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Membre de LHC

Cherchons les responsables, plutôt que les coupables

27 octobre 2008

La Marseillaise a été sifflée, il y a peu. J’ai été étonné du peu de réactions mettant en avant la notion de responsabilité. Il ne s’agit pas ici de désigner des coupables, mais d’établir clairement les responsabilités, pour essayer d’éviter ce genre de spectacles affligeants. Je n’ai pas de réponse à apporter, mais quelques questions qui me paraissent importantes…Pour en discuter !

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Les effets négatifs de la crise sont multiples

22 octobre 2008

NON ! La France ne sera pas un pays colonisé…Affiche du PCF, trouvée sur http://www.legrandsoir.info/Un des impacts non négligeables de la crise financière actuelle, c’est de faire le jeu de tous les interventionnistes, et de tous les anticapitalistes, qui l’utilisent comme un argument pour aller vers plus de règlementation, et plus d’intervention étatique sur les marchés financiers. Toutes les vieilles rengaines ressortent : échec du système américain, capitalisme immoral, anti-libéralisme…Un débat entendu hier sur BFM le montre très clairement. A nous de rester critiques, et de ne pas laisser dire des contre-vérités.

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Citation du dimanche #99

19 octobre 2008

Eloge de la concurrence

Pascal SalinDans un monde où la libéralisation des échanges est devenue une réalité, la réflexion sur le rôle de la concurrence s’est imposée comme une préoccupation majeure de notre époque. Ses avantages sont certes généralement reconnus, mais elle est également souvent critiquée. Devant les craintes que ferait naître une concurrence “excessive”, on demande alors de la limiter, de la “réguler” (c’est-à-dire en fait de la réglementer). Certes, on peut comprendre certaines de ces craintes, car la concurrence n’est pas toujours facile à vivre et, tout au moins si on en est le bénéficiaire, on préférerait parfois pouvoir développer ses activités à l’abri de toute concurrence. Mais il faut bien évaluer la portée de ces appels à la modération de la compétition. En effet, la concurrence prévaut sur un marché dans la mesure où tous les producteurs sont libres de proposer leurs produits et où, par ailleurs, tous les consommateurs sont libres de les acheter (ou de les refuser). Accepter la concurrence, c’est donc accepter la liberté d’agir ; limiter la concurrence, c’est limiter la liberté. C’est la raison pour laquelle, je pense que, par principe, “la concurrence est toujours bonne” : elle consiste, pour chacun, à exercer sa liberté dans le respect de la liberté d’autrui.

Dans un article récent des “Echos” (22 avril 2008), Angus Sibley me reproche cette position, qu’il trouve excessive, et il va même jusqu’à dire que “la pagaille bancaire est une conséquence de la méchante philosophie des ultralibéraux” qui “prône la concurrence désentravée et féroce”. Il affirme que “les bonnes choses de ce monde deviennent nocives en excès”, ce qui le conduit à faire un parallèle entre la concurrence et les hormones thyroïdes dans le corps humain. Mais comparaison n’est pas raison. Ce parallèle ne nous apprend rien sur ce qu’est la concurrence et sur son rôle. […]

Le respect de la liberté d’entrer sur un marché, pour un producteur comme pour un consommateur, est un principe absolu de nature morale. Le respect de la liberté d’entrer sur un marché, pour un producteur comme pour un consommateur, est un principe absolu de nature morale.Or un principe n’admet pas de compromis, il ne peut pas être plus ou moins valable. S’il est évident que la consommation de nourriture ou d’hormones thyroïdes ne doit pas être excessive, cela n’implique en rien qu’il faille imposer des limites à un principe tel que celui de la liberté d’agir. Encore faut-il bien comprendre de quoi l’on parle. Lorsqu’on dit que la liberté d’agir ne doit pas rencontrer de limites, cela signifie qu’on ne doit pas limiter par la contrainte l’exercice de cette liberté. Mais il est par ailleurs évident que ce dernier rencontre une limite naturelle : la liberté d’agir d’un individu ne doit pas porter atteinte à la liberté d’agir des autres.

Il est aujourd’hui à la mode de réclamer une “régulation” de la concurrence, à cause de ses excès supposés et de la responsabilité qu’on lui attribue, à tort, dans l’instabilité économique et financière. Or il serait tout d’abord plus correct de parler de “réglementation” que de “régulation”, car c’est bien cela que l’on invoque en fait. Mais c’est oublier que la meilleure régulation est assurée, précisément, par la liberté et la concurrence, c’est-à-dire un système où les individus adaptent continuellement leurs décisions à celles des autres. Bien sûr, le résultat de ces processus d’interdépendance n’est jamais parfait, car les êtres humains ne sont pas parfaits et ils ne possèdent pas la connaissance absolue. C’est pourquoi il ne faut pas comparer les résultats du fonctionnement d’un système Il est absurde de vouloir confier à quelques personnes la tâche d’imposer aux autres de manière arbitraire des limites à l’exercice de leur libertéde libre concurrence à ceux, supposés, d’un système idéal qui ne peut pas exister, où l’instabilité n’existerait pas et où l’information serait éternellement parfaite.

