et détermination contre le chômage de masse. A mes yeux, Sarkozy, Fillon et les membres du gouvernement qu’il dirige font partie d’une race de parasites (également présents en grand nombre au PS et dans la totalité des partis) dont la France devrait se débarrasser une bonne fois pour toutes, en privant systématiquement les intéressés de tout mandat électif… si l’ensemble du système ne reposait pas sur une appropriation pure et simple de ces mandats par des bons à rien dénués d’intelligence, de courage, et totalement dépourvus d’ambition (à l’image de Nicolas Sarkozy, qui conduit une politique qui aurait pu faire recette en 1945 à l’heure de la recontrusction…).
Quel est ton avis sur les pistes à suivre pour réformer le PS ?
Disons-le tout de suite, je ne crois pas en une possible réforme du PS, caricature de parti politique qui n’a pas évolué d’un iota après que François Mitterrand ait entrepris de le détruire dès sa constitution. Dans mon esprit, il n’existe pas de “gauche” française parce qu’il n’a jamais existé de “gauche” au niveau mondial : en politique intérieure, quel que soit le pays où l’on se trouve, il y a simplement “ce qui est bon” pour le peuple et pour le développement du pays et tout le reste “qui ne l’est pas”. A l’image de leurs homologues de l’UMP, les socialistes français ne me paraissent défendre aucune conviction, ne sont porteurs d’aucun message particulier et ne font absolument rien qui irait dans le sens d’un début de prise en compte des problèmes rencontrés au quotidien par les citoyens français. Eléphants comme lions en peluche sont trop soucieux de rester “dans le circuit” pour que l’on puisse attendre quoique ce soit de leur part. L’investiture par les militants socialistes de Ségolène Royal comme candidate à l’élection présidentielle, et le fait qu’elle ait pu être opposée à Dominique Strauss-Kahn (engloutisseur de caviar bien connu, impliqué dans des affaires qui auraient dû justifier son renvoi immédiat du PS) et à Laurent Fabius (grand ami des hémophiles devant l’Eternel) à l’occasion des primaires sont des éléments qui à eux seuls me semblent légitimer une dissolution ou au moins une scission immédiate du parti, seul événement qui pourrait éventuellement me conduire à envisager de devenir socialiste, sous réserve qu’une équipe de vrais réformateurs ait l’intention de se mettre au boulot… Pour l’heure, si j’étais encarté, je pense que j’aurais “honte” (véritablement) d’appartenir à un parti d’oisifs et de poltrons comme le Parti socialiste, mais la même phrase est valable pour la plupart des partis politiques existants.
Quel est ton point de vue sur l’Islam ? Penses-tu qu’il représente un danger pour la démocratie ?
L’Islam est une religion que comme beaucoup de catholiques, je connais assez mal. D’après le peu que j’en sais, l’Islam considéré comme “moderne” ne me paraît pas du tout incompatible avec la démocratie. A l’inverse, l’Islam dit “radical” me paraît fondamentalement incompatible avec toutes les formes de démocratie. Accessoirement, je me dois de préciser que je ne considère pas la France actuelle comme une démocratie, mais plutôt comme une République bananière dont l’hebdomadaire Marianne et le Canard Enchaîné présentent régulièrement des travers qui sont aussi nombreux que scandaleux : pays des passe-droits et du piston, royaume des fils à papa, paradis pour les nababs qui licencient à tours de bras, Etat où l’on prend perpétuellement aux pauvres pour donner toujours plus aux riches, l’un des pays aussi où n’importe quel arriviste suffisamment hardi peut atteindre les sommets… Je crache sur cette France-là bien plus que je pourrais jamais cracher sur l’Islam ou sur toute autre religion, une religion quelle qu’elle soit n’ayant à mon sens rien à faire dans le débat politique.
Un grand merci à Pascal ! Je vous invite, comme d’habitude, à réagir à ses réponses en commentaires, ici, ou sur son blog Poliblog.


