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Archive for the ‘Politique’ Category

Les mensonges du GIEC

30 juillet 2008

Retour sur les conclusions d’un important rapport du NIPCC, intitulé “C’est la nature et non l’activité humaine qui détermine le climat”. On y apprend comment le GIEC (IPCC en anglais) présente dans ses rapports un avis orienté, faisant fi de la plus élémentaire rigueur scientifique. Les conclusions du NIPCC sont claires : l’accroissement du CO2 atmosphérique n’est pas responsable du réchauffement climatique. Et les règlements adoptés pour lutter contre le réchauffement climatique sont inutiles.

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Réformes, triangles d’or et calculs politiciens

21 juillet 2008

Le temps manque, souvent, pour aller se renseigner sur tout ce qu’on voudrait. C’est le cas de la réforme constitutionnelle que les parlementaires et les sénateurs vont voter aujourd’hui. J’ai suivi de loin les tractations concernant le vote, qui va être tendu. Sur le fond, quelques grandes lignes m’ont convaincues que ça allait plutôt dans le bon sens. Je me retrouve dans les arguments que l’on peut lire sur Echo Politique, par exemple.

Dans la manière de mener un changement, on apprend en formation que ceux sur qui il faut s’appuyer pour convaincre les “mous”, les “indécis” et les “passifs”, sont les “triangles d’or”. Les “triangles d’or” sont ceux qui fonctionnent sur un mode d’esprit critique, d’analyse sceptique des éléments. Ce sont des “raisonnables”, “factuels”. Et si eux participent à convaincre que le changement est bon, alors ils auront un vrai poids dans les discussions : on ne peut pas les soupçonner d’être acquis à une cause, ou convaincus à l’avance.

C’est l’impression que m’ont donné plusieurs tribunes où des esprits lucides ont choisi de dire pourquoi ils voteront oui, malgré des positions éloignées de celles du gouvernement. De la majorité, ou de l’opposition. Citons les radicaux de gauche1 :

Et il faut bien reconnaître que de nombreuses dispositions contenues dans cette réforme contribuent à rénover le système actuel. Le nier serait faire preuve d’irresponsabilité et d’un manque certain de discernement. Il est toujours dangereux, sur un texte qui engage l’avenir de nos institutions, d’opter pour une grille de lecture uniquement partisane et s’inscrivant dans le seul court terme. Il faut se projeter et imaginer l’opposition d’aujourd’hui devenir majoritaire. Quand il s’agit de la Constitution, cet exercice, certes pas facile aujourd’hui, est toutefois indispensable.

[…] Notre vote n’est en rien un vote de soutien à la politique du président de la République. Depuis le début de cette législature, nous n’avons cessé de nous opposer à ses projets et à ses choix.

Pour ceux qui veulent lire le texte complet des articles modifiés qui sont soumis au vote du Congrès, c’est là : Le texte des articles modifiés sur Le Monde.

Je reprend, en guise de conclusion, l’article de Brice Couturier : il n’y a rien à ajouter.

Pourquoi édulcorer un pouvoir dont on peut s’emparer ?

Les hommes de parti, quelques pures que leurs intentions puissent être, répugnent toujours à limiter la souveraineté. Ils se regardent comme ses héritiers, et ménagent, même dans la main de leurs ennemis, leur propriété future. (Benjamin Constant)

Voilà pourquoi la majorité du PS refusera, en Congrès, les réformes constitutionnelles proposées par le gouvernement. Même s’il se trouve que nombre de ces réformes sont réclamées à corps et à cris depuis des années par la gauche libérale. Pourquoi l’opposition contribuerait-elle à rogner les pouvoirs exorbitants de l’exécutif, alors qu’elle sait qu’elle a de bonnes chances de l’emporter dans moins de 4 ans ? A-t-on vu que l’auteur du “Coup d’Etat permanent” ait renoncé en quoi que ce soit aux prérogatives ahurissantes accordée au président de la République, une fois élu ? Le pouvoir de nomination, en particulier, est, dans notre pays, scandaleux. On a vu l’usage qu’en ont fait et Mitterrand et Chirac en fin de mandat pour caser ou remercier leurs amis.

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  1. Gérard Charasse, Paul Giacobbi, Annick Girardin, Joël Giraud, Dominique Orliac et Sylvia Pinel

Reseau LHC : blogs de qualité !

27 juin 2008

LHC, ça vous dit quelque chose ? Non, bien sûr ! LHC, c’est un réseau de blogs politiques, une sorte de label qualité. L comme Liberté d’expression, H comme humanistes et C comme esprit critique. Voilà l’esprit que nous voulons promouvoir sur les blogs du réseau. N’hésitez pas à nous rejoindre…!

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Je viens !

23 juin 2008

Je serais à la République des Blogs, ce mercredi 25/06. Il se trouve que c’est l’édition spéciale “2 ans”, et qu’il risque d’y avoir un sacré paquet de monde (voir sur l’évènement FaceBook). Versac a lancé un concours d’affiches parodiques pour l’occasion. Je tente quand même d’y faire un tour, je trouverais bien quelques blogueurs égarés dans la foule, et qui voudront bien se lancer à refaire le monde autour d’une bière, en toute cordialité, mais sans concessions !

Je rappelle que cet évènement n’est nullement réservé aux blogueurs, mais ouvert à tous ceux qui veulent parler politique. Les lecteurs d’Expression Libre sont donc les bienvenus !

