Citations
Toutes les citations d’Expression Libre !
Le pessimisme est d'humeur ; l'optimisme est de volonté.
Le bonheur est une récompense qui vient à ceux qui ne l'ont pas cherché.
Il faut imaginer Sisyphe heureux.
Je ne connais qu'un seul devoir : celui d'aimer.
La liberté ce n'est pas pouvoir ce que l'on veut, c'est vouloir ce que l'on peut.
Que la force me soit donnée de supporter ce qui ne peut être changé et le courage de changer ce qui peut l'être, mais aussi la sagesse de distinguer l'un de l'autre.
La plus grande injustice est de traiter également les choses inégales.
Agir en homme de pensée et penser en homme d'action.
Equilibre est synonyme d'activité.
La vie, c'est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l'équilibre.
Tout ce qui est excessif est insignifiant.
La tendance la plus profonde de toute activité humaine est la marche vers l'équilibre.
Les convictions sont des ennemis de la vérité plus dangereux que les mensonges.
Il y a quelques rencontres dans la vie où la vérité et la simplicité sont le meilleur manège du monde.
Vieillir c'est simplifier.
L'art de vivre pleinement ne consiste pas tant à compliquer les choses simples qu'à simplifier celles qui ne le sont pas.
L'homme devrait mettre autant d'ardeur à simplifier sa vie qu'il en met à la compliquer.
La simplicité est en définitive très difficile à atteindre. Elle repose sur l'attention, la pensée, le savoir et la patience.
Il n'y a pas de simplicité véritable. Il n'y a que des simplifications.
La simplicité n'a pas besoin d'être simple, mais du complexe resserré et synthétisé.
Toute forme d'absolu relève de la pathologie.
La seule chose absolue dans un monde comme le nôtre, c'est l'humour.
Si tu veux te soumettre toutes choses, soumets-toi à la raison.
Il n'y a pas d'évolution sans liberté d'essayer.
Bonheur : faire ce que l'on veut et vouloir ce que l'on fait.
Le plus grand secret pour le bonheur, c'est d'être bien avec soi.
Liberté implique responsabilité. C'est pourquoi la plupart des hommes la redoutent.
Ce qui est négligé, dans le concept des droits de l'homme, c'est la responsabilité de l'individu vis-à-vis de la société.
Est-il indispensable d'être cultivé quand il suffit de fermer sa gueule pour briller en société ?
Il est indispensable d'espérer pour entreprendre.
Point n'est besoin d'espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer.
Il n'y a pas d'espoir sans crainte ni de crainte sans espoir.
C'est cela l'amour, tout donner, tout sacrifier sans espoir de retour.
On peut se sacrifier pour ses propres idées, mais pas pour la folie des autres.
Si l'on entend par éternité non la durée infinie mais l'intemporalité, alors il a la vie éternelle celui qui vit dans le présent.
Pour les éveillés, il n'est qu'un seul monde, qui leur est commun; les endormis ont chacun leur monde propre, où ils ne cessent de se retourner.
Si vous avez un travail où il n'y a pas de complications, vous n'avez pas de travail.
Un pessimiste voit la difficulté dans chaque opportunité, un optimiste voit l'opportunité dans chaque difficulté.
Pourquoi ce qui est beau ne devrait-il pas être vrai ? Quel pessimisme dans ces simples mots !
Le pessimisme de la connaissance n'empèche pas l'optimisme de la volonté.
Penser, c'est inventer sans croire.
Croire, c'est être capable aussi de porter ses doutes.
Douter de tout ou tout croire sont deux solutions également commodes, qui l'une et l'autre nous dispensent de réfléchir.
Pour vivre heureux, vivons caché.
L'univers est une énorme injustice. Le bonheur a toujours été une injustice.
Manifester son bonheur est un devoir ; être ouvertement heureux donne aux autres la preuve que le bonheur est possible.
Ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu'on te fît
L'homme n'est heureux que de vouloir et d'inventer.
Il n'y a qu'une route vers le bonheur c'est de renoncer aux choses qui ne dépendent pas de notre volonté
Le bonheur n'est pas un but qu'on poursuit âprement, c'est une fleur que l'on cueille sur la route du devoir.
Ce que les hommes cherchent à personnifier dans le mot pensée, c'est la matière en mouvement.
La véritable forme du sentiment, ce n'est pas la conscience qu'on en a, mais l'action qu'on en tire.