20 novembre 2007 à 7:41
salut Pascal,
je ne partage pas ton point de vue sur les qualités des hommes politiques. Je pense que, comme partout, il y en a de mauvais, et des bons. Visiblement aucun ne trouve grâce à tes yeux ! La question que j’ai envie de te poser, en lisant ton interview, est la suivante :
Quelle politique faudrait-il donc mener pour que celui (celle) qui la mène te paraisse un peu moins naze que l’image du politicien que tu as en tête ?
On sent beaucoup de rancoeurs dans ton interview, mais peu de pistes de propositions ? Tu critiques la classe politique, mais en même temps tu voudrais qu’il y ait un “projet” politique. Un projet politique, ça veut dire une vision, une construction intellectuelle du pays qui signifie par ailleurs un poids fort du politique. Comment marier les deux ?
à bientôt !
24 novembre 2007 à 0:54
Comment marier les deux ? Simple, le pays devrait être géré comme on gère une entreprise. Je ne parle évidemment pas de l’entreprise française “type”, qui considère le salarié comme un bout de viande et la spéculation comme un moyen on ne peut plus sain de remplir indéfiniment les caisses, je parle de l’entreprise “qui marche tout en restant estimable”, à savoir de celle qui accorde autant d’intérêt au plus petit d’entre les siens qu’aux cols blancs qui sont censés “présider” aux destinées de tous (le mot lui-même ne me plaît pas du tout).
Mon expérience personnelle du management (en tant que managé devenu manager d’une quarantaine de personnes à une certaine époque) m’a permis de toujours vérifier qu’un “chef” digne de ce nom était capable de remotiver les pires équipes de bras cassés, y compris celles dont on penserait a priori ne rien pouvoir tirer.
Mais l’inverse est tout aussi valable : quand c’est le chef qui a les deux bras cassés (ou un baobab dans chaque main, pour employer un langage encore plus imagé), on ne peut ni ne doit rien attendre de son équipe, qui se met à fonctionner sans règles, chacun essayant dans son coin de rendre tolérable une situation qui ne le serait plus si on laissait perdurer des notions comme le sentiment d’appartenance à une communauté, ou la nécessité d’avoir des objectifs communs, car pour l’Homme en tant qu’espèce (pas plus évoluée qu’une meute de loups), il en a toujours été ainsi : il ne peut pas y avoir de meute sans chef et il ne peut pas y avoir de chef sans meute.
Une fois qu’on a compris le fonctionnement d’une meute on a tout compris.
Par exemple, la motivation et la performance collective ne peuvent-elle venir que du sommet ? Evidemment non. Mais quand le sommet est défaillant, dans le meilleur des cas en-dessous on ne peut trouver que des performances individuelles qui ne sont plus additionnables les unes avec les autres, qui ne signifient plus rien (on pourrait faire un parallèle à deux balles avec les deux branlées administrées successivement par l’équipe d’Argentine de rugby à l’équipe de France au cours de la dernière Coupe du Monde : l’équipe n’arrivant pas à développer son jeu, on a pu voir quelques performances individuelles, mais même les meilleurs “performers” de l’équipe de France de rugby n’ont à aucun moment réussi à relever le niveau général).
Applications du principe, si une équipe comme la France “doit” être capable de prendre en charge ses maillons les plus faibles (non en les assistant comme on le fait depuis à peu près vingt ans mais en créant au contraire toutes les conditions pour que chacun puisse réussir et mener une vie “normale”), elle “doit” aussi assumer le fait qu’il faut se débarrasser impitoyablement de ses maillons irrécupérables, que ceux-ci occupent la base ou le sommet (dans le cas des politicards dont je parle plus haut).
Je peux encore développer si tu veux…
(P.-S. : désolé pour la réponse tardive, mais comme tu le sais peut-être j’ai une névralgie d’Arnold, qui ne me laisse pas énormément de temps en ce moment pour remplir mon propre blog… ceci explique cela
)
24 novembre 2007 à 19:23
salut Pascal,
ok sur les grandes lignes. Gérer le pays comme une entreprise, ça veut dire mettre la propriété et la responsabilité au cœur du système. ça implique de définir de quoi les politiques sont responsables. Grande question : pour l’instant ils ne sont responsable (au sens juridique du terme) vis-à-vis de personne.
