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Archive for the ‘Libéralisme’ Category

Le PS nouveau est arrivé

14 août 2008

Dans le Figaro du 11/08, Chantal Brunel, députée de Seine-et-Marne, porte-parole de l’UMP, a signé un article intitulé “Libéralisme et autoritarisme, le choc des modèles”.

Cela m’a intéressé, parce qu’il précise la ligne idéologique de l’UMP, et qu’il recoupe partiellement la problématique exposée dans la dernière citation du dimanche.

Le monde selon l’UMP

Le monde présenté par Chantal Brunel se découpe en deux “blocs” : les régimes capitalistes libéraux et les régimes capitalistes autoritaires. En clair, pour l’UMP, le capitalisme a gagné, et les questions du PS concernant le libéralisme sont un peu vaines.

Les querelles picrocholines sur la promotion du libéralisme politique, comme économique, sont dépassées.

Pourtant, quelques phrases plus loin, on peut lire :

la compétition mondiale n’oppose plus les sociétés libérales aux sociétés dirigées, mais les sociétés capitalistes libérales aux sociétés capitalistes autoritaires.

Outre la très juste remarque de Hayek consistant à rappeler qu’un gouvernement autoritaire pouvait conduire une politique d’inspiration libérale, cette phrase signifie bien qu’il y a une ligne de distinction entre “libéraux” et “autoritaires” parmi les capitalistes…La question du libéralisme reste donc bien centrale, quoi qu’en dise Mme Brunel. Ensuite, elle précise qu’il y a bien deux libéralismes différents :

Force est de constater que le capitalisme autoritaire fait tache d’huile sur la carte du monde. Car si le cheminement est différent, la même logique est à l’Å“uvre en Russie, et demain sans doute à Cuba et dans différents pays d’Amérique latine. De l’autre côté, le capitalisme libéral semble évoluer en deux branches : le monde anglo-saxon d’une part, très attaché à la «pureté» de l’économie de marché et aux libertés individuelles, aspire à un minimum de régulation ; l’Europe continentale, d’autre part, qui cherche un consensus de ses principaux membres en faveur d’une économie de marché «à visage humain», pour éviter abus, inégalités et crises. Ce capitalisme européen me semble arrivé à l’âge de raison. Il aura à cÅ“ur de protéger ses marchés contre les effets négatifs de la mondialisation (hedge funds, fonds souverains). Il protégera ses salariés et assurera des conditions de vie correcte (santé, éducation, etc.) par la puissance publique. Conscient de ses propres excès, il cherche dès à présent des solutions pour réprimer les rémunérations indécentes, les golden parachutes, les retraites des dirigeants, qui ne reflètent pas la performance des intéressés. En somme, entre capitalisme libéral et capitalisme autoritaire, deux cultures se regardent dans les yeux : pour l’une, la prospérité doit servir au bien-être de la société ; pour l’autre, la prospérité doit satisfaire l’appétit de puissance.

Je trouve cet article très pertinent, et très clair. Même si je ne suis pas d’accord avec cette vision ; du moins pas totalement. Et même si on y trouve l’approximation courante commise par les partisans de l’intervention étatique entre régulation et règlementation. Dommage.

Le PS modernisé, c’est l’UMP

Ce texte, finalement, décrit la ligne politique d’une gauche moderne, celle-la même que le PS n’arrive pas à incarner. L’ouverture, loin d’être le “coup” médiatique que dénonçaient les adversaires de Sarkozy, correspondait donc bien à cela : l’UMP, sous l’impulsion de Sarkozy, s’est transformée en un grand parti social-libéral, ou réformiste social.

Plusieurs questions se posent à la lecture de cet article :

  • Puisque le grand parti de gauche français est l’UMP, quel sera le parti de droite ? Ou plutôt, puisque l’UMP incarne le réformisme “social”, constructiviste, étatiste, quel parti pourra donner sa chance aux idées libérales ?
  • Puisque l’UMP a gagné la bataille idéologique en menant de manière responsable la politique qu’aurait du proposer le PS, quel va être la place du PS, idéologiquement ? N’y a t’il pas un risque de voir le PS aller fricoter encore un peu plus avec l’extrême-gauche ?
  • Quel place en France pour les idées libérales anglo-saxonnes ? Même une maigre culture des idées politique montre que le libéralisme dont se réclame l’UMP est ce qu’on appelle libéralisme utilitariste. C’est exactement ce que les penseurs libéraux dénoncent comme n’étant pas libéral. En légitimant le recours à la règlementation, en continuant à faire référence à une “justice sociale”, l’UMP se positionne comme les “liberal” anglo-saxons. Qui pourra incarner l’équivalent des républicains américains, par exemple ?

Qu’en pensez-vous ?

Le Bien et le Mal

29 juillet 2008

En parcourant hier le nuage de mots clefs1 correspondant aux articles publiés ici, je me suis rendu compte que deux mots sortent du lot : libéralisme et islam2.

