Citation du dimanche #23
6 mai 2007Douter de tout ou tout croire sont deux solutions également commodes, qui l’une et l’autre nous dispensent de réfléchir.
Douter de tout ou tout croire sont deux solutions également commodes, qui l’une et l’autre nous dispensent de réfléchir.
Toutes les personnes sont respectables, mais aucune croyance n’est respectable.Alain
Penser, c’est inventer sans croire.
Sur les conseils de l’excellent Yves de Kerdrel, éditorialiste au Figaro et chroniqueur sur BFM , j’ai acheté le livre “Le courage du bon sens”, de Michel Godet.
Je l’ai commencé hier, et je n’ai lu que cinquante pages…mais quelle claque ! Il FAUT absolument lire ce libre, plein de bon sens, de parler vrai, et de propositions pour améliorer les choses avec pragmatisme. C’est le livre d’un homme libre, indigné face à l’injustice et face aux conneries organisées et non reconnue. Le livre commence très fort, sans tabou, sur la dette publique, et sur les 35h : les responsables politiques de gauche que l’auteur à côtoyé reconnaissent, “en privé”, que c’était une erreur de vouloir appliquer partout et pour tous une règle allant de surcroît dans le mauvais sens : pour se partager le travail, il faut déjà en créer ! Pourquoi seulement “en privé” : est-ce si grave de reconnaître une erreur ?
L’auteur explique que le libéralisme n’est ni de droite, ni de gauche, et surtout pas incompatible avec un sens social : c’est d’ailleurs la position de Tony Blair, ou Gerhard Schröder …ça fait du bien de l’entendre ! la gauche française ferait bien de s’en inspirer, au lieu de montrer du doigt le profit.
Tous les sujets importants de notre société y sont abordés, sous l’angle du bon sens et de la réflexion factuelle. Ce qui place l’auteur, et il s’en réclame d’ailleurs, dans le camp des francs-tireurs non dogmatiques tels que Jacques Marseille, François de Closet, ou Pascal Bruckner. J’ajouterai à cette liste Yvan Rioufol qui est souvent assez décapant.
C’est la réalité factuelle qui est injuste et révoltante, pas le fait de la dire !
Les convictions sont des ennemis de la vérité plus dangereux que les mensonges.
La liberté est un mouvement plus qu’un état. Une quantité, plus qu’une qualité. On est plus ou moins libre. Ce qui importe donc, c’est de savoir ce qui libère et ce qui enferme. Ce qui ouvre et ce qui gène.
Si être libre c’est faire ce qu’on veut (ou penser ce qu’on veut), on peut interpréter la liberté dans les deux sens : il y a un effort pour écarter de ce qui gêne la volonté, et un effort sur la volonté elle-même pour apprendre à désirer des choses faisables. Celui qui désire l’inaccessible est voué à l’aliénation.
La liberté, ce n’est pas pouvoir ce que l’on veut, c’est vouloir ce que l’on peut.
Jean-Paul Sartre
Pour vouloir ce que l’on peut, il faut savoir évaluer proprement ce que l’on peut, et à ne pas vouloir des choses impossibles : la vérité libère. Et les convictions enferment.
Apprendre à ne pas vouloir des choses impossibles, ça s’appelle exactement la volonté.
La volonté libère. L’idéalisme enferme.