Par contre, ta vision de se débarrasser des maillons les plus faibles, je ne vois pas trop ce que ça veut dire !
Par ailleurs, je ne crois pas qu’il faille considérer les gens autrement que comme des individus. La vision que tu livres avec l’histoire de la meute, et des chefs, ne me parle pas trop : je pense que les humains sont bien plus que des loups, et je me passerais agréablement de chef. Chacun doit être son propre maitre. Qu’il faille des chefs dans le boulot, c’est clair. QU’il faille des chefs pour nous dire comment vivre sa vie, ça non !
à bientôt !
24 novembre 2007 à 21:56
Je trouve le mode d’expression de Pascal très ennuyeux : tout est pourri, moi je ferai mieux…
Je ne comprend pas pourquoi, tu ne rentre pas en politique (quitte à créer un nouveau parti…) ou plus simplement, tu ne pars pas vivre ailleurs si le tout est aussi noir en France (je suis curieux de ta destination…)
Salut
Simon
26 novembre 2007 à 1:11
[quote comment="3412"]salut Pascal,
ok sur les grandes lignes. Gérer le pays comme une entreprise, ça veut dire mettre la propriété et la responsabilité au cœur du système. ça implique de définir de quoi les politiques sont responsables. Grande question : pour l’instant ils ne sont responsable (au sens juridique du terme) vis-à-vis de personne.
Par contre, ta vision de se débarrasser des maillons les plus faibles, je ne vois pas trop ce que ça veut dire !
Par ailleurs, je ne crois pas qu’il faille considérer les gens autrement que comme des individus. La vision que tu livres avec l’histoire de la meute, et des chefs, ne me parle pas trop : je pense que les humains sont bien plus que des loups, et je me passerais agréablement de chef. Chacun doit être son propre maitre. Qu’il faille des chefs dans le boulot, c’est clair. QU’il faille des chefs pour nous dire comment vivre sa vie, ça non !
à bientôt ![/quote]
Je pense que pascalou à voulu faire comprendre que l’intelligence n’est pas de mise, quand un patron pense qu ils peut se passer des ouvriers et qu’ il les déconsidèrent comme si il avait tout pouvoir et qu’inversement, c’est quasiment le même schéma.Le soucis, c’est la considération en tant qu’être humains de la part du medef de merde et de la politique qui le soutient, j’ai nommé la sarkodictaturie bobo droiche.Si l’entreprise et l’état pouvait comprendre une bonne fois pour toutes que la qualités de vie de ses citoyens-employés contriburait aux centuple à leur expansion, nous ne serions pas dans cette gabegie voulue par nous gouvernements sous pression du medef.Non, ils ont choisit pour nous le harçèlement moral nationalico-médiatisé.Voila nou ssommes dans un pays dirigés par des sadiques qui ont fait trop d ‘études théoriques pour ne pas être manichéens.
Simon,il y a pleins de pays meilleurs que la france de qualité de vie, mais comme on nous pratiquent un lavage de cerveau quasi quotidien, médiatiquement-culturellement depuis le plus jeune âge, on ne pense pas à se donner les moyens d’acquérir les diplômes qui nous permettraient de nous extrader vers des pays bien plus vivables sociologiquement et qualitativement.Mais t’inquiètes pas, tout progresse et la jeunesse aussi, commence à comprendre et à se préparer à partir d’ici pour une vie meilleure et plus saine.Je me souviens de l’ autre con de fillon qui reprochaient aux chercheurs de s’exiler vers des horizons meilleurs pour leurs conditions de travail et la reconnaissance de leurs statuts, comme si ces gens là allaient revenir en france parce que l’ autre tonton fillon leurs reprochaient d être partis !!! Déja bien con à l’époque de croire qu il allait faire revenir les gens qui avaient “choisit” de s’expatrier pour une vie meilleure en les sermonant, comme si ils allaient être destitués de leurs nationalité ou bien frappé par la foudre !!!Et dire que maintenant ce connard est premier ministre,ça annonce la direction que ce gouvernement voudraient nous faire prendre…C’est ça un esprit démocrate ?
