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Membre de LHC

Citation du dimanche #101

2 novembre 2008

Le philosopheOn mesure l’intelligence d’un individu à la quantité d’incertitudes qu’il est capable de supporter.

Emmanuel Kant

DLL - Les limitations permanentes de notre connaissance des faits

21 octobre 2008

Chapitre premier : “Raison et évolution”

Les limitations permanentes de notre connaissance des faits

La façon de voir constructiviste conduit à des conclusions fausses parce que les actions de l’homme réussissent largement – non pas seulement au stade primitif mais plus encore sans doute au stade de la civilisation - grâce au fait qu’elles sont adaptées à la fois aux faits particuliers que l’homme connaît et à un grand nombre d’autres faits qu’il ne connaît ni ne peut connaître. […] cette inéluctable ignorance de la plupart des données qui entrent dans l’ordre de la Grande Société1 est la racine du problème central de tout ordre social ; la fiction par laquelle cette ignorance est provisoirement mise de côté n’est la plupart du temps jamais explicitement abandonnée, on se contente de la passer sous silence. Après quoi, le raisonnement suit son chemin comme si cette ignorance n’avait aucune importance.[…]

Ce sera l’une de nos thèses principales, que la plupart des règles de conduite qui gouvernent nos actions, et la plupart des institutions qui se dégagent de cette régularité sont autant d’adaptations à l’impossibilité pour quiconque de prendre consciemment en compte tous les faits distincts qui composent l’ordre d’une société. Nous verrons en particulier que la possibilité de la justice repose sur cette limitation inéluctable de notre connaissance des faits et que, par conséquent, la compréhension profonde de la nature de la justice est refusée à tous les constructivistes qui raisonnent habituellement à partir d’une présomption d’omniscience. […] L’erreur caractéristique des rationalistes constructivistes est, à cet égard, qu’ils ont tendance à fonder leur raisonnement sur ce qui a été appelé l’illusion synoptique, c’est-à-dire sur cette fiction que tous les faits à prendre en considération sont présents à l’esprit d’un même individu et qu’il est possible d’édifier, à partir de cette connaissance des données réelles de détail, un ordre social désirable.

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  1. D’après ce que j’ai compris, la “grande société” d’Hayek est proche de la société ouverte décrite par Popper dans “La société ouverte et ses ennemis”

La vérité sur le néolibéralisme

24 juin 2008

Néolibéral est certainement l’insulte la plus à la mode en France. Déjà, il faut savoir que c’est juste le nom qu’ont donné ses adversaires au libéralisme. Histoire de ne pas dire trop ouvertement qu’ils font la promotion d’idées légitimant la contrainte, et la négation des individus. Ensuite, ce qu’on découvre en cherchant un peu, c’est que ni les intellectuels qui ont fondé ces courants anti-libéraux, ni leur partisans, ne connaissent le libéralisme. Ils s’en servent comme d’un épouvantail pour faire passer leurs idées liberticides et totalitaires. Ne rentrons pas dans leur jeu, ni dans leur sémantique.

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Travailleurs, dormez tranquille : Big Brother juge pour vous

12 juin 2008

Retour sur la notion d’offre d’emploi “valable”. S’il parait légitime, dans un système de redistribution centralisé, de contrôler où va l’argent du contribuable, il n’est pas moins important de ne pas systématiquement empiéter sur la liberté individuelle. Les solutions proposées par le gouvernement, au final, reviennent à laisse l’Etat décider pour nous ce qu’est une offre d’emploi valable. Ce n’est donc pas pour des histoires de “pression” mise sur les chômeurs, ou de “culpabilisation” qu’il faut critiquer ce genre de dispositif, mais pour son caractère collectiviste, centralisé, et déresponsabilisant.

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Citation du dimanche #78

25 mai 2008

Reconnaître l’individu comme juge en dernier ressort de ses propres fins, croire que dans la mesure du possible ses propres opinions doivent gouverner ses actes, telle est l’essence de l’individualisme.

Friedrich Hayek (1899-1992)

Delanoë n’est pas libéral

22 mai 2008

Bertrand Delanoë sort un bouquin aujourd’hui, appelé “De l’audace”. Il s’y positionne comme “libéral”, ce que les médias ont bien sûr relayé avec délectation (tu parles, une occasion de voir les gars de gauche se taper dessus!). Delanoë n’est pas vraiment libéral, mais cette prise de position a le grand mérite de mettre le libéralisme sur le devant de la scène, et donnera l’occasion aux vrais libéraux - de tous horizons - de s’exprimer plus librement. Voilà donc une belle avancée, audacieuse. Le petit landernau des blogs de gauche en est d’ailleurs tout agité…et c’est tant mieux : il faut bien remuer, sinon la pulpe elle reste au fond !

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Ne mélangeons pas le droit et l’éthique

19 mai 2008

La morale - le bien et le mal - est toujours une affaire à la fois collective et individuelle.

Quelle morale serait nécessaire si on vivait seul ? Quelle morale serait nécessaire si on n’était que des êtres sociaux, déterminés par notre “rôle” dans la société (le droit suffirait alors). Il me semble étonnant de voir à quel point les êtres humains veulent toujours rendre floue la frontière entre l’individuel et le collectif sur cet aspect. C’est un jeu dangereux : cela revient à négliger ou à confondre deux choses très importantes.

  • Le droit qui est un ensemble évolutif de règles collectives, et qui suffit à régler les comportements admis et non admis
  • L’éthique qui est un système de valeurs individuelles, en construction également

Vouloir imposer ses valeurs personnelles à la collectivité est une tendance que je trouve assez dictatoriale dans l’esprit, et vouloir imposer par la loi des règles éthiques à chaque individu conduit à légiférer sur tout et n’importe quoi, dans les moindres détails des actions humaines.

Notons au passage que le droit ne se fabrique pas tout seul, et que le fait de le penser comme un outil de contrôle des actes des individus ressort clairement de la première attitude : c’est une forme d’extension des valeurs d’un groupe d’individu à d’autres, par la contrainte.

Ces deux attitudes se rejoignent assez bien dans un esprit commun de négation de l’individu, et c’est bien pour cela qu’il faut s’en garder. L’individu - chaque individu - est, et doit rester, la finalité de nos réflexions. Il faut noter d’ailleurs qu’en niant l’individu, on ne peut que faire perdre son sens au collectif, puisque celui-ci n’est qu’une somme d’interactions entre des individus distincts.

Sans individus, pas de collectivité.

Pour ET contre la discrimination

29 janvier 2008

différencesLa discrimination est-elle toujours négative ? Une simple vérification dans le dictionnaire permet de se rendre compte que non, et qu’il est même indispensable de bien distinguer la nécessaire non-discrimination aux yeux de la Loi, de la non-moins indispensable discrimination liée aux choix de vie faits par les individus, et qui sont du ressort de leur liberté. Pour ne pas voir l’arbitraire devenir autre chose qu’individuel : quand les gens ne sont plus égaux devant la Loi, c’est le début du totalitarisme.
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