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La Loi, de Frédéric Bastiat

20 novembre 2008

La Loi, de Frédéric Bastiat J’ai reçu hier mon exemplaire de “La Loi“, de Frédéric Bastiat. Bien entendu, je n’ai pas pu résister, et j’ai commencé à le lire. Je vous en donne quelques extraits ici, pour vous donner envie d’aller le lire…

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Citation du dimanche #103

16 novembre 2008

Je n’ai pas de traditions, je n’ai pas de parti, je n’ai point de cause, si ce n’est celle de la liberté et de la dignité humaine.

Alexis de Tocqueville (1805-1859)

Politique personnelle

14 novembre 2008

Rubin vient de lancer, en parallèle de la réflexion que nous avons mise en place au sein de LHC sur le positionnement politique de nos blogs, une chaine visant à préciser en 5 questions/réponses, notre positionnement politique.

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Pascal Salin

31 octobre 2008

Pascal SalinCe billet servira de point central pour lister les articles et les ressources concernant Pascal Salin. Comme j’ai écrit pas mal d’articles en me basant sur ses textes, ou en utilisant des citations de lui, je trouve cohérent de centraliser tout ça au même endroit. N’hésitez pas à suggérer d’autres ressources le concernant en commentaires !

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Citation du dimanche #100

26 octobre 2008

Benjamin CONSTANTDemandez-vous d’abord, Messieurs, ce que, de nos jours, un Anglais, un Français, un habitant des Etats-Unis d’Amérique, entendent par le mot de liberté.

C’est pour chacun le droit de n’être soumis qu’aux lois, de ne pouvoir être ni arrêté, ni détenu, ni mis à mort, ni maltraité d’aucune manière, par l’effet de la volonté arbitraire d’un ou de plusieurs individus. C’est pour chacun le droit de dire son opinion, de choisir son industrie, et de l’exercer, de disposer de sa propriété, d’en abuser même ; d’aller, de venir sans en obtenir la permission, et sans rendre compte de ses motifs ou de ses démarches. C’est, pour chacun, le droit de se réunir à d’autres individus, soit pour conférer sur ses intérêts, soit pour professer le culte que lui et ses associés préfèrent, soit simplement pour remplir ses jours ou ses heures d’une manière plus conforme à ses inclinations, à ses fantaisies. Enfin, c’est le droit, pour chacun, d’influer sur l’administration par la nomination de tous ou de certains fonctionnaires, soit par des représentations, des pétitions, des demandes, que l’autorité est plus ou moins obligée de prendre en considération.

Benjamin Constant (1767-1830)

Conseils de lecture #23

20 octobre 2008

Bonne lecture !

Citation du dimanche #99

19 octobre 2008

Eloge de la concurrence

Pascal SalinDans un monde où la libéralisation des échanges est devenue une réalité, la réflexion sur le rôle de la concurrence s’est imposée comme une préoccupation majeure de notre époque. Ses avantages sont certes généralement reconnus, mais elle est également souvent critiquée. Devant les craintes que ferait naître une concurrence “excessive”, on demande alors de la limiter, de la “réguler” (c’est-à-dire en fait de la réglementer). Certes, on peut comprendre certaines de ces craintes, car la concurrence n’est pas toujours facile à vivre et, tout au moins si on en est le bénéficiaire, on préférerait parfois pouvoir développer ses activités à l’abri de toute concurrence. Mais il faut bien évaluer la portée de ces appels à la modération de la compétition. En effet, la concurrence prévaut sur un marché dans la mesure où tous les producteurs sont libres de proposer leurs produits et où, par ailleurs, tous les consommateurs sont libres de les acheter (ou de les refuser). Accepter la concurrence, c’est donc accepter la liberté d’agir ; limiter la concurrence, c’est limiter la liberté. C’est la raison pour laquelle, je pense que, par principe, “la concurrence est toujours bonne” : elle consiste, pour chacun, à exercer sa liberté dans le respect de la liberté d’autrui.

Dans un article récent des “Echos” (22 avril 2008), Angus Sibley me reproche cette position, qu’il trouve excessive, et il va même jusqu’à dire que “la pagaille bancaire est une conséquence de la méchante philosophie des ultralibéraux” qui “prône la concurrence désentravée et féroce”. Il affirme que “les bonnes choses de ce monde deviennent nocives en excès”, ce qui le conduit à faire un parallèle entre la concurrence et les hormones thyroïdes dans le corps humain. Mais comparaison n’est pas raison. Ce parallèle ne nous apprend rien sur ce qu’est la concurrence et sur son rôle. […]

Le respect de la liberté d’entrer sur un marché, pour un producteur comme pour un consommateur, est un principe absolu de nature morale. Le respect de la liberté d’entrer sur un marché, pour un producteur comme pour un consommateur, est un principe absolu de nature morale.Or un principe n’admet pas de compromis, il ne peut pas être plus ou moins valable. S’il est évident que la consommation de nourriture ou d’hormones thyroïdes ne doit pas être excessive, cela n’implique en rien qu’il faille imposer des limites à un principe tel que celui de la liberté d’agir. Encore faut-il bien comprendre de quoi l’on parle. Lorsqu’on dit que la liberté d’agir ne doit pas rencontrer de limites, cela signifie qu’on ne doit pas limiter par la contrainte l’exercice de cette liberté. Mais il est par ailleurs évident que ce dernier rencontre une limite naturelle : la liberté d’agir d’un individu ne doit pas porter atteinte à la liberté d’agir des autres.