Allons simon, rends toi à l’évidence,jamais on nous prendra nos libertés de penser et bien sur qu ‘il y a des pays bien plus vivables que la france sur cette terre.D’ailleurs tous les gens qui en ont les moyens se tirent d ici, t’a pas remarqué ?
26 novembre 2007 à 7:29
Pourquoi ne pas essayer de les faire rester en France alors, pour profiter de leur richesses ? Par exemple, en diminuant la manière dont ils sont taxés / imposés ? soyons conséquent : si on veut faire de la redistribution massive, alors il faut garder les sources d’argent dans notre pays, et les inciter à y venir !
Quand tu parles de pays plus vivables, tu parles des USA et de la GB, et de l’Irlande, Rachid françois ?
26 novembre 2007 à 18:59
Lomig
Non, il n’y a pas que trois pays au monde où la vie est moins opressante qu’en france, il y en a une multitude.Ensuite, tout dépend de ce que les gens recherchent.Oui, je suis d’accord avec toi Lomig pour les grandes entreprises, il faudrait les inciter à rester ici par des mesures fiscales allégées, mais il ne faut pas non plus oublier le peuple, qui devraient aussi en ressentir la répercution.Sans employés une société ne marche pas et sans entreprise, un individu ne peut pas être employé.Le soucis c ‘est ça, c’est que c’est toujours les besoins des entreprise qui sont ciblés et jamais la vie des individus qui la font prospérer, le dilême est ici..Lorsqu’en france, on arrêtera d’étouffer le peuple économiquement( pouvoir d’achat,prix des loyers) seulement,la les entreprises en sentiront l’usufruit car l’energie sera vraiment libérée.Pour l’instant, le désespoir est instauré au nom de la patrie et nous ne sommes pas en guerre( qu’est ce que ça serait dans ces conditions, si on l’était!!..)Sarkozy et son gouvernement de pignouf, se contente de faire de l’esbrouffe et ne s’attaque pas aux conditions de vie du peuple à qui on demande tout le temps de faire des efforts de plus en plus inhumain ex: accepter d’être à la rue,alors qu’on a un emploi!!! supprimer des tribunaux des prud’hommes et en plus il faudrait qu’il aient de l’ampathie pour le medef et le gouvernement!!!..Arrêtez,orientez mieux le débat, s’il vous plait, élevez le..
26 novembre 2007 à 19:55
salut Rachid François,
je vais te livrer le fond de ma pensée, brutalement, pour que tu comprennes bien quel est mon point de vue. Je pense que le peuple français est effectivement étouffé, sous le poids de prélèvement obligatoires, de règlementations qui alourdissent toute initiative, le tout pour financer un système étatique obèse, qui se goinfre là-dessus. On prélève à ceux qui sont soumis aux contraintes de la concurrence, pour donner à ceux qui en sont protégés. On finance des groupuscules associatifs, dont les finalités ne sont pas très claires et ne servent pas toujours l’intérêt général (condition d’un financement public). Et arrêtons de taper sur les entreprises ! Une entreprise est un concept abstrait.Ce qui existe, ce sont des individus, des salariés, des entrepreneurs, des actionnaires-propriétaires, et tous ces individus sont reliés par des contrats. Un contrat est signé librement par les deux parties. La discussion sur le pouvoir d’achat est une fausse discussion (un vrai problème pour ceux qui en souffrent) : le pouvoir d’achat, comme le prix des loyers ne peut pas, et ne doit pas être décidé dans un instance centrale étatique. Ce sont des résultantes de la vie économique, et du fonctionnement du marché. Voilà la réalité. Cessons de taxer toute création de richesse, et il y en aura plus. Les richesses sont toujours créés, par la production, par la création, par l’échange. Il faut favoriser tout cela, et arrêter de gaspiller notre argent de contribuable dans des administrations dépensières, gaspilleuse (lire "le grand gaspillage de J. Marseille), et gérée en dépit du bon sens, parce que par des irresponsables.
voilà le fond de ma pensée. Je ne sais pas si ça élève le débat, mais c’est comme ça que je l’oriente.