La prudence ne prévient pas tous les malheurs, mais le défaut de prudence ne manque jamais de les attirer.
La tempérance est un arbre qui a pour racine le contentement de peu, et pour fruits le calme et la paix.
C'est la force et la liberté qui font les excellents hommes. La faiblesse et l'esclavage n'ont fait jamais que des méchants.
L'injustice ne se trouve jamais dans les droits inégaux, elle se trouve dans la prétention à des droits égaux.
Tout ce qui existe dans l'Univers est le fruit du hasard et de la nécessité.
Je veux que la mort me trouve plantant mes choux, mais nonchalant d'elle, et encore plus de mon jardin imparfait.
Tolérer, c'est accepter ce qu'on pourrait condamner, c'est laisser faire ce qu'on pourrait empêcher ou combattre. C'est donc renoncer à une part de son pouvoir, de sa force, de sa colère. [...] La tolérance ne vaut que contre soi, et pour autrui. Il n'y a pas de tolérance quand on n'a rien à perdre. [...] Tolérer, c'est prendre sur soi.
Tolérance. C'est arriver à penser : "Bien que je croie avoir raison, et que la vérité existe, je ne ferai rien pour vous l'imposer".
Sous prétexte de tolérance, on devient complaisant.
Toute tolérance devient à la longue un droit acquis.
Une religion qui peut tolérer les autres ne songe guère à sa propagation.
Toute vérité est une route tracée à travers la réalité.
Il n'y a rien de plus pratique qu'une bonne théorie.
Les esprits sains discutent des actes, les esprits moyens discutent des événements, les esprits médiocres discutent des personnes.
La vitesse de la lumière étant supérieure à celle du son, beaucoup de gens sont brillants jusqu'à ce qu'ils ouvrent leur gueule.
Le coup du lapin ça doit être terrible chez la girafe.
L'avantage des médecins, c'est que lorsqu'ils font des erreurs, ils les enterrent très vite ensuite...
Je suis effondré ! Je viens d'apprendre que mon psychanalyste était mort depuis deux ans : je ne m'en étais pas rendu compte !
Une image vaut mille mots.
Toutes les personnes sont respectables, mais aucune croyance n'est respectable.
Ce n'est pas l'incrédulité qui est dangereuse dans notre société, c'est la croyance.
Le droit est l'ensemble des conditions qui permettent à la liberté de chacun de s'accorder à la liberté de tous.
Le premier des droits de l'homme c'est la liberté individuelle, la liberté de la propriété, la liberté de la pensée, la liberté du travail.
A la base de toutes les doctrines totalitaires se trouve la croyance que les gouvernants sont plus sages et d'un esprit plus élevé que leurs sujets, qu'ils savent donc mieux qu'eux ce qui leur est profitable.
Quant à nous, nous pensons que l'état, ce n'est ou ce ne devrait être autre chose que la force commune instituée, non pour être entre tous les citoyens un instrument d'oppression et de spoliation réciproque, mais, au contraire, pour garantir à chacun le sien, et faire régner la justice et la sécurité.
Le doute est le sel de l'esprit. Sans la pointe de doute, toutes les connaissances sont bientôt pourries.
Le progrès n'a aucun caractère inéluctable, rien ne garantit des lendemains meilleurs.
Croire au progrès ne signifie pas qu'un progrès ait déjà eu lieu.
Le progrès et la catastrophe sont l'avers et le revers d'une même médaille.
Les sciences se caractérisent par le fait qu'il y a progrès.
Le progrès en art n'existe pas. Il y a de grands artistes dans tous les siècles, et dans tous les pays, il y a des développements de style, mais il n'y a pas de progrès.
Nos progrès en tant que nation dépendront de nos progrès en matière d'éducation. L'esprit humain est notre ressource fondamentale.
La personnalité créatrice doit penser et juger par elle-même car le progrès moral de la société dépend exclusivement de son indépendance.
L'enthousiasme est à la base de tout progrès.
L'histoire universelle est le progrès dans la conscience de la liberté.
Le progrès social commence toujours par l'indépendance des fesses.
Il n'y a qu'une seule et même raison pour tous les hommes ; ils ne deviennent étrangers et impénétrables les uns aux autres que lorsqu'ils s'en écartent.
L'erreur est humaine. Persévérer est diabolique.
