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Membre de LHC

Il y a 6 ans aujourd’hui…

11 septembre 2007

attentatSix ans ! Le temps passe vite. Chacun se rappelle de ce qu’il faisait, d’où il se trouvait, et du choc en apprenant la nouvelle, le 11 septembre 2001. Attentats avec avions kamikaze sur NewYork. Le World Trade Center est touché. Peut-être le Pentagone. La Maison Blanche était visée aussi. En dehors du poids évident des symboles (la Religion qui détruit le Commerce, le début du millénaire), je retiens surtout des images de panique, de détresse, de mort. La rage qui prend aux tripes, et les larmes qui viennent en pensant aux innocents qui travaillaient dans ces tours, à ceux qui étaient dans les avions, et qui n’avaient rien demandé à personne. Et je veux me rappeler, toute ma vie, ce jour : des fous endoctrinés ont cru bon de se suicider en tuant des milliers d’innocents, pour une cause religieuse. Cette cause religieuse n’a qu’un but : étendre l’Islam pour lui soumettre le monde. Le pire est toujours possible. Il faut se le rappeler. La folie des hommes est sans limites. Chaque jour, pendant que certains oeuvrent pour améliorer leur sort, pour construire un monde un peu moins pourri, pour rapporter de quoi manger à leur famille, chaque jour d’autres sont concentrés sur la destruction et le crime.

Pensée du matin

10 juillet 2007

Pendant que certains vont négocier à Bruxelles le retour à l’équilibre des finances publiques pour 2012 au lieu de 2010, pendant qu’on se demande comment réformer intelligemment l’université et le monde du travail, des fous religieux au Pakistan utilisent comme boucliers humains des femmes et des enfants dans la Mosquée rouge. Le gouvernement pakistanais à lancé l’assaut hier. Plus de quarante morts. Et ça n’est pas fini. C’est cela, le monde : le contraste saisissant et dramatique entre ce qui se construit, et ce qui se détruit. N’arrêtons pas de construire au prétexte que certains détruisent. C’est au contraire une raison de plus pour saisir toute l’urgence de l’action. Allah est grand.

Bayrou : mort politique annoncée…!

5 juin 2007

Les prévisions de nombre sièges à l’Assemblée Nationale pour le MoDem sont catastrophiques. Certains - dont Bayrou - crient que le système n’est pas bon, puisqu’un candidat qui a eu 18,5 % de voix au 1er tour des présidentielles se retrouvera avec quelques sièges seulement au parlement. Argument factice : son bon score n’est que le reflet du fait qu’une partie de la population ne s’est reconnu ni dans Sarkozy, ni dans Royal. Un score de circonstance, sans adhésion, et purement orchestré par des médias - malheureusement - complaisants avec le politiquement correct. Bayrou dénonce un système, crie au loup en évoquant la “concentration des pouvoirs”. Pourquoi ne propose-t-il pas des solutions politiques à la place ? Son programme était plus proche de celui de Sarkozy que de celui du PS : et pourtant il s’est positionné comme un candidat de centre gauche (certainement poussé à droite par l’UMP de Sarkozy qui a récupéré une bonne partie de l’électorat centriste). Après avoir refusé de rentrer dans l’UMP, après refusé de se positionner pour le second tour, après avoir crée dans l’urgence un parti politique mort-né au nom presque comique (MoDem, pourquoi pas ADSL ou Internet?), après avoir passé plus de temps à faire des calculs purement électoraux qu’à définir une politique originale et moderne, on retrouve Bayrou là où il s’est lui-même mis : à deux pas de sa mort politique. Il répète à l’envie que son combat c’est le “pluralisme”. Drôle de manière de promouvoir le pluralisme que d’obtenir 4 ou 5 sièges à l’assemblée nationale !

Un brin fragile de courage…

16 février 2007

L’autre jour, notre promenade nous a fait passer dans une petite rue, entre l’avenue du Maine et le boulevard du général Leclerc. Nous avons doublé un vieil homme qui marchait aidé de deux cannes, avec une lenteur incroyable. Ses jambes semblaient à peine le porter, et le mouvement de ses pieds - incontrôlés, fragiles - qui se soulevaient et s’abaissaient comme des membres morts montrait bien la nécessité des béquilles.

En le doublant, j’ai tourné la tête et j’ai aperçu son visage : un beau visage, pas aussi vieux que son handicap le laissait penser, et tourné légèrement vers le sol avec comme un air d’extrême concentration, comme si tout son être était absorbé par l’effort de la marche. Ca m’a mis une bouffée d’émotion en pleine tête, qui revient dès que j’y repense, et me submerge jusqu’à m’en mettre les larmes aux yeux… Je suis certainement trop sensible ! Alors, j’essaye de la dire, cette émotion. Je ne sais pas si c’était de la compassion ; l’émotion est venue en pensant que c’était admirable de faire l’effort d’aller prendre l’air alors qu’on a autant de mal à marcher, et ensuite en pensant à son retour chez lui : vit-il seul ? Est-ce que quelqu’un l’attend ? Je crois que la vague d’émotion que j’ai ressentie est venue de la combinaison de ces deux pensées : la peine qu’il puisse être solitaire en plus d’être handicapé, et l’admiration pour son courage. Car il s’agit bien de courage, et c’est ce qui se lisait sur son visage : sa marche lente, solitaire, difficile, absurde - comme chacune de nos vies - ressemblait tout de même bien aux efforts incessants et nobles d’un coeur humain qui se bat.

J’aurais voulu prendre un café avec lui, et le connaitre, savoir s’il est heureux…et puis le temps de ressentir tout ça, de l’échanger avec ma femme, nous étions déjà cent mètres devant lui : c’était trop tard. Et puis, l’émotion était passée…

Il ne lira jamais ce texte. Mais je veux quand même lui exprimer mon émotion et mon admiration.

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Citation du dimanche #10

4 février 2007
Je suis effondré ! Je viens d’apprendre que mon psychanalyste était mort depuis deux ans : je ne m’en étais pas rendu compte !Woody Allen

Citation du dimanche #1

3 décembre 2006

Je veux que la mort me trouve plantant mes choux, mais nonchalant d’elle, et encore plus de mon jardin imparfait.

[ Essais, I, 19 ] Michel Eyquem de Montaigne