Je souhaite de tout coeur qu’un jour, nous ayons la sagesse de réduire la fonction publique fortement, et que les missions de l’Etat soient réduites. ON n’a pas besoin d’Etat pour gérer la santé, on n’a pas besoin d’Etat pour gérer les écoles. A force de protéger un corps de fonctionnaire pléthorique, on étouffe le reste de la population qui profiterait bien plus directement du fruit de son travail si on ne l’obligeait pas à le donner à des fonctionnaires.
à bientôt !
26 novembre 2007 à 22:00
Je suis d’ accord avec toi et je cites pas les entreprises comme seules responsables des maux du peuple.Mais je pense pas que c ‘est seulement en restreignant les dépenses publiques ou en se focalisant dessus que ça va régler tous les problèmes,pourtant basiques.Je dis qu ‘il y en a marre qu’on porte seulement l attention sur eux, alors que le peuple contribue largement à son essort et qu’aucunes mesures n’est à prévoir pour les sécuriser dans leurs vies actuelles, voila ce que je dis.Tu vois comme tu dis , si discuter du pouvoir d ‘achat n’est pas indispensable, alors il conviendrait enfin de trouver des solutions à ce fameux problème, concrêtes pour ne plus avoir à en discuter!!! Le soucis c ‘est pas que les gens demandent un superbe pouvoir d’achat pour avoir un train de vie super luxueux, non…C’est qu ils veulent discuter du pouvoir d’achat simplement pour pouvoir se loger ou manger décement qand ils travaillent et ne pas craindre de se retrouver à la rue, voila où en est la situation.Alors,restons modeste et ne nions pas la réalité..Il y a des lois à faire et des mesures à prendre, urgement.1 français sur deux à peur de se retrouver à la rue, je crois que c ‘est grandement préoccupant.
27 novembre 2007 à 8:13
salut Rachid françois,
au risque de te paraitre réducteur, je dirais que la sécurisation professionnelle est avant tout garantie par la réduction du chômage : la sécurité, ce n’est pas garder toute sa vie le même travail, c’est avoir l’assurance de pouvoir en changer rapidement, dans des conditions correctes. Seul le plein emploi garantit celà.
Par ailleurs, pour augmenter le pouvoir d’achat, le seul moyen est de produire plus de richesses. On biaise souvent ce problème en parlant comme s’il y avait une masse de richesses à se répartir ! Avant de se répartir des richesses, il faut déjà en produire. Par ailleurs, la répartition est à mettre en place avec beaucoup de prudence, car de la répartition des richesses à la spoliation de propriété, il n’y a qu’un pas, et qui crée une culture où le don n’a plus sa place, où la générosité n’a plus sa place. La solidarité, servie à toute les sauces, peut nuire au final à son objectif premier qui est la charité. Si le but est de transférer des richesses des plus riches aux plus pauvres. Je ne suis pas sûr que l’Etat soit le mieux placé pour le faire.
à bientôt !
28 novembre 2007 à 1:05
Lomig
Ton truc c est le serpent qui se mord la queue, je m’explique: la sécurisation proffessionnelle ? même ceux qui l’ont déja font des pieds et des mains pour avoir de quoi se loger.Les conditions pour la vivre et l’exécuter ne sont pas réunies et c ‘est encore une fois mettre un impératif( celui du logement) comme le dernier soucis des français, alors que c ‘est tout de même le premier, merde !! Qu’est ce que c ‘est que ce déni systématique ? Il y a un lourd passif justement sur l’incacité de régler ce problème une bonne fois pour toute pour les gens qui travaillent et selon la constitution en plus, doivent avoir un toit pour se loger !!!ça fait une dizaine d’années qu’on dit aux gens de travailler plus ou qu’on leurs parle de travail,alors qu’ ils sont en pleins dedans pour améliorer leurs sorts !!!Soyez décents, merde !!! Faut attendre la retraite pour avoir des conditions de vie décente dans ce pays, dites le !!!Mais arrêtez de détourner le problème en nous servant une mauvaise sauce de pleins emplois,vu que même ceux qui bossent n’arrivent plus à se loger, c’est franchement ridicule et insultant!! Dis donc, si c était pas si important que ça, pourquoi alors une loi sur le logement opposable, alors ?