La Loi, c'est la force commune organisée pour faire obstacle à l'Injustice.
Douter de tout ou tout croire sont deux solutions également commodes, qui l'une et l'autre nous dispensent de réfléchir.
La tolérance n'est point d'indifférence, elle n'est point de s'abstenir d'exprimer sa pensée pour éviter de contredire autrui, elle est le scrupule moral qui se refuse à l'usage de toute autre arme que l'expression de la pensée.
Le vice inhérent au capitalisme consiste en une répartition inégale des richesses. La vertu inhérente au socialisme consiste en une égale répartition de la misère.
Le mensonge idéologique consiste (dans les pays developpés) a poursuivre les vieilles diatribes contre le capitalisme, tout en sachant que l'on n'a rien pour le remplacer.
Au lieu de nous interroger, interrogeons les choses.
Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement, et les mots pour le dire viennent aisément.
Un conducteur dangereux, c'est celui qui vous dépasse malgré tous vos efforts pour l'en empêcher.
Il faut juger à froid et agir à chaud. Mais rien de plus rare à obtenir des circonstances et de soi.
L'homme se forme par la peine ; ses vrais plaisirs, il doit les gagner, il doit les mériter. Il doit donner avant de recevoir. C'est la loi.
L'économie ne doit pas être reléguée dans les salles de classe et les bureaux de statistique, et ne doit pas être abandonnée aux cercles ésotériques. C'est la philosophie de l'action et de la vie humaine, et elle concerne tout et tout le monde. C'est le nerf de la civilisation et de l'existence humaine de l'homme.
Toute loi, prescription ou défense, édictée en vue du soi-disant intérêt de la masse au détriment des individus, est une duperie. Que l'individu se développe au contraire dans la plénitude de sa liberté, et la masse jouira d'un bonheur total fait de tous les bonheurs particuliers.
C'est peu de prendre les êtres comme ils sont, et il faut toujours en venir là ; mais les vouloir comme ils sont, voilà l'amour vrai.
Ta seule obligation en n'importe quelle vie est d'être vrai envers toi-même.
C'est une belle chose d'être honnête, mais il est également important d'avoir raison.
Les gens qui se battent pour la libre entreprise ne défendent pas les intérêts de ceux qui se trouvent aujourd'hui être riches.
Libéralisme et intervention de l’État ne sont pas contradictoires ; aucune liberté n’est possible si l’État ne la garantit pas.
L’utopie appuyée par l’idéologie n’est astreinte à aucune obligation de résultats. Sa seule fonction est de permettre à ses adeptes de condamner ce qui existe au nom de ce qui n’existe pas.
Le savant n’est pas l’homme qui fournit de vraies réponses ; c’est celui qui pose les vraies questions.
J’aurais voulu être espion, mais il fallait avaler des microfilms et mon médecin me l’a interdit.
Le secret du bonheur est la liberté. Le secret de la liberté est le courage.
Il y a trop de grands hommes dans le monde; il y a trop de législateurs, organisateurs, instituteurs de sociétés, conducteurs de peuples, pères des nations, etc. Trop de gens se placent au dessus de l’humanité pour la régenter, trop de gens font métier de s’occuper d’elle.
Appelons de nos voeux la venue des sceptiques s’ils doivent éteindre le fanatisme.
Résistance et obéissance, voilà les deux vertus du citoyen. Par l’obéissance il assure l’ordre ; par la résistance il assure la liberté.
Ce n’est point parce que j’ai réussi que je suis content ; mais c’est parce que j’étais content que j’ai réussi.
L’homme devient un être social non pas en sacrifiant ses propres intérêts à un Moloch mythique appelé Société, mais en cherchant à améliorer son propre bien-être.
Le sujet de l’économie, ce n’est pas les biens et les services, c’est les actions des hommes vivants. Son but n’est pas de s’étendre sur des constructions imaginaires telles que l’équilibre. Ces constructions ne sont que des outils de raisonnement. La seule tâche de l’économie, c’est d’analyser les actions des hommes, d’analyser des processus.
Chose remarquable et trop peu remarquée, ce n’est point la pensée qui nous délivre des passions, mais c’est plutôt l’action qui nous délivre.