Mais, de manière similaire, les “réglementeurs” - et non les “régulateurs” - auxquels on fait appel n’ont pas non plus la connaissance absolue. Il est même certain que les détenteurs du pouvoir de contrainte légale et réglementaire n’ont qu’une information infiniment petite par rapport à celle qui est continuellement créée par des millions d’individus. Comment peut-on manquer de logique au point de prétendre que des hommes libres risquent d’abuser de leur liberté et de supposer par ailleurs que ces autres hommes chargés de les contrôler ne risquent absolument pas d’abuser de leur propre liberté ? Pourtant, cette dernière ne comporte aucune limite naturelle, puisqu’elle est en fait une liberté sans principe, sans régulation, la liberté de contraindre autrui ! Il est donc absurde - mais aussi immoral - de vouloir confier à quelques personnes la tâche d’imposer aux autres de manière arbitraire des limites à l’exercice de leur liberté. Oui, cela est certain, il n’y a rien de mieux que la concurrence et la liberté d’agir.

Pascal Salin, Eloge la concurrence, Les Echos (30/04/2008)

Radical ou Dogmatique ? Cohérent !

17 octobre 2008

C’est un sujet difficile, mais qui me tient à cœur. Dans beaucoup de discussions avec des gens intelligents, si vous vous accrochez un peu trop à un principe, ils finissent par vous cataloguer comme étant un “idéologue”, un “radical”, voire un “dogmatique”. Ceux là bien sûr, se pensent comme des pragmatiques (ils le sont d’ailleurs). J’ai longtemps pensé que le pragmatisme était la seule manière intelligente de raisonner. Mais ça n’est pas si simple.

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Pascal Salin parle de la crise

1 octobre 2008

Je ne saurais trop vous conseiller d’aller lire la tribune de Pascal Salin, publiée aujourd’hui dans Les Echos. Il y revient sur la crise financière actuelle, et en explique les causes et les ressorts. Extraits.

…ou l’échec d’un Etat pas assez libéral

La crise financière actuelle est l’occasion pour beaucoup de commentateurs de chanter le refrain habituel sur l’instabilité chronique du capitalisme et sur la nécessité d’un renforcement de la réglementation des marchés que l’on appelle d’ailleurs, de manière erronée, une régulation des marchés financiers. Tel fut d’ailleurs le credo affirmé par le président français dans son récent discours de Toulon. C’est pourtant une leçon toute différente que l’on devrait tirer de la crise actuelle, à savoir que la meilleure régulation passe par le libre fonctionnement des marchés et non par leur réglementation. La cause essentielle de cette crise provient en effet de l’extraordinaire variabilité de la politique monétaire américaine au cours des années récentes. Or celle-ci est bien évidemment décidée par des autorités publiques et non déterminée par le marché. […] Or les conséquences néfastes de cette politique ont été aggravées par plusieurs phénomènes. Tout d’abord, le sens de la responsabilité à l’égard du risque est émoussé parce qu’il est implicitement admis que les autorités publiques ne laisseraient pas se produire des faillites importantes en cas de difficultés (ce que confirme en partie le comportement actuel des autorités américaines). En particulier, les deux grands pourvoyeurs de crédits « subprime », Fannie May et Freddie Mac - initialement créés par l’Etat américain - bénéficiaient de garanties étatiques privilégiées qui les ont conduits à prendre des risques très excessifs.

Après être revenu sur la règlementation financière, et ses effets pervers, Pascal Salin conclut :

Dans le monde capitaliste du XIXe siècle, plus stable que le monde financier actuel, le crédit bancaire résultait des décisions des actionnaires des banques. Dans l’univers étatisé de notre époque, c’est le contraire qui se passe. On impose arbitrairement un ratio de fonds propres qui ne fait que mimer un vrai monde capitaliste, mais cela conduit à l’apparition de bulles financières. Les établissements de crédit maximisent le montant de leurs crédits et essaient ensuite par des manipulations de présenter un ratio de fonds propres conforme à la réglementation. Une réglementation qui impose un résultat ne remplacera jamais le libre jeu des décisions d’êtres humains responsables (c’est-à-dire capitalistes). C’est pourquoi les appels constants lancés de nos jours en faveur d’une plus forte réglementation des marchés financiers ne sont pas fondés.

Certes, on peut reprocher aux établissements financiers de n’avoir pas été plus prudents. Cela résulte des structures institutionnelles de notre époque que nous avons rappelées. Mais cela reflète aussi le fait que l’information ne peut jamais être parfaite : un système capitaliste n’est pas parfaitement stable, mais il est plus stable qu’un système centralisé et étatique. C’est pourquoi, au lieu de stigmatiser une prétendue instabilité du capitalisme financier, on devrait stigmatiser l’extraordinaire imperfection de la politique monétaire. On peut regretter que les managers des grandes banques n’aient pas été plus lucides et n’aient pas mieux évalué les risques qu’ils prenaient dans un monde où la politique monétaire est fondamentalement déstabilisatrice. Mais c’est précisément et surtout ce caractère déstabilisant de la politique monétaire que l’on doit déplorer. Arrêtons donc les procès faits à tort au capitalisme et recherchons au contraire le moyen de libérer les marchés financiers de l’emprise étatique.

