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Archive for septembre, 2008

De la sortie des 35h par la loi sur les heures supplémentaires (TEPA 2007) : cherchez l’erreur !

30 septembre 2008

Afin de tenter de faire croire qu’on va sérieusement revenir sur le crime contre l’économie (dixit Jean Peyrelevade, dans son livre “Sarkozy : l’erreur historique”1) qu’ a constitué le passage à 35 heures de la durée de travail, la fameuse loi TEPA 2007 (cadeau fait aux riches?) a mis en place des dispositions relatives aux heures supplémentaires, qui nous ont été présentées comme le début de la fin des 35 heures. Objectif : travailler plus pour gagner plus, redonner du pouvoir d’achat aux travailleurs, et, par le principe Keynésien, relancer la consommation, donc la production, etc., etc.
On peut démontrer que ces dispositions sont tout simplement et irréductiblement néfastes.

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  1. Source principale : “Sarkozy, l’erreur historique”, de Jean Peyrelevade, chez Plon 2008

Conseils de lecture #20

30 septembre 2008

Bonne lecture!

Subsidiarité

30 septembre 2008

Retour sur le principe de subsidiarité, souvent invoqué et source de pas mal de confusion. Les sociaux-démocrates le font partir d’en haut, et le confondent avec la décentralisation (le niveau le plus haut dans l’organisation de la société délègue une partie de ses pouvoirs), tandis que les libéraux le font partir de l’individu, et y voient le seul moyen de structurer la loi pour garantir la liberté individuelle. Pour les libéraux, la subsidiarité, c’est le principe selon lequel les individus délèguent une partie du pouvoir sur un organe collectif (public ou non).

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Citation du dimanche #96

28 septembre 2008

La vérité ne se décide pas à la majorité des voix. La vérité est la vérité, elle se reconnaît. Mais cette vérité-là ne peut pas elle-même être reconnue dans le monde hyperpolitisé et hypermédiatisé où nous vivons et où toute valeur disparaît au profit du nombre. C’est le nombre de ses fans qui fait de Loana une star plus que ses qualités intrinsèques. Et c’est le nombre de participants au sommet antilibéral de Porto Alegre ou au Forum des puissants de Davos qui permettent de focaliser l’attention des médias et des hommes politiques.

[…] Non, le Forum de Davos, les grandes entreprises multinationales, le FMI et la Banque mondiale ne sont pas l’expression ni même le symbole du capitalisme!

N’est-il pas paradoxal, en effet, de faire du FMI ou de la Banque mondiale des symboles du capitalisme, alors qu’il s’agit là d’organisations interétatiques ? Les ressources qu’ils distribuent ont nécessairement été produites par les efforts de personnes privées auprès desquelles elles ont été prélevées. Et elles sont essentiellement redistribuées à des États et à des organisations publiques, c’est-à-dire à des personnes irresponsables, puisqu’elles n’engagent pas leurs propres ressources et qu’elles ne subissent pas la sanction de leurs erreurs. Car les habitants des pays pauvres ne sont pas les victimes du capitalisme mondial, ils sont bien au contraire les victimes d’un manque de capitalismeC’est ainsi que le FMI et la Banque mondiale ont gaspillé des ressources considérables, qu’ils ont incité une myriade d’autres organisations et États à faire de même et qu’ils ont aidé à se maintenir en place des régimes aussi nuisibles que corrompus. Car les habitants des pays pauvres ne sont pas les victimes du capitalisme mondial, ils sont bien au contraire les victimes d’un manque de capitalisme. Ce n’est pas sur les marchés mondiaux qu’il faut trouver la source de leurs maux, mais chez eux-mêmes: ce sont les États des pays pauvres qui les maintiennent dans la pauvreté en empêchant les initiatives privées, en spoliant les plus actifs, les plus courageux, les plus innovateurs, en détruisant la morale naturelle – si indispensable au développement – par le développement de la corruption.

Qu’est-ce que le capitalisme en réalité?

On fait également fausse route en ramenant le capitalisme à la seule existence de quelques grandes firmes. Comme l’a si bien souligné l’auteur péruvien Hernando de Soto, dans de nombreux pays sous-développés on appelle capitalistes les propriétaires de grosses entreprises qui vivent en symbiose avec l’État, qui vivent de subventions, de privilèges, de protections douanières et qui, en retour, soutiennent les hommes politiques en place. Mais ils ne méritent pas le beau nom de “capitalistes”, ni même celui d’entrepreneurs. Ils ne sont que des nomenklaturistes, des parasites sociaux, qui non seulement vivent aux dépens des autres, mais encore les empêchent de se développer. Les vrais capitalistes, ce sont tous ces hommes et ces femmes – qu’ils soient pauvres ou aisés, petits entrepreneurs, agriculteurs ou artisans – qui développent des trésors d’imagination pour survivre, imaginer, créer, en dépit des obstacles fiscaux, législatifs et réglementaires que leur opposent les détenteurs du pouvoir.

