Bilan de l’année passée et objectifs de l’année à venir
Dans les grosses entreprises, le bilan de fin d’année avec le hiérarchique, ainsi que la fixation des objectifs pour l’année à venir, rentre dans un cadre très formaté et obligatoire. C’est - à mon avis - une grande chance de pouvoir prendre le temps de sortir un peu du cadre strictement technique du travail, et se poser pour faire le point avec son chef. Dans ma boite (un grand groupe de l’industrie automobile française…ça ne laisse pas un gros mystère), cela se fait en ce moment. Un important entretien de 4 heures, donc, et qui se prépare : l’atteinte des objectifs discutés et fixés ensemble déterminera en effet le niveau de prime attribué au salarié.
Il s’agit d’un échange : le bilan et les objectifs sont partagés, et si c’est le supérieur hiérarchique qui tranche au final, c’est également un moment privilégié pour lui faire des remarques constructives sur la manière dont son mangement est perçu.
Bilan de l’année passée
Faire un bilan en fin d’année, c’est très important. Cela permet de voir ce qu’on a réussi, ce qu’on a manqué, et analyser à deux les raisons des échecs. Dans le but, profitable à l’entreprise comme au salarié, d’établir un plan de progrès. Le bilan – comme les objectifs d’ailleurs – porte autant sur l’aspect technique du travail (savoir faire) que sur l’aspect humain (savoir être).
Objectifs pour l’année à venir
Décider ensemble d’objectifs pour l’année à venir, c’est indispensable pour connaître avec précision ses objectifs principaux (sa mission) et prioriser ses actions. Les objectifs doivent être normalement assortis d’indicateurs chiffrés qui permettent d’évaluer de manière objective la progression vers les objectifs.
Dans la stricte logique des entretiens d’objectifs, chaque collaborateur doit recevoir des objectifs qui sont issus de ceux que son hiérarchique a lui-même reçu. Cela permet, de proche en proche, de remonter de ses propres objectifs aux grand objectifs stratégiques de la boite dans son ensemble : chaque salarié doit savoir en quoi il contribue à l’atteinte des objectifs stratégiques macroscopiques de la boite dans laquelle il travaille. Cet entretien est également important car il permet au salarié de s’assurer que les moyens nécessaires à l’atteinte des objectifs lui seront bien donnés.
Evocation des orientations envisagées
Le troisième volet de l’entretien est l’occasion d’évoquer brièvement les orientations que le collaborateur souhaite donner à sa carrière : les secteurs qui l’intéressent dans la boite pour son évolution, et les formations qu’il serait bon de suivre pour préparer au mieux sa mobilité vers ces secteurs
La vraie vie : les freins existent, mais ne bloquent pas le progrès
Alors, bien sûr, le monde n’est pas aussi rose que cela : entre les hiérarchiques qui ne jouent pas le jeu de clarifier les objectifs, les collaborateurs qui vivent cet entretien comme un tribunal, les processus qui ne sont pas appliqués correctement, il y a encore du travail pour que les bonnes pratiques soient de mise partout, et pour tous. Mais ça vient. Lentement et sûrement, peu à peu, le cadre de travail devient plus rigoureux et plus objectif : tant mieux ! Tout le monde y gagne :
- le hiérarchique s’assure que chacune de ses collaborateurs va participer volontairement à l’atteinte des objectifs de son équipe
- chaque collaborateur sait ce qu’il va apporter à la boite dans l’année, et s’assure qu’il aura les moyens de le faire
Comment ça se passe pour vous ?
Ca m’intéresse de savoir comment ça se passe dans les autres boites. Comment ça se passe dans la vôtre ? Y-a t’il un entretien de fin d’année formalisé, ou est-ce simplement le fruit de discussion à côté de la machine à café ? Avez-vous des objectifs chiffrés et quantifiables à tenir dans l’année, et l’assurance d’avoir les moyens associés ? j’imagine que dans les petites structures, tout n’est pas formalisé aussi officiellement…me trompe-je ?