Pascal Salin

Citation du dimanche #91

24 août 2008

Il est temps de faire apparaître les véritables responsabilités. Ce n’est pas l’économie de marché, ni le Capitalisme qu’il faut rendre responsables des malheurs des années 1930; mais le monde de la politique, les bureaucrates, et tous ces économistes soi disant éclairés qui n’ont jamais compris que la gravité des cycles économiques est moins liée à la logique des affaires elles-mêmes qu’à la multiplication par les pouvoirs publics des entraves au fonctionnement des mécanismes économiques de régulation. Il est vrai que les fluctuations conjoncturelles font partie intégrante des mécanismes de l’économie de marché. Mais ces fluctuations ne se seraient jamais transformées en dépression si l’Etat ne s’en était pas mêlé. Il en fut ainsi en 1929, comme il en avait été lors des dépressions précédentes de 1837, 1873 ou de 1892: un examen attentif des événements qui précédèrent ces accidents montre que, contrairement à la légende, ceux-ci n’ont jamais été le fruit d’un quelconque “laissez-faire”, mais bien au contraire la conséquence d’attitudes irresponsables de la part des pouvoirs publics utilisant l’action économique et monétaire à des fins spécifiques.

Murray Rothbard (1926-1995)

Mohamed Sifaoui est toujours là !

17 juin 2008

Mohamed Sifaoui, musulman laïc et démocrate, et connu pour son courageux combat contre l’islamisme, a vu sa protection policière supprimée au début de l’année. Il s’est fait agressé dans la rue le 13 juin dernier, en plein Paris (11ème), par plusieurs islamistes. Choquant, et incompréhensible…

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Etes-vous un libéral qui s’ignore ?

16 juin 2008


Ce petit article pour vous signaler un test sympa à faire : Etes-vous un libéral qui s’ignore ?. En une vingtaine de questions, vous saurez comment vous vous positionnez par rapport au libéralisme. Rapide et instructif, voire pédagogique…(trouvé par le biais de Jean-paul Oury). J’ai eu 19/20 à mon examen, trop fort ! Au passage, j’ai déjà signalé à Jean-paul Oury que la manière dont sont formulées les réponses donnent un biais à ce questionnaire : pour chaque question, vous avez le choix entre “tout à fait d’accord”, “plutôt d’accord” et “pas d’accord”. Selon moi, il faut autant de réponses négatives que positives (symétriques) pour que le test prenne de la valeur…un détail.

Cela permet en tout cas de se positionner par rapport au libéralisme, et cela change de l’éternel (et vide de sens) débat gauche / droite. Un test en ligne, Politest, basé sur ce clivage gauche / droite m’amène au résultat suivant :

>Vous vous situez à droite, même si certaines de vos positions sont marquées à gauche. Le parti dont vous êtes le plus proche : Alternative Libérale

Voilà les résultats ridicules que l’on peut obtenir lorsqu’on cherche à utiliser des catégories peu claires pour évaluer les choses.

Bien plus pertinent, le test chez L’ami du laissez-faire (dont j’avais déjà parlé), basé sur l’évaluation de l’importance accordée à la liberté individuelle et à la liberté économique.

On y trouve cette question très juste (avec laquelle on doit donner notre niveau d’adhésion) :

La “justice sociale” est réalisée lorsque la distribution des richesses se confond avec leur production, c’est-à-dire dans une société qui ne connaît pas le vol ni l’impôt. Par rapport à l’immense fortune de Bill Gates et Madonna, il n’existe que deux catégories de gens : ceux qui n’achètent pas les logiciels de Microsoft ou les disques de la chanteuse ne peuvent pas se dire lésés, ils n’ont rien payé. Et ceux qui, au contraire, achètent ces produits ne peuvent pas se plaindre d’une fortune qu’ils ont contribuée à édifier. Si personne n’est lésé, où est donc l’injustice ?

Ce test est tiré du super quiz que l’on peut trouver et faire sur The Advocates. Mon résultat est le suivant (point rouge):

Et la définition des libertariens qui accompagne le graphe de résultats :

Libertarien

Les libertariens sont pour un maximum de liberté au niveau individuel, comme sur les questions économiques. Ils défendent un Etat beaucoup plus restreint ; un Etat dont l’étendue serait limitée par la protection des individus contre la coercition et la violence. Les libertariens sont pour la promotion de la responsabilité individuelle, contre la bureaucratie étatique et les impôts, pour la charité privée, tolérant pour les différents modes de vie, pour le marché libre, et défenseurs des libertés civiques.