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Membre de LHC

Quelles limites a la liberté d’expression ?

26 février 2008

Discussion ouverte sur les limites que l’on doit poser à la liberté d’expression. Sans limites, les conversations sont rapidement polluées par des personnages provocateurs, virulents, et insultants. Je voudrais que tous les lecteurs et/ou internautes de passage participent à l’élaboration des règles de base permettant de continuer à faire de ce blog un espace d’expression libre et d’échange.

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Citation du dimanche #56

23 décembre 2007

Le sujet de l’économie, ce n’est pas les biens et les services, c’est les actions des hommes vivants. Son but n’est pas de s’étendre sur des constructions imaginaires telles que l’équilibre. Ces constructions ne sont que des outils de raisonnement. La seule tâche de l’économie, c’est d’analyser les actions des hommes, d’analyser des processus.

Ludwig Von Mises

Pourquoi je suis libéral

22 octobre 2007

Petit rappel de la définition du libéralisme, et du découpage de l’échiquier politique que l’on peut faire en se plaçant sous l’angle de la place donné à l’Etat dans la gestion de la société. Mes raisons d’être libéral, en somme. Je ne suis pas libéral parce que ce serait la position la meilleure, mais parce que c’est ce dont nous avons besoin aujourd’hui.

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L’argent fait-il maigrir ?

16 octobre 2007

C‘est assez rageant de constater que des intervenants dans des débats médiatisés, auréolés de leur statuts de spécialistes ou d’experts, viennent véhiculer des idées préconçues à la radio ou à la télé, sans recevoir de contradiction. J’ai entendu vendredi une émission portant sur l’obésité. Une sociologue était présente, et dont l’obésité est l’objet d’étude. Une explication qu’elle avançait souvent portait sur le fait que les comportements “déviants” par rapport à la bouffe se retrouvaient plus souvent dans les milieux défavorisés que dans les milieux aisés. Et elle en déduisait, sans que personne ne vienne tempérer cet avis, que le niveau de vie était une facteur important de l’obésité. Or, deux choses peuvent varier ensembles, sans pour autant que l’un soit la cause de l’autre. Et à aucun moment, les autres intervenants (qui étaient pourtant plus fins qu’elle), n’ont fait remarquer que le problème de l’obésité est un comportement face à la nourriture dont la cause est bien plus le manque d’éducation que le manque d’argent. Et il se trouve (oh, surprise !) que globalement les milieux aisés financièrement sont aussi ceux où l’éducation prend une place plus importante. L’idéologie véhiculée par l’explication purement financière est donc la suivante : c’est le manque d’argent qui cause une expression par la nourriture, une affirmation sociale par la consommation excessive pour combler un manque (sous-entendu, manque d’argent). C’est présenter l’argent comme un but, et non comme un moyen. Et c’est vouloir à tout prix éviter de dire que ceux qui laissent leurs enfants boire du coca devant la télé ou la console de jeux 5 heures par jour sont avant tout des “pauvres” éducationnels. Il est plus commode de les présenter comme des pauvres tout court : c’est de la faute du système, et de la société. Et ça évite d’aller regarder dans le détail, et d’insister sur la responsabilité parentale. Responsabilité, mot horrible !
L’écologiste de service présente sur le plateau avait d’ailleurs une autre explication, tout aussi réductrice et simplificatrice : la pression doit être mise sur les groupes agroalimentaires pour qu’ils produisent des produits moins gras, moins sucrés, etc. Les méchants groupes industriels se faisant leur beurre sur le dos des pauvres, voilà encore une belle explication. C’est-à-dire, au final, de la plus pure logique “diet” ou “light” : plutôt que d’apprendre à manger de manière rationnelle (pas entre les repas, pas d’excès de graisse et de sucres), on va se fabriquer de la bouffe fadasse pour pouvoir s’empiffrer toute la journée sans dommages (soi-disant). Bel exemple d’écologie, et d’arguments insupportablement creux.
Un argument simple suffit pourtant à renverser cette “théorie” : on trouve des obèses chez les riches, et des gens sachant gérer leur rapport à la bouffe chez les plus démunis. La richesse affective, l’éducation nutritionnelle expliquent - mieux que l’argent - le comportement sain vis-à-vis de la nourriture. Qu’une sociologue ne soit pas capable de mettre ces facteurs bien plus importants que l’aspect financier dans le cœur de son argumentation montre qu’elle souhaitait simplement faire passer un message idéologique, et non pas des résultats de recherche. L’argent, cause de tous les maux ? Je dirais plutôt l’absence d’éducation, quitte à simplifier…