Et je me suis dit que ça collait assez bien avec mes réflexions du moment : le libéralisme me parait être le modèle de société le plus en phase avec ma vision des rapports entre les humains. C’est notre société actuelle, à peu de choses près. Qu’il y ait des efforts à faire pour aller vers plus de libéralisme, n’empêche pas que la structure de notre société est tout de même libérale : individualisme, respect de la propriété privée, liberté et responsabilité. Certains veulent surfer sur le rejet, sur la misère, et sur la méconnaissance pour se positionner sur l’échiquier politique : il faut les combattre, redire la vérité, toujours éduquer. Mais ils sont minoritaires, et plutôt en déclin.

L’islam me semble être la pire des idéologiesLe Bien c’est le libéralisme, et le Mal c’est l’islam., et conduit à des sociétés violentes, totalitaires, et foulant au pied les droits de l’homme chaque jour. Et c’est la seule chose, finalement, qui m’inquiète vraiment : l’islam est un danger pour les sociétés libres et ouvertes. Il suffit de voir les sociétés islamiques, et la manière dont elles se “construisent“…Dans la vidéo postée l’autre jour, Robert Spencer3 dit en substance, preuves à l’appui :

Il y a des musulmans modérés, mais il n’y a pas d’Islam modéré.

Les questions qui se posent à moi sont donc les suivantes : comment promouvoir le libéralisme, sous toutes ses formes ? Comment combattre l’obscurantisme et la violence, sous toutes ses formes ? Ce qui est sûr, c’est qu’ils sont incompatibles. Et ce qui est sûr aussi, c’est qu’il faudra bien se comporter en “anti-libéral”, ponctuellement, pour lutter contre ceux qui n’aiment pas la liberté individuelle…

Ces deux mots, finalement, décrivent bien ma morale : le Bien c’est le libéralisme, et le Mal c’est l’islam.

_________________________

  1. C’est très beau, un nuage de tags, je vous conseille d’aller y jeter un coup d’Å“il
  2. si on enlève Sarkozy qui ressort bien aussi, mais c’est plus un effet lié à la présidentielle passée qu’à ma “ligne éditoriale” actuelle
  3. Spécialiste de l’islam, et directeur de JihadWatch.org

“Droit, Législation et Liberté”, de Friedrich Hayek

27 juillet 2008

Ce billet servira de point central pour les différents articles que j’écrirai au fur et à mesure de ma lecture de “Droit, Législation et Liberté” de Friedrich Hayek. Je trouve ce livre riche d’idées fortes et stimulantes, et c’est une source de réflexion énorme.

Je me base sur l’édition que je lis : Edition Quadrige en 1 volume, aux Presses Universitaires de France, novembre 2007.

Sommaire

  • Première partie - Règles et ordre
    • Introduction
    • Chapitre premier - Raison et évolution
    • Chapitre 2 - « Kosmos » et « Taxis »
    • Chapitre 3 - Principes et expédients
    • Chapitre 4 - Transformations de l’idée de droit
    • Chapitre 5 - « Nomos » : le droit de la liberté
    • Chapitre 3 - « Thesis » : la loi du législateur
  • Deuxième partie - Le mirage de la justice sociale
    • Chapitre 7 - Biens communs et objectifs particuliers
    • Chapitre 8 - La quête de justice
    • Chapitre 9 - Justice « sociale » ou distributive
    • Chapitre 10 - L’ordre de marché ou catallaxie
    • Chapitre 11 - La discipline des règles abstraites et les réactions affectives de la société tribale
  • Troisième partie - L’ordre politique d’un peuple libre
    • Chapitre 12 - Opinion majoritaire et démocratie contemporaine
    • Chapitre 13 - La division des pouvoirs démocratiques
    • Chapitre 14 - Le secteur public et le secteur privé
    • Chapitre 15 - Politique gouvernementale et marché
    • Chapitre 16 - L’avortement de l’idéal démocratique : récapitulation
    • Chapitre 17 - Un modèle de constitution
    • Chapitre 18 - Le pouvoir contenu et la politique détrônée
    • Epilogue - Les trois sources des valeurs humaines

Pourquoi l’Etat ne peut que grossir

11 juillet 2008

La fiscalité, en France, est utilisée comme un moyen d’incitation et d’orientation des choix des contribuables. En taxant telle ou telle action, en supprimant les taxes sur telle ou telle autre, le gouvernement et l’Etat ont un moyen d’inciter les gens à agir d’une manière ou d’une autre.

Un gouvernement donné, les hommes et les femmes qui le constituent, comme le rappelle très justement un article1 de Pascal Salin paru dans les Echos :

[...] ne sont pas motivé par la recherche d’un hypothétique “intérêt général”, qui conduirait à n’édicter que des règles applicables à tous. Ils ne sont pas différents des autres êtres humains et recherchent d’abord les moyens de réaliser leur propre intérêt personnel. Leur objectif est d’être élus ou réélus. Ainsi que l’a démontré l’économiste américain Mancur Olson, l’idéal est donc pour eux de trouver des mesures avec des bénéficiaires ciblés et repérables, alors que le coût de ces mesures est supporté de manière diluée par un grand nombre de contribuables inconscients du cadeau que l’Etat les oblige à faire aux autres.

