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Membre de LHC

Que reste-t-il de l’ISF ?

8 octobre 2008

La création initiale de l’impôt sur la fortune (ISF) fut une mesure totalement idéologique, illustrant le désir de la gauche de sanctionner et ponctionner les riches (”Je n’aime pas les riches”, disait encore récemment François Hollande, pour qui riche signifiait avoir un revenu supérieur à 4000 €/mois ; il ne s’aimait donc pas lui-même).
La stupidité du raisonnement consistant à vouloir faire payer les riches (méchants profiteurs, exploiteurs, salauds de capitalistes) est pourtant simple à démontrer.

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La blogosphère se pose des questiondeliberte.fr

9 juillet 2008

En lançant le test “êtes-vous un libéral qui s’ignore ?” le parti politique Alternative Libérale a réussi son pari : provoquer un grand remue-méninge parmi tous les internautes et relancer le débat sur un thème qui ne cesse de défrayer les chroniques : le “libéralisme”.

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Organisation du travail : communication et definition des roles

7 juin 2007

Organiser le travail d’un grand nombre de personnes implique d’optimiser deux aspects essentiels du travail en équipe : la communication et la définition des rôles ou missions de chacun. Des règles simples permettent de faire travailler efficacement les gens ensemble ; elles sont toutefois difficiles à mettre en oeuvre, parce que des freins culturels peuvent bloquer leur application. La franchise, l’acceptation de l’erreur, et la reconnaissance du mérite sont des aspects pas toujours suffisamment intégrés dans la culture française.

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Citation du dimanche #27

3 juin 2007

Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément.

Nicolas Boileau

La verite peut-elle se partager ?

22 mai 2007

C’est une petite réflexion qui est venu suite à certains commentaires sur un billet précédent. J’expliquais que je votais avec mon cerveau, pas avec une conviction ou des sentiments. Ce à quoi Babas répondait ceci :

Un dernier point, je ne vote pas avec mon cerveau mais avec mon impression. Je pars du principe que toutes les informations sont tronquées orientées manipulées par l’émetteur , le transmetteur et même le recepteur. A partir de là, je moyenne de façon totalement subjective.

Nous avons rediscuté de ça entre frangins ce week-end, et Simon me disait qu’il pensait ça aussi. Personnellement je ne suis pas trop d’accord ; mais la discussion était intéressante. On en arrive assez rapidement à la question du titre : “La vérité peut-elle se partager ?”. J’avais fait un petit article, il y a quelques temps, sur ma vision des rapports entre réalité et vérité. On y trouvait ces deux définitions :

Réalité :
ce qui existe indépendamment du sujet, ce qui n’est pas le produit de la pensée.

Vérité :
1. Scientifique : connaissance reconnue comme juste, comme conforme à son objet et possédant à ce titre une valeur absolue, ultime
2. Philosophie : norme, principe de rectitude, de sagesse considéré(e) comme un idéal dans l’ordre de la pensée ou de l’action
3. Logique : conformité de la pensée ou de son expression avec son objet

Je concluais qu’il fallait essayer, autant que faire se peut, de rapprocher la réalité et notre vérité.
Rappeler et souligner l’incapacité de l’être humain à communiquer totalement, j’en suis bien d’accord : qui pourrait nier cela ?
Mais dire que pour cette raison-là, on vote sur des impressions uniquement, je n’en suis pas d’accord. Bien sûr, la part de l’impression n’est pas nulle : tout le monde est influencé par la tête du candidat, sa manière de parler, et tout un tas de facteurs conscients ou inconscients liés au candidat, à notre histoire personnelle, et à la tonalité des médias qui transmettent ces informations. Mais on ne peut pas s’arrêter à cette constation : ce n’est pas parce que quelque chose est important, que nous devons nous y arrêter et considérer que c’est le seul facteur. Les arguments rationnels, la réflexion que l’on peut mener sur le monde qui nous entoure, sur les rapports de force existants, sur le sens dans lequel les choses évoluent sont aussi une part importante du choix d’un bulletin de vote. II clair que nous sommes des animaux (qui pourrait le nier ?), avec notre part d’impulsion inconsciente, notre part d’impression (pour reprendre le mot de Babas). Mais nous sommes aussi doués de raison, et capables - dans une certaine mesure, peut-être très restreinte - d’intégrer des faits dans un raisonnement et nous extirper, ne serait-ce qu’un peu, des jugements a priori et du conditionnement médiatique, familial, sociétal. Non ?

Mettre l’accent sur ce qui gêne la communication et la transmission d’idée, c’est oublier de le mettre sur ce qui permet la communication et la transmission d’idée : les faits, les arguments rationnels qui nous relient au travers de ce qu’on pourrait appeler la réalité. Il y autant de vérité que d’êtres humains, mais il n’y a qu’une réalité. Et c’est de cette réalité là dont on parle, il me semble, lorsque l’on choisit un bulletin de vote pour le mettre dans l’urne. L’acte de voter est un acte réfléchi, et le contraire de la passion. La passion, en politique, ce sont les armes, les combats. La raison, en politique, c’est le vote et la réflexion ; l’acceptation de la raison des plus nombreux est un pas énorme vers moins de conflits et plus de débats rationnels. Qu’en pensez-vous ?