28 novembre 2007 à 7:24
salut Rachid François,
pas la peine de s’énerver !
Si l’état ne prenait pas la moitié de leur revenus aux gens, ils galèreraient peut-être un peu moins pour se loger. Mais on ne peut pas demander à l’Etat à la fois de taxer moins la population, et à la fois de s’occuper de construire des parcs de HLM, et de saupoudrer de l’argent dans les quartiers difficiles, et de…, et de… et de…. Il faut choisir entre les deux. Ce que l’Etat donne d’une main, il le reprend forcément de l’autre (pas aux mêmes, normallement). C’est ce qu’on appelle la redistribution, non. Je pense qu’elle est très contreproductive et destructrice de richesse.
Je ne connais pas le contenu du droit au logement opposable. Peux-tu nous en dire plus ?
à bientôt !
28 novembre 2007 à 16:03
Lomig
Non, je n’ai pas encore "décortiqué" le contenu de cette loi.Je sais simplement que c ‘est une loi qui à été faite suite à la découverte de 500 000 sdf "travailleurs" et qui a mit le problème du logement au rang des préocupations prioritaires des français pour les elections présidentielles, tu t’en souviens déja plus ? Le droit au logement opposable c ‘est une loi qui permet à chaque citoyens de porter plainte contre l’état, si il n’a pas de logement alors qu’il réunit les conditions pour l’obtenir,voila.Donc, pour sortir du principe de richesse-redistribution, une des solutions qui peut être mise en place et qui ne plaira pas à tout le monde serait de faire comme en allemagne lorsque le cas s ‘est produit : une règlementation cohèrente du prix des loyers ! ! !
29 novembre 2007 à 7:55
salut Rachid François,
oui je me souviens des grandes lignes de l’esprit de cette loi. pour moi, c’est de la connerie, parce que ça ne règlera pas concrètement le problème de la sous-offre de logement, mais par contre ça va encore politiser un peu plus les choses, faire en sorte que les gens puisse réclamer encore un peu plus de l’Etat providence, et nuire à la liberté individuelle.
Si les entreprises de BTP, pourtant souvent montrées du doigt comme des avides profiteurs, ne construisent pas assez, quelle en est la raison ? c’est ça ce qu’il faut aller voir. Chacun son job ! Laissons les professionnels construire des bâtiments et des maisons. non ?
29 novembre 2007 à 18:15
Que ça te plaise ou non , une société ou le travail ne te garantit aucunes sécurités pour te loger n’est pas viable.Le rôle d’un gouvernement c’est de garantir la sécurité du peuple et dans notre constitution,ça lui incombe aussi que ses citoyens puissent se loger.On va pas tourner 107 ans autour du pot à chercher les causes et les effets, c’est la responsibilité de l’état ! !Mais nier cette évidence majeure et ce besoin primordial, n’arrangera certainement pas les choses et nuira violement à très court terme à la paix de la société.On paies des impots bordel et on devrait courber l’échine et faire profil bas parce qu’on peut pas se loger ? Il y en a marre du sophisme et de la démagogie !!!
29 novembre 2007 à 18:19
Dixit Lomig :
oui je me souviens des grandes lignes de l’esprit de cette loi. pour moi, c’est de la connerie, parce que ça ne règlera pas concrètement le problème de la sous-offre de logement.
J’ai donné la réponse plus haut dans le premier des mes deux derniers post, qui ne peut être fait par l’état,comme l’allemagne à eu le courage de faire ( et on y arrivera par la force des choses ) : une règlementation cohèrente du prix des loyers ! ! !