Le problème, c’est que nous vivons dans un pays où on ne retire pas un avantage acquis (le mot “acquis” suffit d’ailleurs à exprimer le fait qu’on ne revient pas en arrière). Comme par ailleurs la majorité au pouvoir change régulièrement, les cibles de redistribution changent également. Elles s’empilent, en fait. L’arbitraire règne dans ce domaine, et chaque nouveau gouvernement vient donc ajouter aux avantages acquis des nouveaux avantages acquis, financés par des taxes qui vont venir s’ajouter aux nouvelles taxes.

Il faut beaucoup de fonctionnaires pour évaluer, gérer, organiser cet empilement abracadabrantesque. Cela coûte ; le jeu de la redistribution ne se fait pas en flux tendu : il y a ce qu’on prélève à certains, il y a ce qu’on donne à d’autres, et il y a ce qui est prélevé au passage pour faire tourner la machine.

Tout cela mène à un Etat qui grossit sans cesse, et qui a dévié de son rôle initial : il devient une machine à créer de l’injustice. La redistribution fiscale, par son côté arbitraire, est à l’opposé de l’idée de justice (basée sur l’idée d’une règle applicable à tous de la même manière).

Il faut pour sortir de cette spirale, un homme ou une femme politique capable de dire : STOP ! J’ai cru un moment que Sarkozy et Fillon en serait capable. Force m’est de reconnaitre que je me suis trompé. En grand. Sarkozy n’est effectivement ni Thatcher, ni Reagan. C’est bien dommage.

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  1. trouvé grâce à Rubin Sfadj

La blogosphère se pose des questiondeliberte.fr

9 juillet 2008

En lançant le test “êtes-vous un libéral qui s’ignore ?” le parti politique Alternative Libérale a réussi son pari : provoquer un grand remue-méninge parmi tous les internautes et relancer le débat sur un thème qui ne cesse de défrayer les chroniques : le “libéralisme”.

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Droit, Législation et Liberté

9 juillet 2008

J’avais commandé quelques bouquins l’autre jour sur Amazon. Parmi eux, un gros pavé intitulé “Droit, Législation et Liberté“, de Friedrich Hayek. J’ai lu une centaine de pages, et déjà je sais que ce livre fera partie des deux ou trois livres majeurs que j’aurais lu. Hayek est un grand philosophe : limpide, rigoureux, humble et puissant. Quand on sait que ce livre est considéré partout dans le monde comme la “bible” du libéralisme, et quand on voit la profondeur de ce livre, sa simplicité, on ne peut qu’être surpris et choqué de constater que l’on peut faire toute sa scolarité en France sans en avoir entendu parler.

Je pense que je vais régulièrement revenir ici sur des idées que l’on y trouve : elles sont passionnantes. J’ai commencé le livre avec un crayon à la main, pour souligner les passages intéressants : il y a du crayon sur presque toute les pages. Les idées s’enchainent de manière lumineuse, toujours nuancée. Un grand livre, que j’ai envie de partager avec vous. La forme reste à déterminer : de cours extraits, pour lancer la discussion ? des passages plus longs et plus fouillés ? Pourquoi ne pas se servir de la zone de commentaires, d’ailleurs, pour donner votre avis sur la question ?

Quel type de radical êtes-vous ?

4 juillet 2008

Radical ou arbitraire ? Individualiste ou collectiviste ? J’ai pensé pendant longtemps que ce qui rendait sympathique le collectivisme, c’était une forme de pragmatisme non radical, qui serait venu contrebalancer ses aspects par ailleurs exécrables (principalement l’acceptation de l’arbitraire). Il n’en est rien : les collectivistes sont tout aussi radicaux que les libéraux ; ils partent simplement d’un principe qui n’est pas le même. Mais ils le suivent, et l’appliquent de manière radicale. La différence, c’est que leur principe de départ est injuste, et sans signification objective.

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La vérité sur le néolibéralisme

24 juin 2008

Néolibéral est certainement l’insulte la plus à la mode en France. Déjà, il faut savoir que c’est juste le nom qu’ont donné ses adversaires au libéralisme. Histoire de ne pas dire trop ouvertement qu’ils font la promotion d’idées légitimant la contrainte, et la négation des individus. Ensuite, ce qu’on découvre en cherchant un peu, c’est que ni les intellectuels qui ont fondé ces courants anti-libéraux, ni leur partisans, ne connaissent le libéralisme. Ils s’en servent comme d’un épouvantail pour faire passer leurs idées liberticides et totalitaires. Ne rentrons pas dans leur jeu, ni dans leur sémantique.

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