Abonnez-vous par mail !
Abonnement RSS
Membre de LHC

Que reste-t-il de l’ISF ?

8 octobre 2008

La création initiale de l’impôt sur la fortune (ISF) fut une mesure totalement idéologique, illustrant le désir de la gauche de sanctionner et ponctionner les riches (”Je n’aime pas les riches”, disait encore récemment François Hollande, pour qui riche signifiait avoir un revenu supérieur à 4000 €/mois ; il ne s’aimait donc pas lui-même).
La stupidité du raisonnement consistant à vouloir faire payer les riches (méchants profiteurs, exploiteurs, salauds de capitalistes) est pourtant simple à démontrer.

Lire la suite »

Portables et santé : pas de risques significatifs

28 juin 2008

Vous vous rappelez de nos discussions de l’autre jour à propos des dangers pour la santé des téléphones portables ? L’Académie nationale de médecine a publié le 17 juin dernier un communiqué pour réagir à l’appel à la précaution des cancérologues. Son contenu : pas de risques significatifs connus, et affirmation que “la médecine n’est ni de la publicité ni du marketing, et qu’il ne peut y avoir de médecine moderne que fondée sur les faits. Inquiéter l’opinion dans un tel contexte relève de la démagogie mais en aucun cas d’une démarche scientifique.”. Pan.

Lire la suite »

Smic : enfin du courage politique !

2 juillet 2007

Sarkozy et Fillon ont raison de ne pas augmenter le Smic plus vite que l’inflation. On sait effectivement que les coups de pouce donnés régulièrement au Smic ont été des coups de pieds pour l’emploi, et ont produit un tassement des salaires vers le bas (smicardisation des salaires). Rappel de quelques évidences économiques, et critique de la position poliquement correcte.

Lire la suite »

Sarkozy et le populisme …

5 mars 2007

On entend souvent dire de Nicolas Sarkozy qu’il est “populiste”. Il s’agit bien sûr, dans la bouche de ses détracteurs, d’une quasi-insulte…Je me suis donc demandé ce que signifie ce mot.

Populisme :

  1. Mouvement politico-social (qui s’est formé en Russie dans les années 1860) qui voulait entraîner l’ensemble de la paysannerie, du peuple, dans la lutte contre le pouvoir tsariste.
  2. P. ext., POL. Tout mouvement, toute doctrine faisant appel exclusivement ou préférentiellement au peuple en tant qu’entité indifférenciée.

Quand on se focalise sur l’interêt général, on est donc taxé forcément de “populisme”, puisqu’on se réfère à l’interêt du peuple, sans différenciation. C’est donc un travers d’utiliser ce mot systématiquement de manière péjorative : doit-on forcément parler au nom d’un sous-groupe, d’une corporation, d’une minorité pour que le discours soit recevable ? A mon avis, non ! Par ailleurs ceux qui pensent tout dire en traitant Sarkozy de “populiste” sont aussi ceux qui lui reprochent d’être “communautariste”, c’est à dire de privilégier l’approche consistant à favoriser des groupes plus que d’autres au détriment de l’intérêt général !

S’il parle au nom du peuple au sens large, on le traite de populiste, et si il parle d’une catégorie particulière de la population, d’un communauté précise, il est taxé de communautariste. Au nom de qui doit-il parler ? Pour ses critiques, la réponse est claire : il doit se taire, et tous les mots -même mal utilisés- sont bons pour atteindre ce but. Pour ma part, je pense qu’il est bon de remettre l’intérêt général au centre du débat : comment trouver un compromis politique orienté vers le progrès si l’on est systématiquement focalisés sur les interêts d’un catégorie de citoyens en particulier ? Comment redonner du lien social, des projets communs, si on ne parle toujours que des intérêts de certains ?

La notion d’intérêt général permet justement de trouver le compromis en faisant naitre les voies qui permettent de marier les intérêts forcément particuliers, et souvent contradictoires de l’ensemble des groupes et des personnes composant la population. Qui peut craindre l’intérêt général si ce n’est un groupe qui a suffisament bien tiré son épingle du jeu pour que le moindre accroissement d’intérêt général, soit synonyme de perte pour lui ? Ceux qui critiquent systématiquement cette approche sont donc à soupconner au mieux d’élitisme, au pire de corporatisme et de poujadisme.

Ségolène Royal : interventionnisme, démagogie et quelques silences en forme d’aveux

20 février 2007

Hier soir, comme beaucoup de Français j’imagine, j’ai regardé la prestation de Ségolène Royal sur TF1. Si je devais résumer, je dirais qu’elle nous a servi un vaste foutoir de bons sentiments et de promesses sans réelle assise économique. Voyons plus en détail.

