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Obama vs. McCain

30 octobre 2008

Voilà deux courtes vidéos présentant les arguments des représentants des républicains et des démocrates en France1 pour défendre leur poulains. Je les ai trouvées sur le site de l’IRIS (Institut de Relations Internationales et Stratégiques), dans la newsletter #271.

Côté Républicain


Pourquoi faut-il voter pour McCain ?
envoyé par IRIS-FRANCE

Côté Démocrate


Pourquoi faut-il voter pour Obama ?
envoyé par IRIS-FRANCE

Personnellement, je trouve les arguments du républicain plus incisifs et convaincants, et vous ?
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  1. Stuart W. HAUGEN, Vice-Président des Republicans Abroad France, et Joe SMALLHOOVER, Chairman des Democrats Abroad France

Vrai centre et faux centre

18 mars 2008

François Bayrou a définitivement terminé son oeuvre d’enterrement du MoDem. Son propos visant à critiquer le bipartisme (réfuté en force par les électeurs) tombe à l’eau. Malgré les journalistes qui ont souvent mis le focus sur les membres du MoDem dans cette campagne, et malgré un score relativement important aux présidentielles, le centre “à la Bayrou” a vécu. Une carte interactive des résultats est disponible sur le site du Parisien.

Plus pertinente et plus juste, la vision d’Hervé Morin dimanche soir concernant la notion de centre. Il est convaincu de sa nécessité, mais contrairement à Bayrou, Hervé Morin - fondateur du Nouveau Centre - considère que le centre politique doit se positionner comme un courant dans le cadre du bipartisme. Le centre semble être à ses yeux la voix de la *modération* et du *compromis* au sein des grands partis (PS et UMP).

Il a appelé d’ailleurs à ce que tout le monde travaille dans le sens de moderniser la France, sur de nombreux aspects évidents - au vu de la situation des autres pays Européens - : plein emploi, réformes structurelles de l’Etat, diminution de la dette publique. Son discours est clairement d’expliquer que les solutions sont - au moins partiellement - connues, et qu’il convient d’avoir un minimum de sens de l’intérêt général pour oeuvrer dans ce sens. Discours frais, pragmatique, et ô combien plus fédérateur que celui, idéologique au point d’être dogmatique, du MoDem. Voilà ce que doit être le vrai centre, et voilà pourquoi Bayrou a tué son parti mort-né.

Ce qui est drole dans ces elections…

10 mars 2008

Retour sur la soirée télévisée de résultat du premier tour. Pas très intéressant, mais il y a toujours quelques drôleries dans ces soirées électorales d’entre-deux tours : entre les andouilles patentées, ceux qui commencent à sortir leurs rateaux à voix, et les journalistes cherchant à tout prix à étaler leur incompétence, on peut toujours s’amuser un peu…

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Le président des USA est …

6 février 2008

Les deux candidats démocratesLe non évènement de ce début d’année, ce sont bien les élections américaines : très peu d’analyses, simple suivi de la “course de lévrier”. Beaucoup de chiffres, beaucoup d’images, récupérés bien sûr des médias américains dans un vaste copier-coller, sans vergogne. Ce sont les médias qui fabriquent l’information, pas les hommes politiques…

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Législatives : tout le monde au boulot !

18 juin 2007

Résultats un peu moins marqués que ne le prévoyaient les sondeurs et les journalistes : pas de quoi casser trois pattes à un canard. A entendre parler les socialistes, hier soir, on avait presque l’impression que ce résultat était une victoire de la gauche ! Rien de surprenant dans la bouche de ceux qui brassent du vent, et se réfugient dans les postures de donneurs de leçons, au lieu de proposer une alternative politique concrète. Marielle de Sarnez (MoDem) était même franchement désagréable et aggressive pour quelqu’un dont le parti compte 4 membres à l’assemblée. Heureusement, Xavier Bertrand était là pour remettre à leur place Delanöe et Fabius, en leur expliquant qu’un opposition forte se caractérise avant tout par des propositions, et qu’ils n’avaient fait, pendant les campagnes, fait que critiquer les idées de Sarkozy. Lui (Bertrand) parle concrètement, de sujets qu’il a visiblement travaillé, et sans faux-semblants. On pouvait attendre (puisque le débat portait à ce moment là sur la fameuse augmentation de TVA) des propositions des socialistes pour prouver à Bertrand qu’il avait tort : rien n’est venu. Faut-il en déduire qu’il a raison ?
Deux mots pour finir :

  • Il y a une catégorie de personnes qui devraient se remettre en cause au moins aussi profondément que les socialistes, ce sont les journalistes : le niveau des questions hier soir étaient réellement pitoyable (on avait l’impression qu’ils demandaient aux membres du gouvernement pourquoi ils avaient perdu l’élection), et ce matin, la Une du figaro sur les législatives (où je pensais trouver un joli camembert pour illustrer ce billet) s’ouvrait sur l’annonce officielle de la séparation Hollande / Royal ! Qu’est ce qu’on en a à foutre, franchement ?
  • Pour ceux qui se reconnaissent plus dans le pragmatisme et la franchise de Bertrand que dans les postures insupportables et moralisatrices de Fabius, je recommande la lecture de l’interview de Fillon (qui date déjà un peu) qui m’avait rassuré sur la volonté de réformer du gouvernement

