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Archive for avril, 2008

Le fleuve et la flamme

8 avril 2008

Sur un grand fleuve tel que l’Amazone, ou le Mississipi, comment appeleriez-vous un gars sur un canoë qui rame à contre-courant, en espérant remonter le fleuve ? Un fou, ou un idiot. Il ne vous viendrait pas à l’esprit de saluer son courage. Vous pourriez même, par compassion, lui conseiller d’orienter son esquif dans le sens du courant, et puis de naviguer à droite à gauche en utilisant la force du flux.

Comment appeleriez-vous ceux qui veulent stopper le parcours de la flamme olympique ? Des fous, ou des idiots ?

C’est la force du symbole, vous répondront-ils, convaincus. “En stoppant la flamme, on montre au monde entier que l’on condamne l’action chinoise au Tibet”. Comme si cette ridicule et pitoyable posture avait une quelconque chance de changer ce qui se passe au Tibet. Comme si un boycott des Jeux avait une quelconque chance de se produire. Vouloir systématiquement mettre du politique partout, c’est ramer à contre-courant.

La Chine change, bien plus vite que la France. Empêcher le commerce avec la Chine est la position de ceux qui rament dans le mauvais sensVoilà la réalité. Elle a obtenu les Jeux Olympiques. Voilà la réalité. Les Jeux Olympiques sont une affaire de sport, et de commerce. Le commerce change la Chine bien plus durablement et solidement que toutes les actions dénuées de sens de ceux qui veulent se battre contre un flamme, en dénonçant des atteintes - réelles - aux droits de l’homme. Empêcher le commerce avec la Chine : c’est la position de ceux qui rament dans le mauvais sens, et qui n’ont décidement pas compris ce qu’est le commerce. Ce que je crois, c’est que la machine commerciale des Jeux sera profitable aux Chinois, que les journalistes présents en Chine seront profitables à l’éclosion - même restreinte - d’une part de vérité, et que tout cela va dans le bon sens. Les Jeux n’ont rien à voir avec le Tibet. Voilà la réalité.

Edit : visiblement, Le Chafouin n’est pas de mon avis. Monsieur Pingouin non plus, d’ailleurs. Authueil a, quand à lui, parfaitement exprimé le sentiment que je voulais dire.

Interview d’Alain Boyer : onzieme et derniere partie !

7 avril 2008

Suite et fin de l’interview d’Alain Boyer, professeur de philosophie politique à la Sorbonne. Après les deux précédentes parties consacrées à Karl Popper, la dernière partie est consacrée aux réformes entreprises dans le domaine de l’enseignement supérieur. Aux blocages, et aux voies de progrès…évoqués en septembre 2007, ça a déjà changé depuis. Vous pouvez retrouver toutes les parties de l’interview dans le sommaire ! …Bonne lecture !

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Citation du dimanche #71

6 avril 2008

Libéralisme et intervention de l’État ne sont pas contradictoires ; aucune liberté n’est possible si l’État ne la garantit pas.

Karl Popper

Interview d’Alain Boyer : dixième et avant-dernière partie

3 avril 2008

Suite de la partie de l’interview consacrée à Karl Popper. On continue à y parler de mots en “isme” (nihilisme, relativisme, essentialisme, déclinisme, marxisme), du sens de l’histoire, d’écologie, de science, de la possibilité de changer et d’évoluer. Et du commerce qui est décidemment mal compris en France. Passionnant ! C’est l’avant-dernière partie de cette interview. Vous pouvez retrouver toutes les parties de l’interview dans le sommaire ! …Bonne lecture !

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Le nombre de fonctionnaires : indicateur de la volonté de réforme ?

1 avril 2008

On a appris ce matin, par la voix du rapporteur général du budget à l’Assemblée Nationale, que l’objectif de ne pas remplacer un départ à la retraite sur deux dans la fonction publique ne serait pas tenu en 2008. On pourrait s’en affliger, si cet objectif n’apparaissait pas - au vu de ce qui s’est fait dans les autres grands pays occidentaux - comme déjà particulièrement peu ambitieux. Si cet objectif était tenu (et il ne le sera pas!), on arriverait sur une diminution de l’ordre de 4% du nombre de fonctionnaires, là où les autres pays ont réduits de l’ordre de 20% leurs effectifs.

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