Interventionnisme

Ségolène Royal est bien dans la droite ligne des politiciens qui surtout ne veulent pas restreindre le rôle de l’Etat, et ses domaines d’intervention. En voilà trois exemples abordés hier :

  • augmentation du SMIC et des autres salaires par intervention de l’état : les entreprises n’auront bientôt plus qu’à suivre une grille des salaires fournie par le Ministère du Travail : vive la planification !
  • l’annonce de la réquisition des logements inoccupés par l’Etat est une atteinte à la propriété : mais il vrai que nous devons tout mettre en commun pour le bien général : vive le communisme !
  • l’annonce d’empêcher les licenciements dans les entreprises qui font des profits ; les patrons peuvent être plus cool maintenant : l’Etat providence va gérer leur boîte à leur place (il est vrai que l’Etat a depuis longtemps fait ses preuves en tant que gestionnaire et stratège !)

La position du curseur qui définit le rôle que doit prendre l’Etat dans la force de ses interactions avec le marché a été clairement annoncée hier soir : interventionnisme forcené. Il est vrai que c’est ce que les Français voulaient entendre, tant ils sont habitués à systématiquement se tourner vers l’Etat pour chaque problème de la vie.

Démagogie

Si la démagogie est l’art de flatter les gens en leur disant ce qu’ils veulent entendre, et la rouerie l’art d’utiliser l’habilité de la parole jusqu’au mensonge, alors Ségolène Royal est une sacrée démagogue, voire une menteuse. Dire tout et son contraire dans un intervalle de trois minutes, c’est ce qu’elle a fait à plusieurs reprises hier :

  • augmenter le SMIC et diminuer le chômage (voir mon billet précédent)
  • il faut diminuer la dette de l’Etat Français, mais par contre, on ne touche pas aux fonctionnaires !
  • à propos des OGM : il faut faire dela recherche sur les OGM, car ils peuvent apporter beaucoup, en terme de santé et d’environnement, mais José Bové a eu raison de faucher des champs d’OGM (contre ce que la justice vient pourtant de décider)
  • quant au progrès technique, il détruit des emplois, mais il crée des emplois (dans la même phrase!)

N’oublions pas que la cohérence du discours, allant avec une utilisation saine de la raison, comporte le principe de non-contradiction : dois-je en conclure que Ségolène Royal, hier ne s’adressait pas à la raison ?

Quelques silences en forme d’aveux

Certains sujets importants n’ont pas été abordés, et qu’ils aient donné lieu à des questions ne change pas grand-chose :

  • la pérennité du système de retraite a fait l’objet de la première question et Ségolène Royal, au lieu de répondre sur le fond de la question (l’âge des départs à la retraite) a préféré botter en touche et parler du montant des petites retraites
  • un intervenant, étudiant en chimie, a évoqué les émeutes de l’hiver 2005 : là encore, silence sur ces évènements graves et sur leurs causes
  • en enfin le clou du spectacle : personne n’a abordé les 35 heures ! Ségolène Royal, selon moi, avait pourtant le devoir de clarifier sa position sur ce point précis…

Ca fait franchement froid dans le dos !

Profondeur des vues journalistiques

Pour finir, il faut décerner la palme du ridicule à PPDA, dont le rôle est pourtant bien passif dans ce type rendez-vous : les seules interventions qu’il a faite pour rappeler des questions posées, et que Mme Royal avait oublié portaient sur … les 35 heures ? les banlieues ? l’inégalité de traitement homme/femme au travail ? le coût de la main d’œuvre ? NON ! PPDA est intervenu pour relancer sur deux points essentiels de la campagne présidentielle, et cruciaux pour l’avenir de la France :

  • le remaniement en cours de l’équipe de Ségolène Royal, mais sur les gens, hein ?
  • est-ce que M. Hollande aura un poste et si oui, lequel ?

Merci pour ces interventions de journaliste “peopolitique”, on s’en serait passé, et j’aurais pour ma part préféré qu’il relance Mme Royal sur les émeutes…
Pour finir sur une note d’humour, le monsieur qui a posé la question concernant le futur poste de Hollande en cas de victoire de Royal, l’a tourné de la sorte – vous me direz que j’ai l’esprit mal tourné, et c’est peut être vrai! - :

Quelle sera la position de M. Hollande?

:mrgreen:

Posée à la femme de l’intéressé, c’est une question qui ne manque pas de piquant ; ça m’a bien fait marrer. Il n’y a que les propos de Ségolène qui auraient pu être aussi drôles, s’ils n’avaient pas été aussi pathétiques.

Ségolène Royal ou la régression du débat politique

12 février 2007

Donc, Ségolène Royal confirme : son projet politique comporte l’augmentation du Smic à 1500€. C’est une noble intention, certainement, qui anime le PS en proposant ce genre de choses : comment s’opposer à l’augmentation des plus bas salaires ? il faudrait être un monstre moral, à coup sûr, pour ne pas vouloir cela !