Il n’est pas nécessaire d’avoir un diplôme universitaire pour être un sceptique, comme le montre bien le fait que tant de personnes peuvent acheter une voiture usagée sans se faire rouler. L’idéal que vise la démocratisation du scepticisme est au fond celui-ci: chacun devrait posséder des outils de base qui permettent d’évaluer rigoureusement et constructivement des propositions qui se donnent comme vraies.
Pour que la vraie concurrence existe, il faut qu’elle soit imposée par l’infrastructure de la propriété ; tout marxiste devrait le comprendre.
Ce que les Français détestent, ce ne sont pas les inégalités, ce sont les inégalités autres que celles qui sont octroyées par l’État.
Un petit nombre de règles universelles sont nécessaires et suffisantes pour qu’une société soit une société libre: la reconnaissance des droits de propriété, la liberté contractuelle (qui en est une conséquence naturelle) et l’exercice de la responsabilité qui est rendu possible par la détermination antérieure des droits de propriété.
Le plaisir de lire une oeuvre au piano n'est nullement sensible dans les premières leçons ; il faut savoir s'ennuyer d'abord. C'est pourquoi vous ne pouvez faire goûter à l'enfant les sciences et les arts comme on goûte les fruits confits. L'homme se forme par la peine ; ses vrais plaisirs, il doit les gagner, il doit les mériter. Il doit donner avant de recevoir. C'est la loi.
Toutes les grandes vérités commencent par être des blasphèmes.
Quand la vérité n'est pas libre, la liberté n'est pas vraie.
Ma façon de plaisanter, c'est de dire la vérité. C'est la plaisanterie la plus drôle du monde.
Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire.
Lorsque les mots perdent leur sens, les gens perdent leur liberté.
La vérité existe. On n'invente que le mensonge.
Si la vérité est amère, ses fruits sont doux.
Lorsque vous dites la vérité, vous n'avez à vous souvenir de rien.
Ni la contradiction n'est marque de fausseté, ni l'incontradiction n'est marque de vérité.
L'optimiste est celui qui sait à quel point le monde peut être triste. Le pessimiste, celui qui le découvre tous les jours.
Il m'arrive de me demander si deux erreurs qui se combattent ne sont pas plus fécondes qu'une vérité qui régnât sans conteste.
Le travail éloigne de nous trois grands maux : le besoin, le vice, l’ennui.
Dans la guerre, le plus fort accable le plus faible. Dans le travail, le plus fort communique de la force au plus faible.
Il y a toutes les différences du monde entre traiter les gens de façon égale et tenter de les rendre égaux. Si le premier est la condition d’une société libre, le second n’est qu’une forme de servitude.
Referme ton Coran. Pense et regarde librement le ciel et la terre.
Le libéralisme est rationaliste. Il soutient qu’il est possible de convaincre l’immense majorité que la coopération paisible dans le cadre de la société sert mieux leurs intérêts justement compris que des batailles mutuelles et la désintégration sociale. Il a pleine confiance dans la raison de l’homme. Il se peut que cet optimisme ne soit pas fondé et que les libéraux se trompent. Mais alors il ne reste plus aucun espoir pour l’avenir de l’humanité.
Les préjugés, rustiques ou non, ne trompent point si l’on s’en sert comme de lunettes.
Ce qui produit le profit d’un homme dans le cours des affaires dans une société libre de marché, ce n’est pas la misère et la détresse de son concitoyen, mais le fait qu’il allège ou enlève complètement ce qui cause la sensation de gêne de son concitoyen. Ce qui fait souffrir le malade, c’est la peste, pas le médecin qui traite la maladie. Le gain du docteur n’est pas le résultat des épidémies, mais de l’aide qu’il apporte à ceux qui sont affectés.
L’intérêt particulier abandonné à lui-même produira plus sûrement le bien général que les opérations du gouvernement, toujours fautives et nécessairement dirigées par une théorie vague et incertaine.
Il est évident que la Concurrence, c’est la liberté. Détruire la liberté d’agir, c’est détruire la possibilité et par suite la faculté de choisir, de juger, de comparer; c’est tuer l’intelligence, c’est tuer la pensée, c’est tuer l’homme. De quelque coté qu’ils partent, voilà où aboutissent toujours les réformateurs modernes; pour améliorer la société, ils commencent par anéantir l’individu, sous prétexte que tous les maux en viennent, comme si tous les biens n’en venaient pas aussi.
Il n’est pas difficile d’être malheureux ; ce qui est difficile c’est d’être heureux. Ce n’est pas une raison pour ne pas essayer ; au contraire : le proverbe dit que toutes les belles choses sont difficiles.
