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La Loi, de Frédéric Bastiat

20 novembre 2008

La Loi, de Frédéric Bastiat J’ai reçu hier mon exemplaire de “La Loi“, de Frédéric Bastiat. Bien entendu, je n’ai pas pu résister, et j’ai commencé à le lire. Je vous en donne quelques extraits ici, pour vous donner envie d’aller le lire…

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DLL - Le développement de l’optique évolutionniste

20 novembre 2008

Chapitre premier : “Raison et évolution”

Le développement de l’optique évolutionniste

Il devint de plus en plus clair que la formation de types réguliers de relations humaines qui ne sont pas le but conscient d’actions humaines soulevait un problèmes qui nécessiterait le développement d’une théorie sociale systématique. La réponse à ce besoin fut fournie pendant la seconde moitié du XVIIIe siècle dans le domaine économique par les philosophes moralistes écossais, conduits par Adam Smith et Adam Ferguson, cependant que les conséquences à en tirer pour la théorie politique recevaient leurs magnifiques formulations du grand visionnaire Edmund Burke, encore que l’on chercherait vainement dans son œuvre une théorie systématique.

Hayek s’emploie ensuite à dissiper certains malentendus à propos de la théorie évolutionniste.

Il y a d’abord la croyance erronée que c’est une conception empruntée à la biologie. Ce fut en réalité l’inverse, et si Charles Darwin a su appliquer avec succès à la biologie un concept qu’il avait largement reçu des sciences sociales, cela ne rend pas ce concept moins important dans le domaine où il avait pris naissance. C’est à l’occasion de la réflexion sur des formations sociales telles que le langage et la morale, le droit et la monnaie, qu’au cours du XVIIIe siècle les conceptions jumelles de l’évolution et de la formation spontanée d’un ordre furent enfin clairement formulées, fournissant ainsi à Darwin et ses contemporains des outils intellectuels qu’ils purent appliquer à l’évolution biologique. Ces philosophes moralistes du XVIIIe siècle et les écoles historiques du droit et du langage peuvent bien être nommés – comme certains des théoriciens du langage du XIXe se sont eux-mêmes qualifiés – des darwiniens avant Darwin.

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Conseils de lecture #28

13 novembre 2008

Bonne lecture !

70 ans de travaux forcés !

6 novembre 2008

Travail forcé ?Le fait de permettre aux gens de travailler jusqu’à 70 ans est-il une chance pour la liberté de travailler, ou une menace pour les salariés, un coin mis en place pour repousser l’âge légal de la retraite à 70 ans ? On retrouve sur ce sujet bien des clivages, et un PS égal à lui-même : gravement à côté de la plaque…

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Citation du dimanche #100

26 octobre 2008

Benjamin CONSTANTDemandez-vous d’abord, Messieurs, ce que, de nos jours, un Anglais, un Français, un habitant des Etats-Unis d’Amérique, entendent par le mot de liberté.

C’est pour chacun le droit de n’être soumis qu’aux lois, de ne pouvoir être ni arrêté, ni détenu, ni mis à mort, ni maltraité d’aucune manière, par l’effet de la volonté arbitraire d’un ou de plusieurs individus. C’est pour chacun le droit de dire son opinion, de choisir son industrie, et de l’exercer, de disposer de sa propriété, d’en abuser même ; d’aller, de venir sans en obtenir la permission, et sans rendre compte de ses motifs ou de ses démarches. C’est, pour chacun, le droit de se réunir à d’autres individus, soit pour conférer sur ses intérêts, soit pour professer le culte que lui et ses associés préfèrent, soit simplement pour remplir ses jours ou ses heures d’une manière plus conforme à ses inclinations, à ses fantaisies. Enfin, c’est le droit, pour chacun, d’influer sur l’administration par la nomination de tous ou de certains fonctionnaires, soit par des représentations, des pétitions, des demandes, que l’autorité est plus ou moins obligée de prendre en considération.

Benjamin Constant (1767-1830)

Citation du dimanche #98

12 octobre 2008

Hans Hermann HoppeToute philosophie politique qui n’est pas construite comme une théorie des droits de propriété passe complètement à côté de son objet et doit par conséquent être rejetée d’emblée comme un verbiage dépourvu de sens pour une théorie de l’action.

Hans Hermann Hoppe

Avancement sur DLL

10 octobre 2008

Vous le savez peut-être (ou pas), j’ai commencé la lecture d’un ouvrage monumental de Friedrich Hayek : “Droit, Législation et Liberté”. J’en suis à la fin de la première partie, et mon impression initiale s’est précisée. Il s’agit d’un grand livre, profond, humble, rigoureux. Il est assez difficile à lire, parce que la pensée d’Hayek n’est pas linéaire ; elle ressemble plutôt à ça :

Solide

C’est une pensée lente, solide, qui passe du temps à préciser les termes, qui revient et peaufine les arguments. Le défaut, c’est que c’est long et pas toujours “funky” à lire. Le gros avantage, c’est que c’est très solide et rigoureux. L’édifice est étayé par de nombreuses références, aucune idée n’est lancée en l’air. J’adore ce livre !

J’avais fait un billet pour servir de point central, avec l’index des chapitres. Et puis j’ai publié les extraits qui me paraissaient bien résumer l’introduction.

La grande question qui se pose à moi, au moment de publier les extraits du chapitre premier, est la suivante : soit je publie en un seul article tous les extraits, et le billet sera indigeste et difficile à lire, soit je résume à l’extrême (car c’est possible), mais alors le billet n’aura plus le caractère démonstratif que possède le texte d’Hayek. J’ai choisi de couper la poire en mille morceaux, et d’utiliser le découpage interne (sous titres) de chaque chapitre : je publierai donc chaque chapitre dans plusieurs billets. Cela permettra de faire des billets plus courts, avec seulement quelques idées à chaque fois. Et j’imagine que du coup, il sera également plus facile de réagir en commentaires…

A bientôt, pour les premiers extraits du chapitre premier…!

Que reste-t-il de l’ISF ?

8 octobre 2008

La création initiale de l’impôt sur la fortune (ISF) fut une mesure totalement idéologique, illustrant le désir de la gauche de sanctionner et ponctionner les riches (”Je n’aime pas les riches”, disait encore récemment François Hollande, pour qui riche signifiait avoir un revenu supérieur à 4000 €/mois ; il ne s’aimait donc pas lui-même).
La stupidité du raisonnement consistant à vouloir faire payer les riches (méchants profiteurs, exploiteurs, salauds de capitalistes) est pourtant simple à démontrer.

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