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Membre de LHC

Valls, le solitaire ?

6 mai 2008

La blogosphère n’en a pas beaucoup parlé. De droite comme de gauche. Et pourtant, les positions exprimées par Manuel Valls, pleines de bon sens, et de sens de la responsabilité, tranchent clairement avec la position officielle du PS. Est-ce le signe d’un début de changement d’attitude au PS ? Il faut soutenir, en tout cas, ce type de discours qui sort de l’opposition systématique, et qui se place dans le registre de la proposition et du progrès.

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Le bon citoyen depense du “pouvoir d’achat”

29 février 2008

Comment appelez-vous ce que vous gagnez avec votre travail ? De l’argent ? Du pognon ? Du flouze ? Des thunes ? Moi aussi. Or il semble que depuis quelques mois, nous ne gagnons plus de l’argent en travaillant, mais du *pouvoir d’achat*.
S’il n’y avait là qu’une histoire de mots, il n’y aurait pas de quoi fouetter un matou. Mais ça n’est pas qu’une histoire de mots. L’argent dont vous disposez, vous pouvez en faire ce que vous voulez : le dépenser (acheter) ou le mettre de côté (épargner).

Utiliser une expression comme *pouvoir d’achat* véhicule donc l’idée - implicite - selon laquelle l’argent ne sert qu’à acheter. L’épargne est la source des créations de richesses observées dans les sociétés capitalistesC’est le dogme bien connu de l’économie qui tourne grâce à la consommation. C’est une erreur fondamentale. L’économie tourne grâce à la consommation, mais aussi et surtout grâce à l’épargne. Sans épargne, pas d’investissement. Sans investissement, pas de prise de risque, et pas de création d’emplois nouveaux. L’épargne est la base du capitalisme, et la source des créations de richesses observées dans toutes les sociétés capitalistes. On peut être contre cela, mais il faut alors afficher clairement sa position idéologique.

On retrouve tout et n’importe quoi dans les discussions médiatisées à propos de ce fameux *pouvoir d’achat* : les politiciens - d’une manière bien retorse - montrent du doigt les industriels, les distributeurs, relayés - comme d’habitude - par des journalistes suivistes et incultes. *Redistribuer du pouvoir d’achat* : l’Etat ne peut redistribuer que de l’*argent* qu’il a prélevé. Notre argent : celui du contribuable. La seule manière efficace et juste dont disposent les pouvoirs publics pour *distribuer* de d’argent est d’en prélever moins ! Sauf à continuer dans une logique de prélèvements en augmentation permanente, qui a déjà montrée ses limites.

J’ai failli bouffer mon volant l’autre jour dans la voiture, tellement les débats entendus sur une radio pourtant dite “économique” (BFM) étaient pitoyables. Tous les intervenants étaient dans une logique de planification centrale des prix. Pas un seul n’est intervenu pour expliquer que le meilleur moyen que les prix soient justes est que la concurrence puisse jouer. Ce qui implique que le marché soit ouvert, et que la règlementation ne vienne pas fausser le jeu des prix.

Les prix sont des indicateurs, qui permettent à chacun de décider s’il est prêt à acheter un produit ou un service. La seule manière juste dont disposent les pouvoirs publics pour *distribuer* de d’argent est d’en prélever moins !Vouloir les fixer de manière arbitraire, centralisée, est un contresens économique majeur. Le pouvoir d’achat est la quantité de biens et services que vous pouvez acheter avec l’argent dont vous disposez. C’est un rapport. Pour l’augmenter soit vous augmentez le numérateur (vous gagnez plus d’argent), soit vous diminuez le dénominateur (les prix baissent). Dans un cas comme dans l’autre, il serait bon d’expliquer que ni les salaires, ni les prix ne devraient être fixés par le gouvernement.

Quand le gouvernement et Sarkozy expliquent qu’ils veulent redistribuer du pouvoir d’achat, tout en nous expliquant que les caisses sont vides, ils nous disent - j’insiste - : nous n’avons plus d’argent, nous allons redonner de l’argent.
Deux options : soit les prélèvements augmentent (on taxe les riches pour donner aux pauvres, la dés-incitation à la production de richesse continue), soit l’Etat dépense moins, prélève moins (ce qui induit automatiquement *in fine* une diminution du nombre de fonctionnaires, assortie d’une redéfinition claire des missions de l’Etat). Des deux solutions, seule la deuxième me parait louable, et je n’en ai pas entendu parler lors des débats sur le pouvoir d’achat.

Le pouvoir d’achat augmentera naturellement quand la création de richesses sera encouragée, et non punie. C’est aussi simple que cela.

Citation du dimanche #56

23 décembre 2007

Le sujet de l’économie, ce n’est pas les biens et les services, c’est les actions des hommes vivants. Son but n’est pas de s’étendre sur des constructions imaginaires telles que l’équilibre. Ces constructions ne sont que des outils de raisonnement. La seule tâche de l’économie, c’est d’analyser les actions des hommes, d’analyser des processus.

Ludwig Von Mises

Les galimatias du PS

17 décembre 2007

François HollandeLe deuxième forum pour la rénovation du PS, au titre ambitieux (”Les socialistes et le marché”) a-t-il permis au PS de clarifier sa ligne idéologique ?Il semble bien que non, puisque Hollande y affirme reconnaitre l’économie de marché, mais vouloir combattre le libéralisme. C’est à dire qu’il fait l’apologie de la principale source de création de richesse, mais en niant ses assisses philosophiques. L’économie de marché sans le capitalisme, et sans le libéralisme, ça s’appelle une économie planifiée, et - le passé le prouve - ça n’a jamais crée la moindre richesse. D’ailleurs, ça ne mérite pas vraiment le nom d’économie de marché.

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Interview d’Alain Boyer : deuxième partie

7 décembre 2007

Alain BoyerNous avons vu la dernière fois le parcours politique d’Alain Boyer dans les cercles d’extrême gauche, et notamment son évolution des groupes luxembourgistes vers le PS, dans la mouvance de Michel Rocard. L’interview continue avec des réflexions sur l’économie, le libéralisme, la place du Droit dans la société. Et les problèmes de la gauche avec l’économie de marché et le libéralisme.

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Citation du dimanche #52

25 novembre 2007

L’homme d’Etat qui tenterait d’ordonner les capitaux des particuliers, non seulement se chargerait d’un soin très superflu, mais encore assumerait une autorité qui ne pourrait être confiée avec sûreté à aucun conseil ni sénat, et qui ne serait nulle part si dangereuse qu’entre les mains d’un homme assez fou et assez présomptueux pour se croire capable de l’exercer.

Adam Smith

L’échange crée de la richesse

23 novembre 2007

Poignée de mainRetour sur la notion de richesse, avec deux idées très importantes. La richesse est toujours créée, et l’échange libre est créateur de richesses. Pascal Salin est décidemment un penseur lucide et clair, éclairant même ! Voyons ça en détail.

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6 questions à … JDCh, de “Aux innocents les mains vides”

23 novembre 2007

JDChOn continue la série d’interview de la blogosphère politique française ! Aujourd’hui, j’ai le plaisir de vous présenter les réponses de JDCh, dont le blog s’intitule
Aux innocents les mains vides. Son blog est à base d’articles contenant souvent beaucoup de données factuelles, économiques. Très pédagogue, et à forte valeur ajoutée ! Vous retrouverez les autres interviews dans la catégorie “interview” de ce blog.

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