Le gouvernement n’est pas la solution, il est le problème.
Un bon politicien est celui qui est capable de prédire l’avenir et qui, par la suite, est également capable d’expliquer pourquoi les choses ne se sont pas passées comme il l’avait prédit.
La liberté du commerce, les libres relations des peuples, la libre circulation des choses, des hommes et des idées, la libre disposition pour chacun du fruit de son travail, l’égalité de tous devant la loi, l’extinction des animosités nationales, la paix des nations assurée par leur mutuelle solidarité, toutes les réformes financières rendues possibles et faciles par la paix, les affaires humaines arrachées aux dangereuses mains de la diplomatie, la fusion des idées et par conséquent l’ascendant progressif de l’idée démocratique, voilà ce qui passionnera notre patrie, voilà ce qui est compris dans ce mot: Libre-Échange; et il ne faut point être surpris si son apparition excite tant de clameurs. Ce fut le sort du libre examen et de toutes les autres libertés dont il tire sa populaire origine.
Le plus grand soin d’un bon gouvernement devrait être d’habituer peu à peu les peuples à se passer de lui.
Il n'y a rien dans les principes du libéralisme qui permette d'en faire un dogme immuable ; il n'y a pas de règles stables, fixées une fois pour toutes. Il y a un principe fondamental : à savoir que dans la conduite de nos affaires nous devons faire le plus grand usage possible des forces sociales spontanées, et recourir le moins possible à la coercition.
Laissez faire ne signifie pas : laissez agir des forces mécaniques sans âme. Il signifie : permettez à chaque individu de choisir comment il veut coopérer dans la division sociale du travail ; permettez aux consommateurs de déterminer ce que les entrepreneurs doivent produire.
Les administrations ont une vision de l’économie qui peut être résumée en quelques mots : “Si ça bouge, taxez-le. Si ça continue à bouger, réglementez-le. Si ça s’arrête de bouger, subventionnez-le.”
Il m’est tout à fait impossible de séparer le mot fraternité du mot volontaire. Il m’est tout à fait impossible de concevoir la Fraternité légalement forcée, sans que la Liberté soit légalement détruite, et la Justice légalement foulée aux pieds.
Nos contemporains sont incessamment travaillés par deux passions ennemies : ils sentent le besoin d’être conduits et l’envie de rester libres. Ne pouvant détruire ni l’un ni l’autre de ces instincts contraires, ils s’efforcent de le satisfaire à la fois tous les deux. Ils imaginent un pouvoir unique, tutélaire, tout-puissant, mais élu par les citoyens. Ils combinent la centralisation et la souveraineté du peuple. Cela leur donne quelque relâche. Ils se consolent d’être en tutelle, en songeant qu’ils ont eux-mêmes choisi leurs tuteurs.
Ce n’est pas la source mais la limitation du pouvoir qui l’empêche d’être arbitraire.
Et cependant, comme ce mot sacré a encore la puissance de faire palpiter les cœurs, on dépouille la Liberté de son prestige en lui arrachant son nom ; et c’est sous le nom de concurrence que la triste victime est conduite à l’autel, aux applaudissements de la foule tendant ses bras aux liens de la servitude.
Tandis que la règle du capitalisme américain est “permettre aux nouvelles entreprises de voir le jour”, il semble que celle du capitalisme français soit “permettre aux vieilles entreprises de ne pas mourir” ! Mais le capitalisme français ne peut obtenir ce résultat contre nature sans une intervention active de l’Etat. C’est ce qui doit changer.
Utopie, comme idéologie, est aujourd’hui un mot péjoratif ; et il vrai que la plupart des utopies visent à remodeler la société de fond en comble et souffrent de contradictions internes qui rendent leur réalisation impossible. Mais une image idéale d’une société qui ne serait pas entièrement réalisable, ou une conception pilote de l’ordre global à viser, n’en est pas moins la condition préalable et indispensable d’une politique rationnelle, en même temps que la contribution essentielle que la science peut apporter à la solution des problèmes de politique pratique.
