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Membre de LHC

Archive for the ‘Société’ Category

Insupportable

23 juillet 2008

J’ai voulu rebondir sur les faits divers d’enfants oubliés dans une voiture au soleil, pour vous présenter les chiffres de l’enfance maltraitée, pour le monde et pour la France. Histoire de se rendre compte de la situation. Des solutions existent pour permettre de sortir du cercle infernal : éloigner les enfants maltraités des parents qui ne peuvent pas leur donner un environnement stable et affectivement sécurisant.

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Pourquoi l’Etat ne peut que grossir

11 juillet 2008

La fiscalité, en France, est utilisée comme un moyen d’incitation et d’orientation des choix des contribuables. En taxant telle ou telle action, en supprimant les taxes sur telle ou telle autre, le gouvernement et l’Etat ont un moyen d’inciter les gens à agir d’une manière ou d’une autre.

Un gouvernement donné, les hommes et les femmes qui le constituent, comme le rappelle très justement un article1 de Pascal Salin paru dans les Echos :

[...] ne sont pas motivé par la recherche d’un hypothétique “intérêt général”, qui conduirait à n’édicter que des règles applicables à tous. Ils ne sont pas différents des autres êtres humains et recherchent d’abord les moyens de réaliser leur propre intérêt personnel. Leur objectif est d’être élus ou réélus. Ainsi que l’a démontré l’économiste américain Mancur Olson, l’idéal est donc pour eux de trouver des mesures avec des bénéficiaires ciblés et repérables, alors que le coût de ces mesures est supporté de manière diluée par un grand nombre de contribuables inconscients du cadeau que l’Etat les oblige à faire aux autres.

Le problème, c’est que nous vivons dans un pays où on ne retire pas un avantage acquis (le mot “acquis” suffit d’ailleurs à exprimer le fait qu’on ne revient pas en arrière). Comme par ailleurs la majorité au pouvoir change régulièrement, les cibles de redistribution changent également. Elles s’empilent, en fait. L’arbitraire règne dans ce domaine, et chaque nouveau gouvernement vient donc ajouter aux avantages acquis des nouveaux avantages acquis, financés par des taxes qui vont venir s’ajouter aux nouvelles taxes.

Il faut beaucoup de fonctionnaires pour évaluer, gérer, organiser cet empilement abracadabrantesque. Cela coûte ; le jeu de la redistribution ne se fait pas en flux tendu : il y a ce qu’on prélève à certains, il y a ce qu’on donne à d’autres, et il y a ce qui est prélevé au passage pour faire tourner la machine.

Tout cela mène à un Etat qui grossit sans cesse, et qui a dévié de son rôle initial : il devient une machine à créer de l’injustice. La redistribution fiscale, par son côté arbitraire, est à l’opposé de l’idée de justice (basée sur l’idée d’une règle applicable à tous de la même manière).

Il faut pour sortir de cette spirale, un homme ou une femme politique capable de dire : STOP ! J’ai cru un moment que Sarkozy et Fillon en serait capable. Force m’est de reconnaitre que je me suis trompé. En grand. Sarkozy n’est effectivement ni Thatcher, ni Reagan. C’est bien dommage.

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  1. trouvé grâce à Rubin Sfadj

Faites tourner !

7 juillet 2008

C’est juste pour vous signaler une pétition de soutien à Mohamed Sifaoui. A l’heure où tout le monde s’extasie de la libération d’Ingrid Bétancourt, personne ne parle de Mohamed Sifaoui, défenseur de la laïcité, et critique virulent des islamistes. Il s’est vu retiré la protection policière dont il bénéficiait, et s’est fait agresser dans la rue. Il vit maintenant dans la peur.

Via Riposte Laïque

A lire également, cette info que Criticus m’a transmise (trouvée chez Yves Daoudal) et concernant la punition de deux élèves pour avoir refusé de s’agenouiller et de prier Allah (en Grande-Bretagne).

Mohamed Sifaoui est toujours là !

17 juin 2008

Mohamed Sifaoui, musulman laïc et démocrate, et connu pour son courageux combat contre l’islamisme, a vu sa protection policière supprimée au début de l’année. Il s’est fait agressé dans la rue le 13 juin dernier, en plein Paris (11ème), par plusieurs islamistes. Choquant, et incompréhensible…

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Les apprentis sorciers

6 juin 2008

La volonté de Borloo (Ministre de l’Ecologie) d’étendre le système du bonus-malus (valable pour l’automobile) à une vingtaine d’autres produits me parait complètement idiote.

Si le boulot de gouvernement est de se substituer au marché, il faut le dire clairement. Sur le fond, les incitations fiscales constituent des distorsions du marché, et contribuent à fausser les signaux donnés aux consommateurs par les prix. Sur la méthode, s’il s’agit d’inciter les consommateurs à acheter tel ou tel produit, pourquoi ne pas le faire par le biais d’un crédit d’impôt ? Cela permettrait de ne pas créer de nouvelles mesures qui coûtent de l’argent à l’Etat, donc au contribuable.

Et puis, le système bonus-malus me dérange vraiment sur le fond : estampillés par l’Etat, certains produits seront-ils étiquetés “bons”, et d’autres “mauvais” ? La suite logique de cette démarche est d’interdire la production des “mauvais” produits. Soyons cohérents, à défaut d’être intelligents. Et pourquoi pas, dans la foulée, avoir un plan de production général, avec fixation des prix par le Gosplan le gouvernement, puisque celui-ci semble convaincu qu’il peut se substituer aux marchés. J’enrage de tant d’inculture économique : je n’y connais pas grand-chose, mais suffisamment tout même pour comprendre que ces messieurs-dames jouent aux apprentis sorciers, en allant à l’encontre de tout ce que le XXème siècle nous a appris.