On peut même venir uniquement pour observer les blogueurs, animaux étranges, dans leur environnement presque naturel : discussions, bières, débats.

Le PS, les blogueurs, et le vide idéologique de la gauche française

11 juin 2008

J’ai été surpris l’autre jour à la lecture d’un billet sur Partageons mon avis : “La gauche et moi“, dans lequel Nicolas, blogueur influent, explique ses “relations” avec la gauche. Après avoir dit le mal qu’il pense des conflits internes, et des querelles de personne, il exprime la ligne d’accord idéologique entre “gens de gauche” et /ou militants PS :

Nous sommes tous partisans des libertés à la condition qu’aucun citoyen ne soit laissé de côté : la vie économique doit donc être encadrée et les moyens mis en commun par la solidarité nationale importants.

Puis, Nicolas précise qu’il y a “deux autres principaux sujets qui [les] unissent”.

Le premier est la lutte contre la droite Française qui, non seulement mène une politique complètement contreproductive pour l’économie, presque dévastatrice, mais se fait un malin plaisir à revenir sur des années, voire des siècles de progrès social. Ils nous expliquent qu’ils font ça au nom de la modernité mais j’ai du mal à comprendre en quoi c’est moderne de travailler plus ou de “payer” des franchises médicales. Dévastatrice ? Oui. Je ne vais pas m’étendre mais quand GDF et Suez seront totalement la propriété de fonds de pension Américain, je ne vois pas comment on pourra rebâtir une industrie nationale… Le deuxième est la lutte contre le style de gouvernance qui se fait dans un total mépris de la République et de ses institutions. Nicolas Sarkozy s’est ressaisi en début d’année après un mauvais cap (la réception de Kadhafi, l’annonce de sa relation avec Carla Bruni chez Mickey, …) mais le fond n’y est toujours pas.

Si je résume, à part une sorte phrase creuse expliquant qu’il ne faut laisser personne de côté (comment ?), on trouve dans ce texte deux positionnement forts : contre la droite, et contre le style de gouvernance. Où sont les idéaux mis en avant par la gauche ? On s’en tape du style de gouvernance ! Où sont les propositions pour l’émancipation - des femmes, des faibles, des enfants - dans la société française ? Où sont les grands axes de politique ? Où est le positionnement économique ? Où sont les propositions permettant de redistribuer les richesses équitablement, sans pénaliser ceux qui les produisent ?

On sent bien la proximité idéologique (revendiquée d’ailleurs dans le billet) avec le PS : anti-sarko, et pas l’ombre d’une proposition. Tant que la gauche sera dans une posture d’opposition systématique, elle sera condamnée à rester ce qu’elle est aujourd’hui : divisée sans pour autant que se dessinent des courants, dramatiquement attirée par ses extrêmes. En se positionnant en “anti”, comme le fait Nicolas, la gauche modérée fait le jeu de l’extrême gauche, et penche vers les extrêmes. Au jeu des “anti”, il n’y a rien de meilleur qu’un extrême : il n’est d’accord avec rien. Il est contre. J’attends de la gauche qu’elle me dise pour quoi elle est. Et comment elle compte y parvenir.

Piqûre de rappel

10 juin 2008

Trouvé chez Alain-Jean Mairet, une vidéo de Wafa Sultan1 sur la chaine Al-Hayat (Chypre) le 29 mai 2008. La version française est de Bivouac-Id. A faire circuler.


  1. dans l’article de Wikipedia, on trouve un lien vers ce super site : Annaqed “The critic”

Libéralisme économique et libéralisme politique

30 mai 2008

Retour sur la distinction entre libéralisme économique et libéralisme politique. Quelles sont les différences ? Une rapide recherche fait tomber sur un article très intéressant et précis de François Guillaumat. Qui définit le libéralisme économique, et montre ses liens forts avec la philosophie politique libérale.

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Emprunter pour mieux sauter

27 mai 2008

Imaginons que le meilleur moyen de relancer le pays soit simplement de laisser les gens travailler librement. Cela signifie qu’il faut une réforme radicale de la fiscalité, à tous les niveaux, en diminuant nettement le taux d’imposition dans ce pays. Ce qui induit directement la conséquence fâcheuse pour l’Etat qu’il va devoir trouver un moyen pour financer son fonctionnement : moins d’impôts, égal moins d’argent pour faire tourner la bête…

Il y a deux options :

  • Virer tous les fonctionnaires : ce n’est pas une solution possible à court terme, ni forcément souhaitable à moyen terme
  • Emprunter pour être capable de payer les fonctionnaires pendant les quelques années qu’il faudra pour que la libération du travail porte ses fruits : c’est une solution envisageable, mais qui impose forcément de ne pas vraiment diminuer la dette, mais de l’augmenter.

Depuis hier soir, je me dis que, finalement, cet emprunt pourrait bien être considéré comme un investissement utile pour faire redémarrer la machine. Ce qui m’a conduit à penser, bêtement, que les dogmatiques de l’équilibre des finances publiques et de la réduction de la dette ne veulent pas voir baisser nos impôts, ou veulent virer tous les fonctionnaires. Mais je dois me tromper. En tout cas, je ne serais pas contre une diminution massive des impôts (sur le revenu, sur les sociétés, sur la fortune, sur la valeur ajoutée), au prix d’un emprunt costaud. Et vous ?