Les résultats de l’élection législatives sont donc bien : au boulot tout le monde ! Le gouvernement et la majorité (qui sont déjà au boulot) pour faire ce qu’ils ont dit, la gauche pour se remettre en cause en profondeur (sur l’économie de marché, sur la place de l’Etat) et les journalistes pour améliorer leur niveau général frisant la nullité !

Premier tour des législatives : logique et rassurant !

11 juin 2007

La projection de sièges après le 2nd tour

Les résultats sont tombés hier soir : conformes aux prévisions. La ruine du PS se confirme, la perte de vitesse du FN également, et toute l’intelligence stratégique de Bayrou porte ses fruits : il a réussi à couler le centre en quelques années. Visiblement, la majorité UMP à l’assemblée se confirme, et Sarkozy/Fillon devraient pouvoir mener leur politique avec un fort soutien de l’assemblée, donc des français (n’oublions pas que l’assemblée des députés représente le peuple français).
Un mot sur le pitoyable PS : ils n’ont toujours pas compris leur défaite, et toujours pas réussis à se remettre en question. On imagine qu’ils le feront après le deuxième tour, pensant que continuer sans changer leur permettra de sauver les meubles ! Calcul presque touchant dans sa naïveté, s’il n’était inquiétant sur le fond. Ils ne cessent de répeter qu’il faut une opposition forte (ce qui est vrai dans le principe) sans se rendre compte que pour avoir une opposition forte, il faut que les français votent pour elle, et donc qu’elle ait réussi à les convaincre, ce qui n’est manifestement pas le cas aujoud’hui.
La logique est respectée : ceux qui veulent vraiment changer les choses de manière pragmatique obtiennent le pouvoir à l’assemblée.

Bayrou : mort politique annoncée…!

5 juin 2007

Les prévisions de nombre sièges à l’Assemblée Nationale pour le MoDem sont catastrophiques. Certains - dont Bayrou - crient que le système n’est pas bon, puisqu’un candidat qui a eu 18,5 % de voix au 1er tour des présidentielles se retrouvera avec quelques sièges seulement au parlement. Argument factice : son bon score n’est que le reflet du fait qu’une partie de la population ne s’est reconnu ni dans Sarkozy, ni dans Royal. Un score de circonstance, sans adhésion, et purement orchestré par des médias - malheureusement - complaisants avec le politiquement correct.
Bayrou dénonce un système, crie au loup en évoquant la “concentration des pouvoirs”. Pourquoi ne propose-t-il pas des solutions politiques à la place ? Son programme était plus proche de celui de Sarkozy que de celui du PS : et pourtant il s’est positionné comme un candidat de centre gauche (certainement poussé à droite par l’UMP de Sarkozy qui a récupéré une bonne partie de l’électorat centriste). Après avoir refusé de rentrer dans l’UMP, après refusé de se positionner pour le second tour, après avoir crée dans l’urgence un parti politique mort-né au nom presque comique (MoDem, pourquoi pas ADSL ou Internet?), après avoir passé plus de temps à faire des calculs purement électoraux qu’à définir une politique originale et moderne, on retrouve Bayrou là où il s’est lui-même mis : à deux pas de sa mort politique. Il répète à l’envie que son combat c’est le “pluralisme”. Drôle de manière de promouvoir le pluralisme que d’obtenir 4 ou 5 sièges à l’assemblée nationale !

Les mots creux

21 mai 2007

J’ai été frappé de constater que, suite à la mise en place d’un gouvernement jeune, mixte et orienté vers l’action, la gauche n’a rien de trouvé de mieux que de contester l’ouverture qu’a représenté l’arrivée en son sein de personnalité de gauche ou du centre. Toujours le même combat stérile, sur des mots creux, de ceux qui n’ont plus d’idées à proposer. Qui a dit qu’un gouvernement se doit d’être d’ouverture ? Seuls le PS trouve matière à discuter dans cette expression : ce que les français attendent du nouveau gouvernement, ce n’est pas qu’il soit d’ouverture, c’est qu’il soit d’action, et qu’il fasse ce qui a été annoncé. La raclée aux législatives semble plus que claire, et elle sera autant le fruit du prolongement naturel de l’élection présidentielle, que de la nullité du parti socialiste. Un membre du PS dans le gouvernement ? Au lieu de s’en glorifier, et d’être fier du membre du PS qui va excercer un pouvoir, on l’exclue du parti. Singulière ouverture d’esprit de la part de ceux qui passent leur temps à critiquer le manque d’ouverture de leurs adversaires.