3 décembre 2007 à 12:03
Petite information survenue entre deux post :
Le chef du gouvernement a également annoncé l’ouverture immédiate d’une concertation avec les professionnels du logement pour que "dès le 1er janvier, les loyers soient indexés sur les prix et non plus sur l’indice de la construction".
L’actuel indice de référence des loyers, qui existe depuis le 1er janvier 2006, est déjà composé à 60% de l’indice des prix à la consommation, à 20% de l’indice du coût de la construction (ICC) et à 20% de l’indice des prix d’entretien et d’amélioration (IPEA).
La ministre du logement, Christine Boutin, préparera en outre un projet de loi pour "supprimer dès le début de 2008 les cautions et réduire à un mois les dépôts de garantie", a-t-il précisé.
Espérons que çe ne soit pas une mesurette, dans le coût de la location.
Article à consulter dans son intégralité,ici——->http://www.orange.fr/bin/frame.cgi?u=http%3A//actu.orange.fr/articles/a-la-une/Mesures-pour-le-pouvoir-d-achat-deux-textes-soumis-au-Parlement-bientot.html
Alors tu vois Lomig,la location est bel et bien au centre du débat politique.
3 décembre 2007 à 14:22
salut,
je n’ai jamais dit que ça n’était pas présent dans le débat…c’est simplement que je suis fatigué de constater qu’on considère toujours des solutions où tout passe par l’Etat…!
Si les cautions sont énormes en France, c’est parce qu’on a laissé se développer un mode de fonctionnement où :
Donc, réduire les cautions c’est très bien. ça limite une dérive. Mais ça ne donnera pas un centime de plus de pouvoir d’achat, et ça ne construira pas un seul logement supplémentaire.
Mais; très bien, c’est pragmatique, ça va limiter les dégats pour les moins fortunés, je suis partant.
à bientôt !
3 décembre 2007 à 20:15
Lomig
Il n’y a pas que le cautions qui vont être réduite à 1 mois, il y a aussi l’indexation du prix des loyers par rapport au coût de la vie ( c’est le commencement d ‘une réglementation sur les prix des loyers).Ensuite, ok l ‘état y met son grain des sel, mais à quoi sert il sinon ? expliques moi ? Il faut bien un garde fou, non ?
4 décembre 2007 à 8:20
Salut Rachid François,
eh bien en fait ce que je pense c’est que l’Etat gère beaucoup de choses que des entreprises privées gèreraient aussi bien, et même mieux que lui. Le problème c’est qu’on sait celà depuis longtemps (voir bouquin de J. Marseille "Le grand gaspillage") : l’Etat est un mauvais gestionnaire. Et c’est normal, puisque les gens qui gèrent les différentes activités étatiques ne sont responsables devant personne : pourquoi chercheraient-ils l’efficacité ou la bonne gestion ?
En particulier sur cette règlementation du prix des loyers, je pense qu’un prix doit être le résultat d’un marché libre, et ne peut pas être fixé par une instance centrale. Tout le commerce mondial est basé là-dessus ! Qui va fixer le prix ? à quel niveau ? selon quel critère ? Il est impossible et fou de penser qu’on pourra, par une règlementation, trouver un prix plus juste que le prix du marché…
Si l’Etat fixe le prix trop haut, personne ne pourra se loger ; s’il le fixe trop bas, les propriétaires n’auront plus intérêt à louer…et on ne trouvera plus d’appartements à louer. Cette régulation entre l’offre et la demande doit se faire librement par le biais du jeu du marché. Il vaut mieux mettre en place des aides pour les plus démunis, et laisser le marché jouer librement, que de vouloir rendre le marché plus "juste". Un marché n’est pas juste, il n’est que le reflet d’échanges inter-individuels.
à bientôt !
4 décembre 2007 à 19:28
Non, justement je ne suis pas du tout d’accord avec toi.D’abord sur le fait qu ‘il est impossible de "réglementer" justement ( et non pas à la hausse) le prix des loyers.Il s’agit seulement de les indexer sur le pouvoir d’achat en france et le nombre de m3.D’abord par rapport aux salaires les plus bas et ensuite selon l’endroit et la superficie de l’appartement,ça fait déja trois critères cohérents.