Être capitaliste, c’est se voir reconnaître la propriété du fruit de son travail, de ses efforts, de son imagination. Et toute la dignité de l’homme lui vient donc de sa capacité à être capitaliste. Comment se fait-il alors qu’il soit si difficile de se dire favorable au capitalisme, d’en défendre les valeurs? On pourra voir un indice inquiétant des dérives intellectuelles de notre temps en considérant l’extraordinaire contraste qui existe entre, d’une part, le « battage médiatique » mondial qui entoure la rencontre de Porto Alegre – ainsi que, dans une moindre mesure, la réunion du Forum de Davos –, et, d’autre part, cette formidable initiative qu’a été, le 2 décembre dernier, la “marche pour le capitalisme” qui s’est déroulée dans une presque centaine de villes à travers le monde. Cette “marche” – dont l’initiative revient non pas à quelque “gros capitaliste”, mais à un chanteur des rues australien – est passée presque inaperçue, d’une part bien sûr parce que les organisateurs de ces différentes manifestations étaient loin de bénéficier des aides financières disponibles pour les autres, mais aussi parce que le silence médiatique a été presque total. Mais, répétons-le, ce n’est pas le nombre qui fait la vérité.

Pascal Salin

Islam Documents : présentation et interview du responsable

26 septembre 2008

Islam Documents est un site formidable, portant sur les origines de l’Islam et présentant l’ensemble des documents originaux relatifs à l’élaboration de la religion musulmane. Il comporte plus de 10.000 textes. Mis au courant de l’existence de ce site par un message de son responsable, et convaincu que l’approche historique est plus efficace que les débats théologiques (c’est l’affaire des musulmans) pour faire émerger la vérité, j’ai eu envie de lui poser quelques questions sur ce projet, son but, sa méthode. Voici donc ses réponses, en exclusivité pour ExpressionLibre. Donc pour vous, chers lecteurs !

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Les paradoxes de l’absurde

26 septembre 2008

L’absurde naît de cette confrontation entre l’appel humain et le silence déraisonnable du monde.

Albert Camus

Si vous n’êtes ni suicidaire, ni croyant, vous devez savoir ce qu’est le sentiment de l’absurde. L’absurde, si bien décrit et investigé par Albert Camus, est le sentiment lié à notre statut d’être mortel, conscient de l’être, et néanmoins avide de sens. Il n’existe pas de sens absolu à notre vie. Puisqu’au bout du chemin, nous mourrons, quoi qu’il arrive. On peut s’extraire de cette dure réalité en se suicidant, ou en inventant une vie après la mort, ce que font la plupart des croyants. Prise comme cela, la croyance est un suicide philosophique.

Pour les autres, dont je suis, c’est l’absurde. Ce sentiment tragique fait partie de la vie. Mais il est moins insupportable qu’il n’y parait au premier abord. Si l’absurde détruit le sens, et l’espoir, il constitue aussi ce qui nous relie au monde. En effet, c’est aussi une source de liberté que de savoir qu’il n’existe pas de sens absolu. A chacun de chercher le sens qu’il veut donner à sa vie.

Si le sens absolu n’existe pas, alors chaque être humain est libre d’une certaine manière. Cela ne signifie pas que tout est permis, loin de là. Mais tout de même, c’est aussi une grande liberté de savoir que nous sommes les seuls juges - et les seuls responsables - de nos choix.

Bien sûr, le bonheur prend un goût différent pour l’homme absurde. Mais je préfère le goût de la vérité à la “joie empoisonnée” que constituent toutes les tentatives déraisonnables de rétablissement du sens absolu.

Le bonheur suppose sans doute toujours quelque inquiétude, quelque passion, une pointe de douleur qui nous éveille à nous-même.