L'égalité devant la loi conduit à la revendication que tous les hommes prennent une part égale à la détermination de la loi. Tel est le point de rencontre entre le libéralisme traditionnel et le mouvement démocratique. Cependant, ils n'en ont pas moins une autre préoccupation essentielle. Le libéralisme (dans le sens que ce mot avait en Europe au siècle dernier) se soucie surtout de limiter le pouvoir de contrainte que possède n'importe quel gouvernement, qu'il soit démocrate ou non, cependant que le démocrate dogmatique ne connaît qu'une seule limite au gouvernement, l'opinion courante de la majorité. La différence entre ces deux idéaux apparaît en toute clarté si nous désignons le terme auquel chacun s'oppose : la démocratie s'oppose au gouvernement autoritaire ; le libéralisme au totalitarisme. Aucun des deux systèmes n'exclut nécessairement le contraire de l'autre : une démocratie peut détenir des pouvoirs totalitaires et il est concevable qu'un gouvernement autoritaire agisse selon des principes libéraux.
On ne peut qu’être frappé par l’importance de la générosité privée dans des pays libéraux comme les Etats-Unis. On l’a un peu oublié en Europe, à cause de l’Etat providence. On y devient égoïste, parce que c’est à l’Etat de s’en occuper et qu’on paie suffisamment d’impôts pour cela... L’Etat détruit tout, même les sentiments altruistes.
Il est temps de faire apparaître les véritables responsabilités. Ce n'est pas l'économie de marché, ni le Capitalisme qu'il faut rendre responsables des malheurs des années 1930; mais le monde de la politique, les bureaucrates, et tous ces économistes soi disant éclairés qui n'ont jamais compris que la gravité des cycles économiques est moins liée à la logique des affaires elles-mêmes qu'à la multiplication par les pouvoirs publics des entraves au fonctionnement des mécanismes économiques de régulation. Il est vrai que les fluctuations conjoncturelles font partie intégrante des mécanismes de l'économie de marché. Mais ces fluctuations ne se seraient jamais transformées en dépression si l'Etat ne s'en était pas mêlé. Il en fut ainsi en 1929, comme il en avait été lors des dépressions précédentes de 1837, 1873 ou de 1892: un examen attentif des événements qui précédèrent ces accidents montre que, contrairement à la légende, ceux-ci n'ont jamais été le fruit d'un quelconque "laissez-faire", mais bien au contraire la conséquence d'attitudes irresponsables de la part des pouvoirs publics utilisant l'action économique et monétaire à des fins spécifiques.
En terre démocratique, l'esprit islamique se révèle réfractaire à la civilisation du pluralisme que nous avons mis des siècles à construire, une civilisation où la religion est une affaire privée, où aucune religion ne jouit d'un privilège par rapport aux autres, où aucune ne peut exiger l'appui de la force publique en fonction de son dogme et en dehors de ce qui découle du droit commun, une civilisation, enfin, où c'est l'opinion qui tient en échec la violence, et non la violence qui tient en échec l'opinion.
Des êtres intelligents peuvent avoir des lois qu’ils ont faites, mais ils en ont aussi qu’ils n’ont pas faites.
Toutes les doctrines totalitaires, dont le socialisme n’est que la plus noble et la plus influente, sont concernées par cette critique du constructivisme. Elles sont fausses, non en raison des valeurs sur lesquelles elles s’appuient, mais parce qu’il y méconnaissance des forces qui ont rendu possible la Grande Société et la civilisation.
Le néolibéralisme est en premier lieu une théorie des pratiques économiques et politiques qui dit que le bien-être des humains progressera le mieux en rendant possible l’exercice de la liberté individuelle d’entreprendre, de créer, dans un cadre institutionnel caractérisé par des droits de propriété privée forts, le libre-échange et le marché libre. Le rôle de l’Etat est de créer et préserver un cadre institutionnel approprié à de telles pratiques.
Les libéraux sont ceux qui estiment que la liberté individuelle est, pour les hommes, une valeur suprême qui, pour peu que soit respectée la liberté des autres individus, ne devrait faire l’objet d’aucun compromis, même dicté par un souci de justice sociale.
Pour Hayek, le véritable libéral est celui qui est convaincu que la libre négociation entre les hommes est le meilleur moyen d’arriver aux arrangements les plus satisfaisants et que les solutions imposées par une autorité centrale seront toujours moins satisfaisantes que ces arrangements, faute de pouvoir tenir compte valablement de désirs individuels dispersés et à peu près indénombrables et inanalysables.
Ce qu'on appelle une raison de vivre est en même temps une excellente raison de mourir.
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