Ne faites pas trop les Malins !

13 juillet 2007

Certains se croient bien malins, en voyant le Mal partout. Ils pensent être très perspicaces, puisqu’ils ne sont pas angéliques. C’est simplement remplacer un extrême par un autre. Voir le mal partout, c’est aussi le mettre partout ! C’est lui faire de la place. Et ce n’est pas plus intelligent que de tout voir sous un jour positif. Vouloir être malin en voyant le Mal partout, n’est-ce pas déjà un peu jouer au … Malin ?

Pensée du matin : le meilleur des mondes n’est pas loin !

15 juin 2007

Alors que Sanofi-Aventis
s’est vu refuser son nouveau médicament
(l’Acomplia, ou Zimulti aux USA) contre l’obésité par la Food&Drug Admnistration aux USA, le jeu économique est rude pour le groupe pharmaceutique. Visiblement, cet échec va lui faire perdre son avance sur ses concurents américains (Pfizer notamment). Le médicament en question semble avoir des effets secondaires psychiques importants (pensées suicidaires..).
Alors que l’obésité progresse (aux USA comme en France), on en vient donc à inventer des médicaments contre l’obésité. Plutôt que de prévenir l’obésité, par la nutrition, par la sensibilisation aux comportements addictifs que la nourriture peut provoquer, par la pratique régulière d’un exercice corporel, on va fabriquer des pillules pour aider les obèses à maigrir. Je ne connais pas les mécanismes exacts de ce médicament mais, visiblement il bloque des récepteurs spécifiques présents dans le cerveau, les tissus adipeux et le foie, et le médicament joue donc sur le métabolisme du glucose et des lipides, c’est-à-dire sur la façon dont le corps utilise ou stocke les sucres et le graisses, et sur la sensation de satiété.
On va donc pouvoir bouffer comme des gorets, car une pillule magique viendra modifier la manière dont notre corps va stocker tout ça. Bouffons du sucre et de la graisse !

Et puis les effets secondaires semblent liés à une augmentation des pensées suicidaires chez les utilisateurs. Mais ça ne change pas grand chose : l’obésité n’est-elle pas une forme de suicide à la bouffe, comme la cigarette peut l’être avec la nicotine et les goudrons. Dormons tranquilles, la pharmacie veille sur notre bien-être ! Ne perdons pas trop de temps à réflechir au mal-vivre qui cause l’obésité, puisque nous saurons bientôt en soigner les symptômes.

Réforme de la fonction publique : sujet chaud !

16 mai 2007

Dans les grands débats du mardi, sur BFM, Philippe Manière envisageait les réformes de la fonction publique accomplies dans les pays scandinaves, et notamment en Suède, et que Nicolas Sarkozy pourrait appliquer en France pour réduire les budgets de fonctionnement de l’Etat. Le débat était assez dépassionné, et pour cause les interlocuteurs n’étaient pas vraiment partie prenante, mais plutôt des analystes et des observateurs, suédois ou non. Il y avait dans cette discussion :

Un relatif consensus s’est établi assez rapidement sur deux points :

  • la nécessité d’une grande transparence dans les finances de la fonction publique, préalable indispensable à toute réforme juste, et appliquée de manière pédagogique
  • la nécessité de modifier le statut des fonctionnaires pour assouplir le fonctionnement et la qualité du service public, dans le souci de plus de justice (comment justifier que certains citoyens soient complètement protégés des contraintes économiques et d’efficacité responsable, tandis que d’autres les supportent quotidiennement?)