Il est aujourd’hui à la mode de réclamer une “régulation” de la concurrence, à cause de ses excès supposés et de la responsabilité qu’on lui attribue, à tort, dans l’instabilité économique et financière. Or il serait tout d’abord plus correct de parler de “réglementation” que de “régulation”, car c’est bien cela que l’on invoque en fait. Mais c’est oublier que la meilleure régulation est assurée, précisément, par la liberté et la concurrence, c’est-à-dire un système où les individus adaptent continuellement leurs décisions à celles des autres. Bien sûr, le résultat de ces processus d’interdépendance n’est jamais parfait, car les êtres humains ne sont pas parfaits et ils ne possèdent pas la connaissance absolue. C’est pourquoi il ne faut pas comparer les résultats du fonctionnement d’un système Il est absurde de vouloir confier à quelques personnes la tâche d’imposer aux autres de manière arbitraire des limites à l’exercice de leur libertéde libre concurrence à ceux, supposés, d’un système idéal qui ne peut pas exister, où l’instabilité n’existerait pas et où l’information serait éternellement parfaite.

Mais, de manière similaire, les “réglementeurs” - et non les “régulateurs” - auxquels on fait appel n’ont pas non plus la connaissance absolue. Il est même certain que les détenteurs du pouvoir de contrainte légale et réglementaire n’ont qu’une information infiniment petite par rapport à celle qui est continuellement créée par des millions d’individus. Comment peut-on manquer de logique au point de prétendre que des hommes libres risquent d’abuser de leur liberté et de supposer par ailleurs que ces autres hommes chargés de les contrôler ne risquent absolument pas d’abuser de leur propre liberté ? Pourtant, cette dernière ne comporte aucune limite naturelle, puisqu’elle est en fait une liberté sans principe, sans régulation, la liberté de contraindre autrui ! Il est donc absurde - mais aussi immoral - de vouloir confier à quelques personnes la tâche d’imposer aux autres de manière arbitraire des limites à l’exercice de leur liberté. Oui, cela est certain, il n’y a rien de mieux que la concurrence et la liberté d’agir.

Pascal Salin, Eloge la concurrence, Les Echos (30/04/2008)

De la liberté de travailler

14 octobre 2008

Débat douteux…

La discussion a été lancée chez Le Chafouin : autoriser le travail le dimanche est-il “dangereux” ? Il se trouve que tout le monde semble d’accord là-dessus1 : les gauchistes vigilants sont du même avis que Le Chafouin, ainsi que Koz, qui au passage m’a traité de naïf. Parce que je défendais le droit, simple pourtant et fondamental, de travailler librement. Je ne sais si c’est le dimanche qui est sensible, ou le travail. Peut-être les deux, d’ailleurs. Beaucoup de conservatisme, en tout cas. Au sens tout à fait déplaisant du terme, car en l’occurrence simplement synonyme d’immobilisme.

Le Chafouin récidive aujourd’hui, en donnant d’autres arguments. Arguments que je comprends - faut-il le préciser ? - mais que je trouve bien faibles comparés au respect de la liberté individuelle.

Deux remarques :

  • le fond de ce débat me semble particulièrement “constructiviste”, c’est-à-dire qu’il ressort d’une vision d’un gouvernement qui devrait s’occuper de diriger les moindres menus détails d’organisation de la vie des citoyens. Au mépris de la liberté d’action de ces individus qu’il prétend protéger. N’est-ce pas protéger et garantir la liberté - l’un des droits fondamentaux des individus - que de permettre le travail le dimanche ?
  • un relent assez pénible est sous-jacent à la discussion : le fait que certains prétendent savoir mieux que les autres ce qui est bon pour eux. En exemple, le fait qu’il y en a “marre de voir des gens se promener en famille dans les centres commerciaux ! Ils seraient aussi bien en forêt à cueillir des champignons”. Quelle extraordinaire intolérance, et quel extraordinaire complexe de supériorité. Les gens sont des veaux, c’est bien connu, et je vais leur expliquer comment vivre bien. C’est à dire comme moi. Logique totalitaire. Laissez-donc les gens vivre leur vie comme ils l’entendent !

La réalité

Outre le fait que le travail dominical est déjà une réalité bien installée en France (on se demande donc pourquoi la Loi devrait être différente selon la catégorie sociale à laquelle on appartient), les intentions exprimées par Xavier Bertrand sont pourtant assez claires :

“Le dimanche n’est pas un jour comme les autres, c’est vrai. Mais il faut aussi voir comment les choses évoluent. Nous ne pouvons pas refuser à des personnes qui souhaitent travailler le dimanche de le faire”, a-t-il expliqué. Selon lui, la réglementation doit “aussi apporter des garanties”, avec un travail le dimanche “mieux payé et surtout le droit au refus pour le salarié”.

Rétablir la liberté de travailler

Le gouvernement devrait, par pédagogie, éviter de laisser sous-entendre par ses propos que les salariés n’ont pas le droit de refuser ce que lui impose un employeur. La liberté contractuelle est toujours la règle en France (à moins que j’ai loupé un épisode) : un contrat peut toujours se rompre, dans des conditions définies a priori, d’un côté comme de l’autre.

Et il devrait bien plutôt s’occuper de déréglementer, plutôt que d’essayer de faire bouger les choses dans le bon sens en rajoutant une réglementation à celles - nombreuses - qui existent déjà, et qui bloquent les initiatives privées et l’innovation sociale.

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  1. à part bien sûr Criticus, qui est venu peser dans la discussion