Et pourtant, il m’avait semblé comprendre deux choses, au fil de mes lectures :

  • augmenter le smic, ça veut dire que c’est l’Etat qui décide de la manière dont les entreprises utilisent leur argent ; c’est une intervention de l’Etat dans ce qui devrait être un contrat entre l’employé et l’employeur…
  • augmenter le smic, c’est forcer les entreprises à augmenter le salaire des employés les moins qualifiés : c’est donc augmenter le coût du travail non qualifié, dans l’absolu ET en relatif par rapport au travail qualifié

Les effets pervers de ce genre de mesures sont connus (je reprends les arguments listés dans un article d’Yves de Kerdrel (“Coup de pouce au smic, coup de pied à l’emploi” paru le 27 juin dernier) :

  1. en augmentant le coût du travail non qualifié, on écarte les gens non qualifiés du marché du travail (ils perdent en intérêt pour les entreprises)
  2. en augmentant le coût du travail en France, on fait perdre de la compétitivité à nos entreprises
  3. en augmentant le smic, on augmente directement la proportion de personnes qui sont payées au smic : d’où l’expression de “smicardisation”…un nivellement par le bas en quelque sorte

La conséquence de tout cela est donc d’augmenter indirectement le chômage !

Personnellement, ça m’énerve !…si on sait que l’augmentation du Smic est néfaste à l’emploi, comment peut-on promettre dans un même discours une baisse du chômage et une augmentation du Smic ? C’est ce qu’on appelle de la démagogie, et c’est le contraire de la politique. La politique, c’est l’art de gérer les conflits : en disant tout et son contraire, Ségolène Royal ne tranche pas. Ou plutôt si, mais sans le dire : le seul moyen de tenir ces deux promesses contradictoires, c’est qu’elles soient financées par les entreprises, qui devront payer plus cher leurs employés non-qualifiés. C’est faire endosser le coût de l’indispensable redistribution des richesses (rôle de l’Etat) par les entreprises, au lieu de répartir cet effort collectivement. Pourquoi ne pas laisser les entreprises et les employés négocier les contrats de travail, et laisser à l’Etat son rôle de redistribution pour ceux dont les salaires ne donnent un pouvoir d’achat suffisant…?

Il parait que les entreprises ont déjà des charges supérieures à la moyenne des pays européens : surprenante décision, alors, que d’augmenter le coût du travail…sauf si le but est de s’aligner sur les idées d’extrêmes gauche, et d’intégrer dans le discours comme dans les actes un ennemi commun : les entreprises et les patrons. Quelle régression dans le débat politique !

Ségolène Royal : séductrice, démago et calculatrice.

5 décembre 2006

En quelques jours au moyen-orient, Ségolène Royal a définivement achevé de nous montrer son vrai visage : tout comme elle explique que son programme pour 2007 lui sera dicté par les français (démagogie ou incompétence ?), elle parcoure le moyen-orient en accumulant les maladresses coupables. Comment peut-on ne pas préparer mieux que cela une visite dans des lieux sensibles comme le Liban ou Israël ? Excès de confiance et/ou incompétence ?
Deux pays, deux âneries, méprisantes pour deux peuples (Libanais et Iranien) :

  • Au Liban, que l’Islam radical mine depuis des années, elle choisit d’aller parler avec les terroristes du Hezbollah (lesquels prônent la destruction d’Israël, et la haine de l’occident en général. Mépris des Libanais qui aspirent à vivre sans guerre sur leur terrain ?
  • En Israël, elle rencontre Ehoud Olmert pour lui dire - entre autres - qu’elle est d’accord sur le fait que l’Iran ne doit pas se doter de nucléaire civil. Mépris des Iraniens qui peuvent légitimement vouloir se doter du nucléaire civil ?

On peut se poser les questions suivantes :

  • Pourquoi Ségolène Royal est-elle allée parler avec le Hezbollah ? Pourquoi personne dans son entourage ne lui a dit de ne pas le faire ? Sauf à imaginer une incompétence rare, et une improvisation douteuse, il faut se rendre à l’évidence : cette visite était voulue, et annoncée. Pourquoi, alors ? sur le plan international, on ne voit pas vraiment l’interêt. Sur le plan intérieur, c’est peut être une manière, cynique, de récupérer les voix d’une frange des musulmans et/ou des extrêmegauchistes qui voient, dans un amalgame inquiétant, une communauté de buts entre le terrorisme musulman et les relents de lutte des classes ?
  • Pourquoi ne pas laisser le peuple Iranien décider seul de sa stratégie énergétique ? Le nucléaire militaire et civil sont deux choses différentes, et les résolutions de l’ONU ne portent que sur les applications militaires. Limiter la menace du fou Ahmadinejad n’est pas la même chose qu’empêcher un peuple de se développer comme bon lui semble.

Ségolène Royal s’est déplacée pour aller dire ce qu’il voulait entendre à Olmert, et pour aller parler avec des terroristes, dans un but pour le moins flou. Les diplomates français doivent apprécier cette intervention pleine d’à-propos ! Je laisse le mot de la fin à notre ami Desproges :

Mieux vaut rire d’Auschwitz avec un juif, que de jouer au scrabble avec Klaus Barbie.