Il y a avait un contraste assez frappant entre le ton assez tranquille avec lequel les invités tombaient d’accord sur ces sujets, alors même qu’ils sont (étaient?) systématiquement évités comme des tabous dans les médias français : les langues commencent à se délier…!
Pour preuve, lorsque le présentateur demande à Falkehed de conclure en disant ce que selon lui Sarkozy peut faire pour mener à bien ces réformes, la réponse tombe :

N. Sarkozy devrait envoyer Philippe Séguin [Premier Président de la Cour des Comptes] faire les comptes des centrales syndicales, qui n’auraient plus qu’à se taire, et les réformes passeraient en douceur !

Le moins qu’on puisse dire, c’est que ce n’est pas de la langue de bois !

Vers un parti social-démocrate français ?

23 avril 2007

Grosse participation et chute des extrêmes

La participation a été plus forte que jamais, les extrêmes ont été plus bas que jamais : vive la démocratie ! Voilà les résultats définitifs :

  1. Sarkozy : 31,1%
  2. Royal : 25,8%
  3. Bayrou : 18,5%
  4. Le Pen : 10,5%
  5. Besancenot : 4,1%
  6. Villiers : 2,2%
  7. Buffet : 1,9%
  8. Voynet : 1,6%
  9. Laguiller : 1,3%
  10. Nihous : 1,1%
  11. Bovet :1,3%
  12. Schivardi : 0,3%

Victoire de Sarkozy au second tour ?

Faisons l’addition bêtement : la moitié des électeurs de Bayrou vont à Sarkozy, et l’autre à Royal ; répartissons ensuite les extrêmes et petits partis sur leur allié “naturel”. On obtient le score suivant pour le second tour :
Sarkozy : 54,1%
Royal : 45,5%
Bien sûr, des calculs savants montreront certainement un écart plus réduit…mais l’essentiel, c’est que, pour l’instant Sarkozy est en tête, et que Royal doit refaire son retard. Je doute qu’elle y parvienne. En effet, hier, lors de la soirée télévisée (je regardais TF1), j’ai été surpris par ces deux faits surprenants :

  • l’absence des lieutenants de Royal, et le niveau très bas de ceux qui étaient présents ; J’ai vu Fillon, Bertrand, Borloo, tous très bons…côté Royal, je n’ai vu que Hollande et Fabius (l’homme à la veste bi-face) : où étaient les Drey, les Montebourg ? L’équipe me semble beaucoup plus solide du côté de Sarkozy
  • L’incroyable problème de diction de Royal : c’est extraodinaire de voir la différence entre Bayrou et Sarkozy, qui semblent penser ce qu’ils disent et y mettre de la sincérité et de la conviction, et Royal, qui parle comme un robot, et semble ne pas même comprendre ce qu’elle dit (je sais que ce n’est pas le cas, mais quelle extraodinairement mauvaise communicatrice !)

Vers un parti social-démocrate ?

En plus de cette impression de nullité du PS, l’intervention de Cavada (UDF) a consisté à dire que la force politique de l’UDF était “démocratique” et “sociale”, en insistant sur ces deux mots. De là à dire que certains pensent à la création d’un nouveau parti de gauche, social-démocrate (comme toutes les gauches européennes), à partir de l’UDF et des transfuges PS intelligents (Kouchner, Rocard et autres), il n’y a qu’un a pas, que j’aimerais bien voir franchi. Cela permettrait de laisser les restes du PS croupir avec leur copains d’extrême gauche, tous plus pitoyables les uns que les autres, et redonner au bipartisme toute sa force : la droite française a fait son renouveau avec Sarkozy, à quand celui de la gauche ?