Quand je les traite d’”apprentis sorciers”, c’est pour ne pas les traiter de “mickeys”.

Les impôts vous rapportent de l’argent

6 juin 2008

J’ai entendu ce matin à la radio que les “niches fiscales représentaient une dépense de 73 milliards d’euros”. J’ai bondi en entendant ça ! Alors c’est aussi simple que cela ? Les baisses d’impôts sont des dépenses. Pour l’Etat, oui ! Mais je croyais, naïvement, que les représentants du peuple étaient censés nous representer, et donc représenter les contribuables. Pour le contribuable, une réduction d’impôts n’est pas un manque à gagner, ni une dépense, mais bien une rentrée d’argent.

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Les Français sont-ils des cons ?

29 mai 2008

On peut se poser la question. En effet, entre les 35h qui sont toujours là, mais de moins en moins (tant mieux), et l’ISF qui est toujours là, mais de moins en moins là (tant mieux), on a franchement l’impression que les membres du gouvernement ne sont pas capables de faire la pédagogie toute simple des bases de l’économie, pour aller vite et fort vers la rupture promise.

Oui, en laissant les gens négocier leurs contrats, on responsabilise les gens, et on leur redonne la liberté de travailler comme ils l’entendent. Dans les pays où cela s’est fait (par exemple la Nouvelle-Zélande dans les années 80), les gens ont choisi majoritairement de négocier eux-mêmes directement leur contrat, et non pas de se reposer sur les accords de branches comme ils en avaient la possibilité.

Oui, en diminuant les impôts, y compris pour les plus riches, on favorise la création de richesses, on incite les entrepreneurs à prendre des risques (puisqu’ils pourront garder un peu plus ce qu’ils auront créé). Et cela finit rapidement par augmenter l’assiette de l’impôt, et donc cela conduit, non pas à diminuer les ressources de l’Etat (et donc les possibilités de solidarité), mais bien à les augmenter. Moins d’impôts pour tout le monde, moins d’impôts pour les plus riches, cela signifie dans les faits, plus d’emplois, plus d’argent pour l’Etat, et plus de liberté. Les gens qui expliquent à chaque détour de discussion que “diminuer les impôts des riches, c’est un cadeau fait aux classes aisées sur le dos des pauvres” sont des **menteurs**. Les humains sont raisonnables : ils intègrent dans leur comportement les signaux de leur environnement. C’est aussi bête que cela. Si en produisant 100, l’Etat me prend 60, j’ai moins de raison de le faire que s’il ne m’en prend que 30. Il y a aura donc d’autant plus de richesses produites, et de gens incités à le faire, que les impôts seront bas. Et il y aura donc, dans la foulée, plus de richesses à répartir, plus de revenus pour la solidarité collective. Est-ce si difficile à comprendre ?

Tout cela est simple ; et *prouvé* puisque les exemples de pays ayant suivis cette voie sont nombreux. Qu’attendent les politiques français pour tenir ce discours ? J’ai le sentiment de vivre dans un pays où la vérité fait peur, parce qu’une bande de religieux marxistes désinforme tout le monde à longueur de journée. J’ai le sentiment d’un gouvernement qui manque singulièrement de virilité dans la mise en oeuvre de la politique pourtant majoritairement plébiscitée un an plus tôt.

Je ne sais pas si les français sont cons ; mais, de deux choses l’une : soit on leur parle comme si c’était le cas, soit ceux qui leur parlent le sont.

Ne mélangeons pas le droit et l’éthique

19 mai 2008

La morale - le bien et le mal - est toujours une affaire à la fois collective et individuelle.

Quelle morale serait nécessaire si on vivait seul ? Quelle morale serait nécessaire si on n’était que des êtres sociaux, déterminés par notre “rôle” dans la société (le droit suffirait alors). Il me semble étonnant de voir à quel point les êtres humains veulent toujours rendre floue la frontière entre l’individuel et le collectif sur cet aspect. C’est un jeu dangereux : cela revient à négliger ou à confondre deux choses très importantes.

  • Le droit qui est un ensemble évolutif de règles collectives, et qui suffit à régler les comportements admis et non admis
  • L’éthique qui est un système de valeurs individuelles, en construction également

Vouloir imposer ses valeurs personnelles à la collectivité est une tendance que je trouve assez dictatoriale dans l’esprit, et vouloir imposer par la loi des règles éthiques à chaque individu conduit à légiférer sur tout et n’importe quoi, dans les moindres détails des actions humaines.

Notons au passage que le droit ne se fabrique pas tout seul, et que le fait de le penser comme un outil de contrôle des actes des individus ressort clairement de la première attitude : c’est une forme d’extension des valeurs d’un groupe d’individu à d’autres, par la contrainte.

Ces deux attitudes se rejoignent assez bien dans un esprit commun de négation de l’individu, et c’est bien pour cela qu’il faut s’en garder. L’individu - chaque individu - est, et doit rester, la finalité de nos réflexions. Il faut noter d’ailleurs qu’en niant l’individu, on ne peut que faire perdre son sens au collectif, puisque celui-ci n’est qu’une somme d’interactions entre des individus distincts.

Sans individus, pas de collectivité.