Alain

CR_RDB #3

25 septembre 2008

J’étais donc à la république des blogs hier soir. Bon, soyons clair : Maître Kanter, c’est moins sympa que Le Pavillon Baltard. Mais ça passe.
J’ai pu saluer Authueil et Jules, qui étaient déjà assis à une grande tablée de blogueuses et de blogueurs.
Je me suis assis à une table, et j’ai été rejoint par le très sympathique Frédéric, qui attendait une connaissance1.
Un blogueur nommé Torvald nous a rejoint, presqu’au même moment que Jean-Paul Oury.
J’ai profité d’un petit moment pour aller saluer Eolas, qui a accepté récemment que ses articles soient repris sur la blogosphère libérale.
Nous avons mangé un morceau en discutant principalement de l’élection présidentielle américaine, à laquelle Frédéric consacre désormais toute son activité de “veille”. Il en est d’ailleurs un très bon spécialiste, et je regrette qu’il ne tienne pas un blog sur ce sujet. Laurent Gloaguen2 était installé à la table derrière nous, et je l’ai salué également.

Puis, finalement, Roman nous a rejoint ! Il nous explique ce qu’il faisait au boulot à 22h00, très intéressant.

Quelques instants après, Authueil est venu pour nous dire que quelqu’un me cherchait : il s’agissait de Penthievre, commentateur de qualité sur ExpressionLibre, ainsi que sur pas mal de blog du réseau LHC.
Nous échangeons quelques mots avec le sympathique Authueil, qui me fait - gentiment - le reproche de toujours partir au quart de tour dans les discussions. D’être à la limite du trollage, en somme. Ce que j’assume : je lui explique donc que les discussions ouvertes, pragmatiques entre les gens pleins de doutes et réceptifs à l’opinion d’autrui peuvent aussi avoir le défaut de ne pas permettre de faire émerger les points de désaccords, et que c’est la raison pour laquelle je “grossis” légèrement le trait pour faire réagir.

La discussion embraye avec Penthievre, Jean-Paul, et Roman sur le libéralisme, sur la position de Roman, qui n’est pas libéral au sens radical du terme, mais plus par pragmatisme et par bon sens, la conversation fait rage. Au bout d’un moment, je vais débaucher Mathieu L., qui discutait avec Abadinte, qui nous rejoint peu après à la table. Mathieu L. est très sympathique et ouvert dans la discussion, ce qui ne m’étonne pas, au vu de nos échanges sur nos blogs respectifs. La discussion part dans tous les sens : nous parlons d’Edvige, du rSa, de la droite et de la gauche3, de la politique du gouvernement.

J’aime quand ça part un peu dans tous les sens, même si c’est un peu bordélique. Je pars dans une discussion de fond avec Mathieu L., qui a commencé sur le conservatisme et le réformisme, et qui a dérivé sur la pauvreté, et le manque de “révolte” affiché de la part de ceux qu’il considère comme les gens “de droite”. Je lui confirme que, oui, la misère et la violence me révoltent toujours. Et je lui exprime mon sentiment que les pays pauvres le sont bien plus du fait d’un manque de libéralisme, et de capitalisme que du fait du libéralisme et du capitalisme. Et que ce sont la plupart du temps les états, les tyrans, les corrompus qui empêchent la création de richesses et le développement de l’économie, par la spoliation permanente des individus et le non-respect du droit de propriété. Il est plutôt d’accord et me dit que ça ne fait pas un argument contre l’Etat, mais contre le despotisme. J’en suis d’accord, et le libéralisme d’ailleurs ne prône pas autre chose que le respect des droits de propriété et la limitation des pouvoirs, quels qu’ils soient.

Nous avons clôturé cette république des blogs ; je serais bien resté plus longtemps, mais il faut bien anticiper le réveil difficile du lendemain. C’était super sympa, en tout cas, et j’étais très heureux de rencontrer Mathieu L. et Penthièvre, que je ne connaissais pas encore en chair et en os. Vivement la prochaine !

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  1. qui s’est révélé être finalement Emmanuel, de Ceteris Paribus
  2. si vous ne connaissez pas son site, je vous conseille d’aller y faire un tour, il est somptueusement bien réalisé, et les pages perso que l’on y trouve son très bien écrites et émouvantes
  3. je ne sais toujours pas ce que c’est, au grand dam de ceux pour qui ces mots ont une signification, et pourtant j’y met de la bonne volonté…

rSa : l’enfer pavé de bonnes intentions ?

24 septembre 2008

Le rSa est-il une bonne ou une mauvaise idée ? s’agit-il d’une nouvelle usine à gaz injustifiée aux effets incertains, ou d’un plan courageux qui va permettre d’inciter au travail et de sortir de l’assistanat ?

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