La politique est le lieu de la pensée où l’on met en relation la réalité et des valeurs ; j’ai l’impression que, souvent, l’absence d’effort pour regarder la réalité “comme elle est” empêche de se rendre compte que sur les valeurs, nous sommes beaucoup plus proches les uns des autres que nous le pensons. C’est cela, ce que je voulais dire en expliquant que je votais avec ma raison : faisons ensemble un constat partagé sur la réalité des faits, et les différences de valeur ne seront, bien souvent, plus un problème mais une richesse.

Il n’y a qu’une seule et même raison pour tous les hommes ; ils ne deviennent étrangers et impénétrables les uns aux autres que lorsqu’ils s’en écartent.

Simone Weil

Bilan / Objectifs : les bonnes pratiques et leur mise en oeuvre

3 janvier 2007

Bilan de l’année passée et objectifs de l’année à venir

Dans les grosses entreprises, le bilan de fin d’année avec le hiérarchique, ainsi que la fixation des objectifs pour l’année à venir, rentre dans un cadre très formaté et obligatoire. C’est - à mon avis - une grande chance de pouvoir prendre le temps de sortir un peu du cadre strictement technique du travail, et se poser pour faire le point avec son chef. Dans ma boite (un grand groupe de l’industrie automobile française…ça ne laisse pas un gros mystère), cela se fait en ce moment. Un important entretien de 4 heures, donc, et qui se prépare : l’atteinte des objectifs discutés et fixés ensemble déterminera en effet le niveau de prime attribué au salarié.

Il s’agit d’un échange : le bilan et les objectifs sont partagés, et si c’est le supérieur hiérarchique qui tranche au final, c’est également un moment privilégié pour lui faire des remarques constructives sur la manière dont son mangement est perçu.

Bilan de l’année passée

Faire un bilan en fin d’année, c’est très important. Cela permet de voir ce qu’on a réussi, ce qu’on a manqué, et analyser à deux les raisons des échecs. Dans le but, profitable à l’entreprise comme au salarié, d’établir un plan de progrès. Le bilan – comme les objectifs d’ailleurs – porte autant sur l’aspect technique du travail (savoir faire) que sur l’aspect humain (savoir être).

Objectifs pour l’année à venir

Décider ensemble d’objectifs pour l’année à venir, c’est indispensable pour connaître avec précision ses objectifs principaux (sa mission) et prioriser ses actions. Les objectifs doivent être normalement assortis d’indicateurs chiffrés qui permettent d’évaluer de manière objective la progression vers les objectifs.

Dans la stricte logique des entretiens d’objectifs, chaque collaborateur doit recevoir des objectifs qui sont issus de ceux que son hiérarchique a lui-même reçu. Cela permet, de proche en proche, de remonter de ses propres objectifs aux grand objectifs stratégiques de la boite dans son ensemble : chaque salarié doit savoir en quoi il contribue à l’atteinte des objectifs stratégiques macroscopiques de la boite dans laquelle il travaille. Cet entretien est également important car il permet au salarié de s’assurer que les moyens nécessaires à l’atteinte des objectifs lui seront bien donnés.

Evocation des orientations envisagées

Le troisième volet de l’entretien est l’occasion d’évoquer brièvement les orientations que le collaborateur souhaite donner à sa carrière : les secteurs qui l’intéressent dans la boite pour son évolution, et les formations qu’il serait bon de suivre pour préparer au mieux sa mobilité vers ces secteurs

La vraie vie : les freins existent, mais ne bloquent pas le progrès

Alors, bien sûr, le monde n’est pas aussi rose que cela : entre les hiérarchiques qui ne jouent pas le jeu de clarifier les objectifs, les collaborateurs qui vivent cet entretien comme un tribunal, les processus qui ne sont pas appliqués correctement, il y a encore du travail pour que les bonnes pratiques soient de mise partout, et pour tous. Mais ça vient. Lentement et sûrement, peu à peu, le cadre de travail devient plus rigoureux et plus objectif : tant mieux ! Tout le monde y gagne :

  • le hiérarchique s’assure que chacune de ses collaborateurs va participer volontairement à l’atteinte des objectifs de son équipe
  • chaque collaborateur sait ce qu’il va apporter à la boite dans l’année, et s’assure qu’il aura les moyens de le faire

Comment ça se passe pour vous ?

Ca m’intéresse de savoir comment ça se passe dans les autres boites. Comment ça se passe dans la vôtre ? Y-a t’il un entretien de fin d’année formalisé, ou est-ce simplement le fruit de discussion à côté de la machine à café ? Avez-vous des objectifs chiffrés et quantifiables à tenir dans l’année, et l’assurance d’avoir les moyens associés ? j’imagine que dans les petites structures, tout n’est pas formalisé aussi officiellement…me trompe-je ?