CR_RDB #3
25 septembre 2008J’étais donc à la république des blogs hier soir. Bon, soyons clair : Maître Kanter, c’est moins sympa que Le Pavillon Baltard. Mais ça passe.
J’ai pu saluer Authueil et Jules, qui étaient déjà assis à une grande tablée de blogueuses et de blogueurs.
Je me suis assis à une table, et j’ai été rejoint par le très sympathique Frédéric, qui attendait une connaissance1.
Un blogueur nommé Torvald nous a rejoint, presqu’au même moment que Jean-Paul Oury.
J’ai profité d’un petit moment pour aller saluer Eolas, qui a accepté récemment que ses articles soient repris sur la blogosphère libérale.
Nous avons mangé un morceau en discutant principalement de l’élection présidentielle américaine, à laquelle Frédéric consacre désormais toute son activité de “veille”. Il en est d’ailleurs un très bon spécialiste, et je regrette qu’il ne tienne pas un blog sur ce sujet. Laurent Gloaguen2 était installé à la table derrière nous, et je l’ai salué également.
Puis, finalement, Roman nous a rejoint ! Il nous explique ce qu’il faisait au boulot à 22h00, très intéressant.
Quelques instants après, Authueil est venu pour nous dire que quelqu’un me cherchait : il s’agissait de Penthievre, commentateur de qualité sur ExpressionLibre, ainsi que sur pas mal de blog du réseau LHC.
Nous échangeons quelques mots avec le sympathique Authueil, qui me fait - gentiment - le reproche de toujours partir au quart de tour dans les discussions. D’être à la limite du trollage, en somme. Ce que j’assume : je lui explique donc que les discussions ouvertes, pragmatiques entre les gens pleins de doutes et réceptifs à l’opinion d’autrui peuvent aussi avoir le défaut de ne pas permettre de faire émerger les points de désaccords, et que c’est la raison pour laquelle je “grossis” légèrement le trait pour faire réagir.
La discussion embraye avec Penthievre, Jean-Paul, et Roman sur le libéralisme, sur la position de Roman, qui n’est pas libéral au sens radical du terme, mais plus par pragmatisme et par bon sens, la conversation fait rage. Au bout d’un moment, je vais débaucher Mathieu L., qui discutait avec Abadinte, qui nous rejoint peu après à la table. Mathieu L. est très sympathique et ouvert dans la discussion, ce qui ne m’étonne pas, au vu de nos échanges sur nos blogs respectifs. La discussion part dans tous les sens : nous parlons d’Edvige, du rSa, de la droite et de la gauche3, de la politique du gouvernement.
J’aime quand ça part un peu dans tous les sens, même si c’est un peu bordélique. Je pars dans une discussion de fond avec Mathieu L., qui a commencé sur le conservatisme et le réformisme, et qui a dérivé sur la pauvreté, et le manque de “révolte” affiché de la part de ceux qu’il considère comme les gens “de droite”. Je lui confirme que, oui, la misère et la violence me révoltent toujours. Et je lui exprime mon sentiment que les pays pauvres le sont bien plus du fait d’un manque de libéralisme, et de capitalisme que du fait du libéralisme et du capitalisme. Et que ce sont la plupart du temps les états, les tyrans, les corrompus qui empêchent la création de richesses et le développement de l’économie, par la spoliation permanente des individus et le non-respect du droit de propriété. Il est plutôt d’accord et me dit que ça ne fait pas un argument contre l’Etat, mais contre le despotisme. J’en suis d’accord, et le libéralisme d’ailleurs ne prône pas autre chose que le respect des droits de propriété et la limitation des pouvoirs, quels qu’ils soient.
Nous avons clôturé cette république des blogs ; je serais bien resté plus longtemps, mais il faut bien anticiper le réveil difficile du lendemain. C’était super sympa, en tout cas, et j’étais très heureux de rencontrer Mathieu L. et Penthièvre, que je ne connaissais pas encore en chair et en os. Vivement la prochaine !
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- qui s’est révélé être finalement Emmanuel, de Ceteris Paribus ↩
- si vous ne connaissez pas son site, je vous conseille d’aller y faire un tour, il est somptueusement bien réalisé, et les pages perso que l’on y trouve son très bien écrites et émouvantes ↩
- je ne sais toujours pas ce que c’est, au grand dam de ceux pour qui ces mots ont une signification, et pourtant j’y met de la bonne volonté… ↩