Laisser jouer le marché librement ? c’est ce qui à créé aujourd’ hui la situation dans la quelle nous sommes !!! Donc , concrêtement,très mauvaises solutions, sans compter les logements qui ne se louent pas , vu le prix abusif des loyers et les garanties qu’on demande.Je pense que tu es peut être propriétaire pour répondre comme tu le fais.Le peuple ne demande pas qu’on lui fasse un don,mais qu’on arrête de le sucer jusqu’au sang alors qu’il est grandement possible de faire autrement.De toutes façons, c’est bien parti pour avec l indexation des loyers sur le coûts de la vie et c’est tant mieux!!..
4 décembre 2007 à 19:40
j’imagine que tu as raison : tant mieux si l’indexation des hausses de loyers permet de limiter l’impact sur la vie de ceux qui ont du mal à joindre les deux bouts !
Cependant, le peuple qui demande qu’on arrête de le sucer devrait peut-être se retourner de temps en temps vers l’Etat qui lui pompe la moitié de ses revenus !
à bientôt!
5 décembre 2007 à 23:52
LOmiG.
L’indexation à la baisse de la hausse des loyers par rapport au coût de la vie, c ‘est ça le projet de loi ( lol), soyons prècis.Pour l’état tu as raison, mais en l’occurence,là c’est lui qui veut mettre cette mesure en place, sous la pression justement du peuple par le truchement du dialogue médiatique,économique et médiatique.
Faudra bien qu on arrive à quelque chose de cohérent; aussi bien pour les offices locatifs publics que pour les propriétaires privés,sans pour autant tomber dans l’éxcès ou le déficit de ceux ci.
6 décembre 2007 à 7:20
salut,
je ne connais pas bien ce sujet. Je te fais confiance, et j’imagine que tu as raison. Par contre, je ne sais pas ce qu’est le dialogue médiatique (les sondages?), ni le dialogue économique (le commerce ?). La pression du peuple sur l’Etat et les élus se fait généralement par les élections, et des fois par des manifestations…
à bientôt !
6 décembre 2007 à 12:46
LomiG
Dialogue médiatique=communication par les médias( presse,tv,internet).
Economique= Constat du manque de pouvoir d’achat,des salaires et du coût de la vie diffusée dans les médias par instituts de recherches,associations,inssee,partenaires sociaux,sondages aussi.
Voila la boucle est bouclée, je vois pas ce qu on peut ajouter de plus comme informations à ce sujet.Moi j’arrête ici j’ai tout dit.
6 décembre 2007 à 14:05
c’était juste pour préciser que Dialogue = communication entre deux personnes ou entités…
La communication par les médias que tu décris est donc un dialogue à sens unique entre les politiques et les citoyens, et la communication économique que tu décris n’est pas une communication, mais une prise d’information et de données, de la part du politique, (j’imagine).
L’intérêt à continuer ici cette discussion n’est pas évident, faute d’avoir un constat factuel de la situation du logement…
à bientôt !
6 décembre 2007 à 16:43
Merci pour ces petits cours de grammaire, mais non ex: on parle aussi de dialogue social….Et pour la communication économique, je n’en ai pas fait état, j’ai écrit : dialogue ( faire part-échanges d’informations selon des éléments reçus et reconnus).Le constat pour le logement est bien factuel ( c’est une abération), il y a que toi qui soit pas au courant apparement…Trop de mots tuent les sens des mots.
6 décembre 2007 à 19:02
salut,
ce n’était pas jouer sur les mots, mais peu importe…
quel est le constat puisqu’il semble connu de tous ? Pas assez de logements ? loyers trop chers ? trop cher par rapport à quoi ? pas assez de logements pour loger tout le monde ?
6 décembre 2007 à 23:23
LomiG
Oui tout ça, LomiG…C’est la plus grosse préoccupation du peuple français en ce moment aussi.Bref c ‘est pas de ta faute, lol..Mais c’est quand même déplorable. @+ pour un autre sujet, pour moi le débat la- dessus est clôs.